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Bonjour à tous,

Le collectif " a fleur de temps « travaille sur un nouveau projet

Texte libre

2022 Ensemble 
Année du Tigre d'eau

Le Tigre

Courageux et indépendant.

 

Né pour commander,

il déteste obéir.

Donnant une impression de

largeur de vue et de tolérance,

il est en fait très personnel

et même souvent dur.

Il a un assez mauvais caractère.

Son courage est souvent

de l’inconscience car il a un

très grand goût du risque.

Il a le souci de sa réputation

et apprécie que l’on dise

du bien de lui.

Aimant à se mettre en avant,

il risque, s’il n’y prend garde,

de se faire des ennemis.

Il lui plaît d’agir en grand seigneur

sans trop faire attention au détail,

et là aussi,

il encourt les critiques.

Mais s’il sait tenir parole,

il peut retrouver le respect qu’il mérite.

Son caractère est généreux

et il est capable pour les autres

de tous les sacrifices,

mais il est rarement payé de retour.

 

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Yi Jing


Le Yi Jing


(Le classique des mutations) est une aide précieuse lorsque vous désirez faire le point sur une situation, recevoir un avis ou un point de vue différent, faire un choix, connaître le moment approprié pour une action, savoir quelle attitude adopter.

Fondé sur la constatation que le changement est la seule chose certaine, et que toute situation évolue en fonction de son  rythme propre, en captant le moment où vous vous situez. Le Yi Jing répondra à toutes vos questions en vous donnant la meilleure stratégie à adopter

 

Tél: 06 85 80 47 50

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Qi GONG

et

Paysage 

 

Feng Shui Sensitif

 

Vallée  de l'Arberoue

(prés d'Hasparren)

et

Grottes d'Isturitz

 Tél: 06 85 80 47 50

 

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Dragons

 

 

Passage 2016

Dragon d'Argent

Dragon de feu

Fred et Isabelle

Dragon d'eau

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 23:00

24/03/2012 | ALC.

Les filles dominent de plus en plus dans les classes chinoises. A tel point qu'à Shanghai on imagine de séparer désormais les deux sexes à l'école.

Ecoliers chinois
Ecoliers chinois

Pour les autorités scolaires de Shanghai, l'heure est grave. Les garçons sont désormais largement dominés par les filles depuis l'école primaire jusque l'université. Et les filles réussissent aujourd'hui mieux sur le marché du travail. Le déséquilibre s'aggrave chaque année, on parle désormais de "crise de la masculinité".

Alors pour remettre les jeunes mâles sur les rails, Shanghai envisage donc d'ouvrir des écoles uniquement pour garçons. Des écoles où l'on doublera les activités sportives pour renforcer le courage et la créativité, et où on ajustera l'enseignement pour permettre d'améliorer les résultats dans les matières où les garçons sont les plus nuls, par exemple les langues.

Une première école devrait ouvrir dès le mois de septembre, et pour son directeur, Lu Qisheng, cité par le Shanghai Daily, il est temps d'assumer en classe les différences entre les sexes.

Le projet attend encore l'approbation des autorités centrales, mais il a déjà ouvert le débat sur internet. Les parents les plus critiques souhaitent que leur fils apprenne à communiquer dès le plus jeune âge avec les filles. Les plus anciens y voient avec une certaine ironie un retournement de l'histoire. Il n'y a pas si longtemps en Chine, seuls les garçons avaient le droit de recevoir une éducation…

Photo CC

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 23:00

Thakgyam est un Tibétain de 77 ans. Il raconte la terreur qui s'est abattue en 1958 sur sa communauté, avant même l'exil du dalaï-lama vers l'Inde. Voici le récit des atrocités menées par l'Armée populaire de libération chinoise contre la résistance tibétaine. Un témoignage inédit*

 

09.03.2012 | Propos recueillis par Franck Renaud | Courrier international


Beaucoup de temps s'est écoulé pour que le tribunal statue, parce que je m'étais échappé et on m'avait arrêté à plusieurs reprises. Le verdict est tombé : dix-huit ans de prison. J'ai effectué ma peine. Je n'avais commis aucun crime et pourtant, ils m'ont dit : "Tu n'aimes pas le Parti communiste". Ils ont donc considéré comme un crime mon opinion envers le Parti communiste.


Je suis un vieil homme témoin de la véritable histoire des mauvais traitements et des tortures infinies qu'ont subis des personnes proches et innocentes. J'ai moi-même connu ces malheurs et j'ai véritablement fait l'expérience de douleurs impensables pour l'esprit humain. Aussi ai-je le sentiment d'être comme un survivant de l'Histoire qui concerne les Tibétains de l'exil, les Tibétains, les personnes de ma région surtout, et plus particulièrement encore, de toutes les personnes de l'Amdo [l'une des trois régions du Tibet historique, avec l'U-Tsang et le Kham].

[...]

Quand les soldats chinois sont arrivés dans notre communauté à l'été 1958, j'avais 23 ans. Je me souviens que les gens du coin racontaient qu'ils étaient arrivés une nuit en traversant le Machu [le fleuve Jaune]. Tous les hommes de notre communauté se sont répartis en trois bataillons pour empêcher l'avancée de ces soldats. [...] Notre chef nous a dit : "Aujourd'hui, nous allons nous battre pour le bien du Tibet, pays des Neiges."

[...]

Nous sommes tous entrés dans la bataille. Mais, en quelques minutes, 98 hommes et chevaux de notre village ont été tués.

[...]

Ceux qui avaient été faits prisonniers ont été envoyés à Tsö Sertri Nangchen [résidence d'un grand lama, confisquée et transformée en prison]. Les soldats chinois nous ont interrogés : "Comment comptez-vous tuer les Chinois ?" tout en torturant et en massacrant les prisonniers, comme si c'était simplement des jouets, sans distinguer entre les coupables et les innocents [ceux qui avaient participé aux combats ou non]. C'était insupportable à voir et il m'est encore difficile d'en parler. Par exemple, les membres des prisonniers étaient attachés avec une corde et les soldats les jetaient encore et encore au sol. Beaucoup ont eu le foie explosé, la tête éclatée, etc. Innombrables sont ceux qui sont morts sur le champ ou sont restés handicapés.

C'était alors l'hiver. Certes, de très nombreux prisonniers tibétains avaient été tués après avoir été battus, mais plus encore moururent de faim. Nous qui occupions une même cellule, nous discutions le soir et, le lendemain matin, au réveil, on découvrait que beaucoup étaient morts. Mais nous ne pouvions pas enterrer les dépouilles des prisonniers car ils étaient collés au sol gelé. Rien que pour ma communauté, 40 personnes sont mortes.

[...]

Puis on nous a emmenés, nous les prisonniers, au district de Mating Xian. Nous avons tenté de nous évader alors que nous travaillions sur une voie ferrée. Mais nous avons été capturés par des militaires. Alors, chacun de nous a été frappé par trois militaires d'une manière que je ne saurais pas décrire.

Par exemple, une fois, ils m'ont forcé à entourer de mes bras le tuyau en fer d'un poêle. Ils ont avivé le feu et l'ont laissé flamber jusqu'à ce que mes vêtements brûlent. Ma sueur coulait jusqu'au sol et ma poitrine est devenue rouge très sombre. Et, une autre fois encore, ils ont fait tremper une corde dans l'eau et m'ont attaché les mains dans le dos en serrant et ont tiré mes bras vers le haut jusqu'à ce qu'ils touchent l'arrière de ma tête.

C'est à partir de cette époque que je n'ai plus pu bouger les bras. Je devais manger comme un chien. Il fallait que je tire sur mes vêtements avec les dents pour les enfiler. Mais on m'a quand même mis au travail forcé. Les gens comme nous étaient pointés du doigt, on nous accusait sans répit d'être des ennemis de classe, des cailloux protubérants sur une route, des gens mauvais qu'il fallait purifier complètement.

[...]

En 1959, on nous a libérés de prison.

[...]

De façon générale, dans le "monde ancien" [avant la "libération" par l'armée chinoise], ma famille n'appartenait nullement à une classe sociale élevée et possédante. Je n'avais jamais commis de crimes comme tuer des gens ou autres. Cela ne les a pas empêchés de m'arrêter, de me frapper sans retenue au faux prétexte de crimes que je n'avais pas commis. Par la suite, quand ils ont énuméré mes "crimes", ils ont dit que j'avais combattu en 1958, que j'avais été arrêté, que je m'étais enfui de prison, que j'avais de nouveau été emprisonné et que je m'étais encore échappé.

Puis, ils nous ont condamnés et nous ont incarcérés.

[...]

[...]

En résumé, moi et de nombreuses personnes de mon pays natal avons été accusés à tort. On nous a accusés de fautes que nous n'avions pas commises, on nous a massacrés, jetés en prison, frappés d'une manière inconcevable. Les communistes nous ont fait souffrir et torturés sans retenue, ils nous ont terrorisés.

Non seulement les hommes de notre côté du Machu ont tous disparu, mais les femmes et les enfants qui ne sont pas morts de façon naturelle sont aussi légion. Par exemple, poussés par les tirs des soldats vers le Machu, beaucoup y ont sauté. De nombreuses femmes, deux ou trois de leurs enfants dans les bras, se sont jetées dans les flots. Une fois, une femme a caché son enfant au bord du fleuve, au pied d'un arbre, avant de sauter dans l'eau. Comme il n'y a eu personne pour s'occuper de lui, quelque temps après, on a retrouvé la dépouille du petit enfant.

On a aussi dit à ma mère qu'elle était d'une famille qui n'aimait pas le communisme et elle a subi des séances d'accusation publiques.

[...]

 

Voici l'essentiel de ce que l'humble homme que je suis, a à vous demander : puissent les morts qui ont perdu leur vie pour le bouddhisme et pour le Tibet renaître sur la terre de conversion de Pakchok Tchakna Pema [la terre placée sous la protection du bodhisattva Avalokiteshvara, dont le dalaï-lama est l'émanation, comprendre "renaître au Tibet"]. Puissent-ils obtenir rapidement les dix-huit conditions pour renaître comme êtres humains qui ont accès au dharma [religion bouddhique] et puissent-ils obtenir le parfait Eveil incomparable. Puissions-nous, par le récit des souffrances indicibles que vivants et morts ont subies, purifier les empreintes du karma négatif de tous les Tibétains. Puissent ces récits être bénéfiques à la doctrine du Bouddha et au bonheur de notre pays. Et surtout, puisse le Suprême vainqueur, Joyau qui exauce les souhaits [le dalaï-lama], vivre longtemps et qu'adviennent rapidement les temps heureux où les Tibétains de l'exil et du Tibet seront réunis.

Note : * La famille de Thakgyam, qui a communiqué son témoignage écrit en tibétain à Courrier international, a souhaité que son nom soit cité : "Nous vivons une période critique pour le Tibet. Nous ne sommes pas à une époque où il faut cacher des choses." Ce récit a d'abord été offert par Thakgyam au dalaï-lama.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 23:00

Chaque 4 avril, jour des Morts, également appelé fête de la Clarté, les chinois se rendent au cimetière pour rendre hommage à leurs prohes défunts.

Selon la tradition, ils éffectuent des tâches d'entretien des sépultures et brûlent de la fausse monnaie ou d'autres articles en papier censés plaire ou être utiles aux parents décédés, dans leur vie de l'au-delà.

Cette année, ce sont les Ipad et Iphone, en papier, qui sont les plus achetés pour être brulés en hommage aux ancêtres.

Source: Rubrique Insolite, Journal Sud Ouest Pays basque du 30 Mars 2012

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 23:00

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 23:00

08/03/2012 | Claude Lely (Aujourd'hui la Chine).

Ennuyeux le Lianghui ? Pas pour les internautes qui commentent la réunion annuelle des délégués chinois comme un rendez-vous mondain, et scrutent les séances pour repérer les représentants distraits. Rires grinçants garantis.

Ce n'est un secret pour personne, le Lianghui, la réunion des « deux chambres » parlementaires, ne passionne pas beaucoup les Chinois. Mais l'évènement annuel prend une telle place dans les médias que, sur les réseau sociaux, on se fait un plaisir d'en discuter un peu.

Le "Lianghui", c'est l'évènement traditionnel du mois de mars en Chine, l'Assemblée Nationale Populaire (APN) et la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois (CCPPC) rassemblent à Pékin pendant une dizaine de jours quelques 5000 délégués venus de toute la Chine.

Il y a souvent peu à retenir des discours fleuves de l'élite de Pékin, tout le monde le sait, à commencer par les représentants du peuple eux-même, qui amènent lecture et smartphones à pianoter pendant les interminables réunion,. A peine si les spécialistes de l'exercice arrivent à noter une tendance politique dans la tournure de phrase d'un ministre ou dans l'ordre des poignées de main d'un secrétaire provincial du Parti.

Rares sont ceux, donc, qui regardent les émissions spéciales que la CCTV diffuse en boucle. Et pourtant, beaucoup d'internautes se penchent sur les déclarations et images de leurs "députés"... pour en extraire matière à dérision.

 

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7 différences se sont glissées dans les unes de la presse officielle de lundi... 
...

 

L'humour désormais mondialement reconnu des twiteratis chinois n'a depuis quelques jours qu'une obsession : les faits et gestes des parlementaires qui colonisent la une des journaux. Florilège...

Fashion Week de Pékin

« La Fashion Week de Paris est has-been », explique un internaute, « le vrai défilé est au Palais du Peuple ». C'est peut-être le « mème » le plus retentissant de ce début de semaine : Weibo s'est lancé à la chasse à la haute couture dans les allées du Lianghui.

Les deux assemblées chinoises constituent le parlement le plus riche du monde : les 70 membres les plus fortunés pèsent à eux seuls 68 milliards d'Euros. A titre de comparaison, la richesse cumulée des 660 plus hauts gradés de l'administration américaine n'atteint « que » 6 milliards d'Euros.

Alors que les écarts de richesse deviennent une frustration majeure dans la population, et que le gouvernement se refuse toujours à communiquer sur la mesure de cette fracture économique, les internautes prennent le relai, et évaluent catalogues à la main les dépenses vestimentaires de leurs politiciens. Le sac Hermes Birkin à 100 000 yuans d'une délégué non identifiée – ils sont nombreux - a par exemple fait beaucoup jaser...

 

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Reliez les membres du Parti Communiste à leurs accessoires de luxe
Weibo

fringues_lianghui.jpg
(万:10 000)
Weibo

 

Le prix du public revient peut-être à Li Xiaolin, la fille d'un ancien premier ministre, actuellement chef exécutif de la China Power International Development. A la vue de sa très trendy veste rose saumon, de la collection automne-hiver d'Emilio Pucci, les internautes se sont rappelés que l'officielle défendait il y a peu « le contrôle moral des citoyens qui doit insuffler à quiconque le sens de la honte ». Remarque d'un internaute : au prix de son veston, on peut acheter des manteaux pour l'hiver à quelques 200 enfants.

Sur les microblogs, les commentaires sont acerbes - quand il ne sont pas grossiers : « Le nom devrait changer en Conférence de représentation des marques de luxe », « Pékin met Milan et Paris au tapis », « J'ai une question : combien gagne un délégué ? ».

Hu Girls

Une trentaine de déléguées venues du Zhejiang avaient décidé de s'habiller en robes traditionnelles chinoises, histoire de mettre un peu de bonne humeur dans cette grande messe des officielle à l'ambiance un peu trop ecclésiastique, rapporteCourrier International.

Des robes sur-mesure ont été commandées, a révélé le QianJiang Wanbao, provoquant des réactions d'internautes et la fureur d'un ancien ministre : " C'est un scandale, le lianghui n'est pas un lieu de divertissement ". L'initiative a été abandonnée, explique Caijing. Dommage, encore une photo qui aurait beaucoup plu les réseaux sociaux...

Sourire crispé

Les intrigues politiciennes passionnent parfois les Chinois, comme l'a montré la récente affaire Wang Lijun, et les internautes aiment connaître la fin de leurs feuilletons. Problème : le linge sale du PCC se lave en famille, et il est rare que fuient des informations sur les guerres internes.

Que cela ne tienne, les Weibonautes scrutent et peuvent lire de longues histoires dans un simple regard. Cette photo de Bo Xilai, personnage principal du showhollywoodien de Wang Lijun a été retweetée des dizaines de milliers de fois.

 

Bo_Xilai_Deng.jpg
Stressé, Bo Xilai, face à Deng Pufang
...

Pour comprendre : L'affaire Wang Lijun, et les rumeurs sur Bo Xilai

 

Le chef du Parti de Chongqing, dont on a longtemps pensé que la ligne politiquetrès « rouge » et conservatrice allait s'imposer aux sommets de l'État laisse la place à un de ses adversaires les plus emblématiques. Dans la chaise roulante, c'est Deng Pufang qui semble être tout sourire.

Alors que le fils du progressiste Deng Xiaoping, qui a perdu l'usage de ses jambes après avoir été défenestré lors de la révolution culturelle passe, Bo Xilai montre un sourire respectueux et stressé. Les weibonautesen tirent tous la même conclusion: le vent a tourné, et les « rouges » déroulent le tapis à leurs adversaires réformistes. « Maintenant tu sais qui est le boss » légende un commentateur.

Radar à ronflements

C'est un concours annuel sur Weibo : participer au Lianghui en fouillant les photosofficielles à la recherche de ces « délégués qui se comportent mal ». Entendez par là ceux qui discutent, surfent sur leur smartphones où s'endorment entre deux applaudissements. A leur décharge, le discours du premier-ministre Wen Jiabao de 1h55 a été qualifié d'« exceptionnellement court » par les spécialistes. Comment reprocher à l'immense audience de légers manques d'attention ?

Les internautes ne reprochent rien, mais ironisent : « Le Colonel Han manque d'attention en classe ! » « C'est vrai : écouter les discours, c'est beaucoup plus ennuyeux qu'un iPad 2 »

 

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Busted !
...

 

Les autorités semblent cette année avoir pris goût à cette forme de participation populaire : toutes ces photos sont issues de la même image très hautes résolution, mise à la disposition du Web.

Les filles de la CCTV

Même Xinhua, l'agence officielle chinoise, ou le non moins officiel Quotidien du Peuple, semblent parfois dériver hors de la trop paisible mer de la politique, remarque-t-on sur le web. En témoignent plusieurs articles qui sont consacrés aux « Magnifique personnel de service du Congrès », aux « femmes attirantes du Lianghui » ou aux « Très jolies journalistes » présentes lors des conférences de presse.

 

Les_filles_de_la_CCTV.jpg
La politique, officiellement inintéressant
Xinhua

 

Mao Superstar

Si les stars du Lianghui sont les tribuns les plus loquaces, Mao Xinyu est peut-être le chouchou du public extérieur. Le petit-fils du Grand Timonier est un haut gradé de l'Armée Populaire de Libération doublé d'un délégué du CCPPC.

L'année passée, il avait égaré sa voiture dans les alentours du Palais du peuple, avant d'aller demander aux journalistes de lui indiquer de quel côté de l'immense bâtiment il se trouvait.

Le petit Mao a pour le moment évité les sorties malheureuses. Les reporters présents observent qu'un très dense entourage l'écarte le plus souvent possible des micros, ce qui n'empêche pas les internautes de s'échanger, avec quelques commentaires bien sentis les photos de leur protégé.

L'article le plus lu du site du Quotidien du Peuple se limite d'ailleurs à rassembler quelques clichés de l'important délégué, et se passe de commentaires. « Il est la preuve que la Chine va de mieux en mieux », lit-on dans sur Weibo.

 

Mao_Xinyu_petit_fils_de_Mao.jpg
La casquette de père en fils...
Quotidien du Peuple

 

De l'humour, de la grogne, un brin de subversion qui font désormais partie descoutumes du Lianghui. Les internautes s'en délectent et encouragent avec ironie, à l'instar du très retweeté ZuoYeBen :

« Cher représentants! Levez-vous, sortez et allez assister à votre séance! Barbouillez-vous de cosmétique Dior, mettez votre collier Chanel, prenez votre sac Hermes... Des restaurants gastronomiques ont préparé pour vous un étalage de haute cuisine dedifférentes régions, venu des profondeurs marines et de la vie sauvage, du Fujian ou de Hainan, de France ou d'Allemagne... Les routes ont toutes été bloquées pour vous. Après avoir mangé, n'oubliez pas d'aller au Grand Palais pour taper dans vos mains ! Levez vos mains et applaudissez ! Applaudissez et applaudissez encore ! Mes chéris, vous pouvez même dormir pendant les réunions ! »

Preuve que le Parti suit ces discussions avec attention, une directive des autorités de contrôle des médias les apelle à ne pas « mettre en exergue les repas gastronomiques, les vêtements et accessoires des représentants du peuple. » C'est dommage, ça nous aurait fait rire un peu...

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 23:00

29/02/2012  – Par Camille Partouche

Des chercheurs ont trouvé une forêt fossilisée par des cendres volcaniques depuis 300 millions d’années au nord de la Chine. Une découverte spectaculaire révélant des fougères et des arbres intacts, à partager tout de suite avec DGS !

On imagine sans difficulté la surprise des scientifiques américains et chinois découvrant cette forêt figée dans le temps ! Particulièrement bien conservés, les arbres possèdent encore leurs feuilles et cônes malgré les millions d’années passées. Ils ont ainsi permis d’effectuer des analyses poussées et donc d’en savoir plus sur l’écologie et le climat de l’époque. Les recherches ont porté sur plus de 1 000 mètres carrés appartenant à trois sites différents afin de définir la relation entre les fossiles et leur environnement. Il a ainsi été possible de reconstituer le paysage d’alors et de catégoriser les plantes en six groupes d’espèces. Cette étude surprenante, publiée dans le Proceedings of the National Academy of Sciences, a déjà permis à l’artisteRen Yugao de réaliser une peinture représentant cette forêt avant irruption.

Cet écosystème resurgissant de ses cendres daterait du Permien, période durant laquelle les plaques tectoniques forment progressivement la Pangée. On estime que le climat était sensiblement le même qu’aujourd’hui, une découverte importante selon le site Science newsline : «ce qui en fait un intérêt pour les chercheurs qui regardent les modèles climatiques anciens pour pouvoir comprendre les variations climatiques contemporaines». Sans pour autant expliquer le réchauffement climatique, on espère que de cette forêt enfouie sous les cendres révèlera de précieuses informations comme Pompéi et d’Herculanum.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 00:00

22/02/2012 | Claude Lely (Aujourd'hui la Chine)

La ville de Nanjing a suspendu ses relations avec sa jumelle Nagoya, dont le maire nie ouvertement les crimes de l'armée japonaise en Chine. L'affaire fait les gros titres de la presse chinoise et enflamme les réseaux sociaux.

Presse, gouvernement et internautes. Les protestations chinoises se font en tir groupé depuis le début de la semaine, avec dans le viseur Takashi Kawamura, maire de la ville de Nagoya, au Japon.

Alors qu'il recevait lundi une délégation de la ville jumelle de Nanjing, il a exprimé ses doutes sur les massacres de civils perpétrés dans cette ancienne capitale chinoise, tombée aux mains de l'armée japonaise en 1937.

Le « Massacre de Nankin », comme s'appelait alors la ville, est, comme les îlesDiaoyu/Senkaku, un contentieux historique entre les deux pays, et une source fréquente de troubles dans la diplomatie sino-japonaise.

Négationniste et insistant

Pékin milite depuis longtemps pour que Tokyo reconnaisse pleinement ces évènements, alors que le Japon a présenté plusieurs fois ses excuses officielles mais accorde au massacre une proportion bien moindre que ce que les chiffres chinois affirment.

Takashi Kawamura, membre du Parti Démocrate au pouvoir, estime quant à lui que les faits « n'ont probablement pas eu lieu », et que l'armée japonaise s'est limitée à « des actes de guerre conventionnels ».

 

Takashi_Kawamura_nagoya.png
Takashi Kawamura, maire de Nagoya, et homonyme du prince du tennis
Weibo

 

Une position qu'il a confirmé ce mercredi lors d'une conférence de presse. « Depuis que j'ai été élu député, j'ai répété plusieurs fois que ce massacre de centaines de milliers de personnes n'avait pas existé », a-t-il expliqué, visiblement peu affecté par le tonnerre de critiques et d'insultes qui a grondé ces jours-ci sur le net chinois. « Nous devons parler de ce sujet publiquement, sans hésitations, au lieu de le garder pour les coulisses », a-t-il ajouté.

L'élu se référe au voyage de son père à Nanjing en 1938. « Il avait été bien reçu » par la population locale, explique-t-il, observant que « si des meurtres de masse avaient eu lieu, les Chinois auraient été beaucoup moins hospitaliers ».

Demande de divorce

Après avoir dénoncé ces propos, Nanjing a annoncé mardi soir qu'elle suspendait ses relations avec Nagoya, sa ville jumelle depuis 1978.

Mercredi, Pékin a exprimé son soutien à cette décision et a déposé une plainte officielle auprès du gouvernement japonais, notant que ces propos étaient particulièrement malvenus l'année du 40eme anniversaire de la normalisation des relations entre les deux pays.

Mais c'est dans la presse et sur les réseaux sociaux chinois que le scandale prend toutes ses proportions. Avant l'annonce du « divorce » des deux villes, des habitants de Nanjing exprimaient leur « honte » de ce jumelage, beaucoup appelant à ce qu'il « cesse immédiatement », et ne reprenne qu'en cas de démission de M. Kawamura.

Le maire de Nagoya est bien entendu au cœur des dizaines de milliers de commentaires rageurs. Le discours de l'élu japonais est considéré comme une « insulte excessive » envers le peuple chinois.

 

memorial_nanjing_massacre.jpg
Le mémorial du massacre de Nankin, à Nanjing
...

 

« Takashi Kawamura devrait venir faire un tour mémorial de Nanjing », écrit un utilisateur de Weibo. Le directeur de ce mémorial, installé sur le site d'un charnier, a lui même fait part de son indignation sur son microblog, dénonçant « un manque de respect pour l'Histoire, et la mise en danger des relations entre les deux pays ».

Le sujet fait partie des plus discutés sur la plateforme aux 250 millions d'internautes, et beaucoup d'utilisateurs comparent les déclarations du Japonais au négationnisme de l'Holocauste nazi.

Les diplomates chinois trop timides ?

Si les critiques contre les personnalités japonaises qui s'aventurent sur le sujet ne sont pas rares, les internautes chinois s'en prennent cette fois à leurs officiels. C'est notamment le chef de la délégation, Liu Zhiwei, qui est condamné pour son manque de réaction face au propos de Kawamura.

L'agence japonaise Kyodo rapporte ainsi que Liu n'aurait pas immédiatement contesté les propos du politicien japonais et lui aurait serré la main à la suite de l'entrevue. « Tous les fantômes du Massacre de Nankin viendront frapper à sa porte » écrit un internaute chinois.

Un édito du très nationaliste Global Times appelle les officiels chinois à faire preuve de plus « d'initiative » et de « confiance » dans ce genre de situation, en s'inspirant de la diplomatie du gouvernement central.

Alors que « la Chine est mise sous pression sur plusieurs fronts », il conviendrait d'adopter un style plus « décisif », moins « passif » : « il n'y a pas de petit conflits dans l'arène diplomatique », y lit-on. Le quotidien bilingue ajoute que « les officiels chinois devraient apprendre à utiliser eux aussi les médias, contre les provocateurs ».

Côté japonais, les réactions sont plus timides : la presse s'est limitée à un traitement factuel de l'affaire, et des diplomates ont expliqué que les propos du maire de Nagoya ne reflétait qu'une « opinion personnelle », et en aucun cas la position du Japon sur la question. « C'est un problème qui doit être réglé entre les villes de Nagoya et de Nanjing » a déclaré le porte parole du Gouvernement Osamu Fujimura.

Dans les pages du Mainichi News, des universitaires japonais et chinois regrettent que ce genre de scandale puisse porter si lourdement atteinte à la construction de liens entre les deux pays. Ils notent aussi que de tels propos ont un intérêt politique certain dans la période d'instabilité actuelle.

Vidéo : Le film Flowers of War, vision chinoise des évènements, qui n'a pas manqué de susciter l'indignation des Japonais

 

Le Japon admet entre 20 000 et 200 000 victimes à Nankin, mais estime que l'ampleur du massacre est « dur à évaluer », alors que la Chine en comptabilise plus de 300 000 en 6 semaines.

Même si le débat sur les chiffres existe, la plupart des historiens internationaux s'accordent à dire que l'armée japonaise a commis des atrocités de grande envergure à la suite de la prise de Nankin en 1937. De nombreux documents témoignent de meurtres et de viols de civils systématiques.

Pékin reproche fréquemment à son voisin de ne pas traiter cette période de l'Histoire à hauteur de son importance dans les livres scolaires, de continuer à rendre hommage aux criminels de guerre, et de laisser circuler les thèses négationnistes que l'on retrouve fréquemment dans les discours nationalistes ou d'extrême-droite.

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 00:00

22/02/2012 | David Attali pour Trait d'Union. 

Le logo de la banque de Chine, celui de Li Ning ou de la ville de Chongqing... c'est lui. Ce designer hong-kongais fait le pont entre la tradition calligraphique chinoise et le monde de la publicité, tout en cultivant son identité artistique. Notre partenaire Trait d'Union l'a rencontré.

Le designer Kan Tai Keung, Photo David Attali

Le logo de la banque de Chine, celui de la grande marque de sport Li Ning, l'habillage des bus First Bus... c'est lui. En y regardant bien, on constate que sa patte est partout dans le paysage graphique de Hong-Kong.

Ce mois-ci nous rencontrons l'un des vétérans du secteur créatif du territoire: le designer et artiste de renom Kan Tai Keung. Car on ne saurait comprendre l'éclosion de la nouvelle scène artistique sans prendre la dimension des précurseurs, ces originaux de l'ère industrielle qui ne purent "faire comme Papa", n'ayant pour seul choix que d'être eux-mêmes et de prendre le chemin des arts.

À l'époque où Kan Tai Keung décide de devenir designer, sa voie semblait toute tracée: né à Panyu, près de Canton en 1942 et arrivé à Hong-Kong à 10 ans, il se destinait, après l'école, à une vie au milieu de ciseaux, de coupons de tissus, d'aiguilles et de patronages tracés à la craie... Mais après dix ans passés à habiller les élégants, il entend l'appel de la muse créative et décide de parer Hong-Kong de nouveaux atours.

Il rencontre son mentor, Miss Chan, qui lui enseigne aux cours du soir son nouveau métier de designer. Tailleur le jour, étudiant la nuit, il ne sait pas encore qu'il incarnera quarante plus tard l'esprit d'une ville qui se réinvente en permanence.

C'est dans son bureau de Design center de Kowloon Tong, au milieu de ses oeuvres et échantillons de produits, que nous rencontrons le regard pétillant du vieux maître.

Trait-d'Union : Pour vous, quelle est la différence entre art et design?

Kan Tai Keung : J'ai toujours rêvé d'être un artiste, et dès mon plus jeune âge ai eu envie des peindre des "San Seui Wah" ("Montagne, eau, peinture": paysagestraditionnels à l'encre de Chine inspirés du taoisme). Lorsque je peins pour moi, je suis libre, indépendant. Je puise en moi-même la fraîcheur de ma créativité.

En revanche, lorsque je conçois un logo ou une campagne graphique pour un client, je dois être sensible à ses besoins et créer au sein des limites qui me sont imposées dans le brief. Mais avant tout, j'essaie par le design de contribuer à l'amélioration du quotidien des gens.

 

logo_bank_of_china_kan_tan_keung.png
Quelques réalisations de Kai Tan Keung, pour Bank of China, la ville de Chongqing ou les FirstBus
...

 

Vos peintures ont beaucoup évolué....

Oui, j'ai eu trois grandes phases, et ce qui marque cette évolution, c'est la rencontre de la tradition chinoise et de la calligraphie avec l'art contemporain occidental. Pendant dix ans, j'ai été influencé par le modernisme, l'école architecturale Bauhaus et le pop art.

Puis j'ai senti le besoin d'effectuer un retour vers la "grande nature" et ma propre culture. En quête d'inspiration, me promenant sur les hauteurs, dans les forêts, mon regard sur les arbres, les pierres et les cascades était teinté d'occident. Mes " san seui wah" n'avaient rien de traditionnel!

Enfin, j'ai marché dans les pas du grand peintre de la dynastie Qing: Shi Tao. Celui-ci, transgressant les codes classiques et l'esthétique institutionnelle décida "de prendre sa propre voie". Aujourd'hui, mes peintures hybrides sont des paysages-poêmes que l'on peut lire.

Quelle est votre couleur préférée?

Ce n'en est pas une! J'aime le noir, car avec l'encre de Chine, on peut créer des nuances et des teintes à l'infini. (voir vidéo)

Que pensez-vous de la scène créative à Hong-Kong?

Celle-ci a beaucoup changé et la jeunesse me rend très optimiste. Les artistes locaux sont de plus en plus nombreux et peu à peu transforment la cité. Bien sûr les affaires et la course à l'argent sont toujours essentiels, mais la culture et les arts sont en train de prendre une place nouvelle dans la vie de la ville. Je cherche d'ailleurs à contribuer à ce changement en dédiant une bonne partie de mon temps à l'éducation des jeunes. La roue tourne et il nous faire face au futur.

Portrait Yin Yang : si vous étiez....
Une construction? Un abri au sommet d'une haute montagne.
Un livre? Une "si zap", une collection de poèmes.
Une catastrophe? Un tsunami.
Un accident? Un doigt coupé.
Une femme? Une élégante.

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 00:00

Par SudOuest.fr avec AFP

Cet hôtel clandestin était situé dans un quartier populaire de Madrid

Cet hôtel clandestin était situé dans un quartier populaire de Madrid (Illustration MaxPPP)


La police espagnole a découvert un hôtel clandestin à Madrid, logeant des Chinois et qui louait chaises et fauteuils pour dormir à certains de ses clients les plus pauvres.

Cet hôtel "logeait des ressortissants chinois, pour des sommes allant de 35 à 10 euros selon le type de chambre et même de chaise ou de fauteuil" et la durée du séjour, indique un communiqué de la mairie de Madrid.

Situé dans un quartier populaire de Madrid, l'établissement clandestin comptait "six chambres numérotées, avec des serrures, une cuisine et une seule salle de bain", précise-t-il.

Les chambres elles-mêmes avaient été divisées par des cloisons.

Les plus grandes n'avaient pas de lits "mais des chaises, des fauteuils, des repose-pieds, et des couvertures, 'pour que les gens qui ne peuvent pas payer beaucoup d'argent puissent dormir'", a déclaré à la police le responsable des lieux.

Des panneaux écrits en chinois étaient affichés sur la façade de l'immeuble, donnant les prix et un numéro de téléphone pour contacter l'hôtel.

Trois personnes d'origine chinoise "en situation irrégulière" ont été arrêtées lors de l'opération. 

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 00:00

 

La Corée du Nord est envahie de "bingdu", des méthamphétamines qu'elle exporte en masse chez son voisin chinois. Pékin lutte directement contre le trafic mais officiellement n'a rien vu : pas question de déstabiliser son turbulent allié.

Les Chinois l'appelle le « bingdu », elle est connu ailleurs sous le nom de « Crystal meth » ou « Ice ». Cette drogue puissante et addictive serait répandu « à un niveau épidémique » en Corée du Nord, et les producteurs du pays exporterient en masse vers la Chine voisine, explique Jengde Huang pour le blog Sino-NK.

Pyongyang n'a jamais reconnu le problème sur son territoire, et pourtant, d'après l'analyste, entre un quart et la moitié de la population consommerait du bingdu. Ces méthamphétamines remplacent les médicaments, s'offrent aux anniversaires, et s'échangent entre ados, rapportent les quelques médias ayant accès à des sources nord-coréennes, comme le Daily NK.


Dandong parano


Le marché et la production y sont en tout cas assez développés pour permettre une exportation croissante vers les provinces frontalières chinoises, le Lianoning, Jilin et le Heilongjiang. Alors que la frontière sud de la Corée du Nord et sa Zone Démilitarisée est très imperméable, la Chine entretient quelques échanges avec le « pays le plus fermé du monde », et cette frontière longue de 1400 kilomètres est réputée poreuse.

Difficile de savoir pourquoi le régime du juche reste si immobile face à la situation. Si aucune information n'indique que Pyongyang est impliqué dans la production ou le trafic, il est possible que les autorités trouvent un intérêt à ne pas s'y attaquer. Les observateurs s'interrogent : le bingdu est-il considéré comme un facteur de stabilité ? Des officiels de hauts-niveau sont-ils impliqués dans le trafic ?

Le silence de Pékin soulève encore plus de questions. Des officiels auraient déjà reconnu le trafic de drogue à la frontière Nord-coréenne, en prenant soin de préciser qu'il était largement minoritaire face aux importations en provenance du triangle d'or ou du Japon.

 

Yeux ouverts, bouche cousue


Pourtant, le bruit court que la Chine prend le problème très au sérieux. Les saisies auraient atteint l'équivalent de 60 millions de dollars, précise un journal coréen, à qui une source chinoise proche du dossier aurait affirmé qu'il ne s'agit que d'une petite fraction du trafic total. Les autorités qui ont observé que la qualité de ces drogues était de niveau industriel et seraient « très remontées contre Pyongyang ».

Alors qu'une explosion du nombre de consommateurs est constatée dans la province du Jilin, des opérations de grande envergure ont eu lieu pour mettre un frein aux échanges. Les campagnes restent toutefois discrètes en comparaison avec les autres grandes opérations de police , qui font généralement les grands titres de la presse officielle.

Officiellement, le nom de la Corée du Nord n'est jamais prononcé par les autorités chinoises. En témoigne cet article de l'agence officielle Xinhua, qui dénonce un trafic “venu de l'étranger” à Dandong, où 10 personnes auraient été arrêtés en juin dernier. La dépêche précise que Dandong est une plateforme d'échange avec Corée du Nord toute proche, mais rien n'indique que la drogue vient de traverser la frontière.

Ainsi, les rapports de l'ONU ne citent pas la Corée du Nord comme un des points chauds du trafic de drogue. La raison est simple : les statistiques sont basés sur les déclaration des Etats, et Pékin n'a pas rapporté de problème à sa frontière.

 

Diplomatie de l'autruche


Le bastion stalinen salue parfois les efforts de lutte anti-drogue chinois, via son agence officielle KCNA. Doit-on y voir un signe de conscience du régime sur sa responsabilité, ou au contraire un culot de montrer du doigt le problème de l'autre côté de la frontière ?

Quoiqu'il en soit, il est difficile d'expliquer la tolérance chinoise. Pour Jengde Huang, il s'agit d'abord d'une commodité diplomatique. Pékin ne voudrait pas encore plus diaboliser Pyongyang, et préfère traiter le sujet discrètement.

La Corée du Nord est un allié turbulent, et déjà un embarras de poids pour la diplomatie chinoise, les discussions sur le sujet – si elles existent – restent donc officieuses.

Autre hypothèse : le géant rouge veille sur la stabilité et l'économie précaire de son petit voisin, et préfère ne pas intervenir trop violemment sur une industrie potentiellement vitale, théorise le blog Sino-NK.

Beaucoup de questions, mais une seule certitude : Pékin et Pyongyang préfèrent garder leur addiction discrète

 

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