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Durant toute l'année

 

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Découverte, initiation

 

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Le Passeport Découverte

 

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Renseignements 06 85 80 47 50

 

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Lundi 18h30,

Mardi 12h, Jeudi 10h

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Haitz Péan

Anglet

 

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Vendredi 18h30

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(Amicale laïque Adixkidea)

 

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Centre Sportif 

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Bonjour à tous,

Le collectif " a fleur de temps « travaille sur un nouveau projet

Texte libre

2022 Ensemble 
Année du Tigre d'eau

Le Tigre

Courageux et indépendant.

 

Né pour commander,

il déteste obéir.

Donnant une impression de

largeur de vue et de tolérance,

il est en fait très personnel

et même souvent dur.

Il a un assez mauvais caractère.

Son courage est souvent

de l’inconscience car il a un

très grand goût du risque.

Il a le souci de sa réputation

et apprécie que l’on dise

du bien de lui.

Aimant à se mettre en avant,

il risque, s’il n’y prend garde,

de se faire des ennemis.

Il lui plaît d’agir en grand seigneur

sans trop faire attention au détail,

et là aussi,

il encourt les critiques.

Mais s’il sait tenir parole,

il peut retrouver le respect qu’il mérite.

Son caractère est généreux

et il est capable pour les autres

de tous les sacrifices,

mais il est rarement payé de retour.

 

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Yi Jing


Le Yi Jing


(Le classique des mutations) est une aide précieuse lorsque vous désirez faire le point sur une situation, recevoir un avis ou un point de vue différent, faire un choix, connaître le moment approprié pour une action, savoir quelle attitude adopter.

Fondé sur la constatation que le changement est la seule chose certaine, et que toute situation évolue en fonction de son  rythme propre, en captant le moment où vous vous situez. Le Yi Jing répondra à toutes vos questions en vous donnant la meilleure stratégie à adopter

 

Tél: 06 85 80 47 50

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Qi GONG

et

Paysage 

 

Feng Shui Sensitif

 

Vallée  de l'Arberoue

(prés d'Hasparren)

et

Grottes d'Isturitz

 Tél: 06 85 80 47 50

 

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Dragons

 

 

Passage 2016

Dragon d'Argent

Dragon de feu

Fred et Isabelle

Dragon d'eau

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 00:06
Publié le par Jacques Dumasy, ancien conseiller économique à l’ambassade de France à Pékin, ancien consul général à Chegdu..
Le départ de Saint Louis pour la croisade

 

Récit de Jacques Dumasy, qui éclaire un épisode historique méconnu : "Louis IX, Innocent IV et le péril Mongol"

En cette veille de Noël 1248, le roi de France, Louis IX, âgé seulement de 34 ans, est à Chypre, arrivé depuis quelques semaines pour installer la base arrière du corps expéditionnaire qu’il dirige dans le but d’envahir le Moyen-Orient et de libérer les lieux saints 

Deux envoyés de l’empereur mongol, des nestoriens prénommés David et Marc, sont arrivés la veille à Nicosie, porteurs d’un projet d’alliance, et sont reçus immédiatement par le roi. C’est quasiment la première fois qu’une rencontre officielle a lieu entre l’Extrême-Orient et l’Extrême-Occident : deux mondes totalement inconnus l’un de l’autre prennent conscience de l’existence d’une face cachée de la terre, devinant à la fois une différence radicale et une appartenance à un même ensemble. Ainsi débutent, très exactement le 20 décembre 1248, les relations historiques entre la France et l’Extrême Orient

Deux « superpuissances » s’affirment en ce XIIIème siècle : le royaume de France en Occident, l’Empire mongol en Orient avec, entre eux, un monde arabe, amputé par les coups de butoirs des croisades et la création des royaumes francs mais, plus encore, affaibli par d’incessantes discordes internes, d’où émergent le khalifat abbasside de Bagdad en déclin et les sultanats ayyoubides de Damas et du Caire bientôt laminés par les Mamelouks d’Egypte.

Alors que débute sa croisade, Louis IX a pleinement conscience à la fois de la puissance asiatique qui vient d’émerger et du rang de première puissance qu’a la France en Occident. Peuplée de plus de dix millions d’habitants, alors que l’Angleterre n’en compte que trois millions, en rapide expansion économique et intellectuelle, la France voit son influence croître avec l’épanouissement du pouvoir royal. Fort des conquêtes territoriales de son grand-père Philippe Auguste et de son père Louis VIII, comme de l’autorité acquise sur ses vassaux, Louis IX s’impose tout au long de son règne (1226–1270), tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières. Exerçant le pouvoir avec un rare discernement à cette époque, Louis IX joue la carte de la justice et de la paix. Homme de compromis, il s’impose non par des faits d’armes mais par la négociation en position de force avec les puissances rivales, mettant fin notamment pour près d’un siècle à la guerre endémique avec l’Angleterre.

Le siècle d’or de Saint-Louis

La puissance française est telle en Europe que les conflits entre pays tiers sont soumis à son arbitrage, que la péninsule italienne passe un temps sous son contrôle et que la papauté recherche son soutien dans sa longue rivalité avec l’Empire germanique dont le déclin s’accélère. C’est « le siècle d’or de Saint-Louis ».

Des massacres épouvantables

A l’autre bout de l’Eurasie, le grand khan Ögödei, qui a succédé à Gengis-khan, consacre ses efforts à élargir les conquêtes de son père dans trois directions : vers la Chine dont toute la partie au nord du fleuve Jaune est soumise en 1233 ; vers la Perse, occupée dès 1231, avec pour ambition affichée de réduire le Moyen-Orient dans sa totalité ; vers l’Europe enfin dont il confie la conquête en 1236 à son neveu Batu. A la tête d’une armée estimée à 150 000 hommes, Batu traverse la Volga et soumet une par une les principautés russes. En novembre 1240, les Mongols entrent en Pologne, occupent le Duché de Cracovie, ravagent la Silésie et battent les Hongrois lors de la terrible bataille de Mohi en avril 1241. Vienne est attaquée en juillet, des raids sont lancés en Croatie, les rivages de l’Adriatique sont atteints. Ce déferlement est accompagné de massacres épouvantables. Rien ne semble devoir arrêter cette vague générant en Occident une panique qui restera ancrée au plus profond des peuples, égale à celles nées des grandes invasions des Huns au Ve siècle, des Arabes au VIIe siècle ou des Vikings au IXe siècle.

L’Europe ne doit en fait son salut qu’à un véritable « miracle », la mort inopinée du grand khan
Ögödei, survenue le 12 décembre 1241, et la nécessité pour les chefs mongols de mettre un terme –
provisoire ? – à l’invasion de l’Occident pour regagner leur capitale Qaraqorum et participer à
l’élection du nouvel empereur. La tension diminue encore pendant les années qui suivent, du fait
d’un affaiblissement temporaire du pouvoir mongol causé par des rivalités internes, les différents
clans gengiskhanides se neutralisant pendant la régence assurée par la veuve d’Ögödei. Ce répit
permet à l’Occident de se ressaisir et de tenter de comprendre les origines de ce raz- de-marée qui a
failli l’engloutir.

Innocent IV, élu pape en juin 1243, conscient de son rôle de fédérateur des intérêts de l’Occident chrétien, échafaude rapidement vis-à- vis des Mongols une diplomatie aux objectifs clairs

Au lendemain de l’invasion mongole, les deux grandes puissances occidentales – la papauté et le royaume de France – prennent rapidement conscience du bouleversement en cours de l’équilibre mondial. Elles vont réagir dans un même élan et avec la même intelligence pour introduire le monde asiatique, jusqu’alors inconnu, dans le cercle des préoccupations occidentales. L’idée est certes de se prémunir d’une nouvelle agression mais aussi d’enquêter pour mieux comprendre, de jauger les nouveaux rapports de force, de bâtir les conditions d’un dialogue, de rechercher les valeurs communes d’un destin désormais à partager. Innocent IV, élu pape en juin 1243, conscient de son rôle de fédérateur des intérêts de l’Occident chrétien, échafaude rapidement vis-à- vis des Mongols une diplomatie aux objectifs clairs : le rassemblement d’informations détaillées sur ce phénomène nouveau qui rebat les cartes des rapports internationaux, l’établissement de liens réguliers par l’envoi d’ambassadeurs, une tentative ambitieuse d’amener les nouveaux venus dans le giron de l’Eglise en évangélisant les principaux chefs locaux et, si possible, le grand khan lui-même, sans oublier la recherche d’une alliance de revers contre les Sarrasins. Il décide, dès mars 1245, l’envoi de plusieurs missions vers la lointaine Mongolie.

La seule qui atteindra la capitale mongole, Qaraqorum, est menée par le dominicain Jean de Plan Carpin qui, après un voyage de plus d’un an, est reçu par le nouvel empereur Güyuk, petit-fils de Gengis-Khan. Le contact est établi mais l’accord ne peut se conclure au terme de cette première rencontre entre deux puissances soucieuses chacune d’affirmer leur primauté. Jean de Plan Carpin découvre cependant l’existence en Mongolie d’une forte communauté chrétienne nestorienne, et le rôle qu’elle joue, y compris aux plus hauts sommets de l’Etat. Il rend compte de son voyage au pape en novembre 1247 sous forme d’un rapport parvenu fort heureusement jusqu’à nous, puis à Louis IX en janvier 1248.

La mission que mène le dominicain André de Longjumeau sera la source de la relation franco-mongole. Il atteint Tabriz en novembre 1246, et rencontre un proche de l’empereur Güyuk, le général Eljigidei, qui dirige de fait le khanat de Perse et dont le principal conseiller est un chrétien nestorien, Siméon Rabban Ata. André de Longjumeau passe deux mois auprès d’eux et, plutôt que de poursuivre sa route vers l’Asie centrale, revient à marche forcée au printemps 1247. La moisson d’informations glanées sur la présence mongole en Perse, l’influence positive qu’exercent les hauts prélats nestoriens sur les responsables locaux et surtout la volonté enregistrée des généraux tartares rencontrés de coopérer avec les Francs au Moyen-Orient sont autant de résultats positifs et d’indices encourageants pour l’avenir. André en fait part au pape puis au roi dans les semaines qui suivent son retour et devient dès lors membre actif de l’équipe qui, autour de Louis IX, prépare la prochaine croisade.

Fruit d’un vœu prononcé en 1244 après une maladie qui faillit l’emporter, ce projet mobilise depuis toute l’énergie du roi qui y voit la principale œuvre de sa vie, la délivrance définitive de Jérusalem. A l’issue d’un office solennel célébré le 12 Juin 1248 en la basilique de Saint Denis, Louis IX engage officiellement la septième croisade. Son armée embarque le 25 août du port d’Aigues Mortes construit spécialement et à grands frais pour l’expédition. La croisade va durer six ans, six années passées au centre d’un monde nouveau où s’affrontent la chrétienté, l’islam et la nouvelle puissance asiatique.

L’auteur

Jacques Dumasy, ancien conseiller économique à l’ambassade de France à Pékin, ancien consu général à Chegdu.
Auteur de « La Franc e et la Chine. 1248–2014. De la méconnaissance à la reconnaissance ». Ed Nicolas Chaudun.

 

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