Publié le 10 Juin 2012

11/04/2012 | Zhu Li (Aujourd'hui la Chine).

  Plus des deux tiers des Chinois déclarent avoir eu des relations sexuelles avant le mariage mais la sexualité reste un sujet tabou et le manque de prévention persiste.

La déesse de la chasteté n’aura peut-être pas trouvé un mari à déflorer sur Weibo, mais elle a eu le mérite de réveiller des questions endormies.

Il y a quelques semaines une inconnue de plus devenait illustre sur le Twitterchinois en faisant la promotion de l’abstinence avant le mariage, et en se lançant officiellement à la recherche d’un prince charmant de 40 ans toujours chaste, qui voudrait bien l’épouser à la condition de ne pas entacher sa virginité quelques années de plus.

A la lecture des dizaines de milliers de commentaires, dont beaucoup se débarrassent des tabous habituels sur la question, on se rend aisément compte que les Chinois ne partagent pas, pour la plupart, les exigences de pureté de l’éternelle célibataire. Les langues se délient, et pourtant, peu d’études ont été réalisées sur les mœurs sexuelles dans le plus grand pays du monde.

Des Chinois moins prudes

Le magazine Insight China, rebondissant sur ce buzz publie une enquête au cours de laquelle ont été interrogées 1013 personnes dont 56% d’hommes et 44% de femmes, tout milieux sociaux confondus. Et les résultats sont étonnants : à l’instar de l’économie ou du niveau de vie, les mœurs chinoises ont subi une petite révolution durant la dernière décennie.

71,4% des Chinois ont déclaré avoir eu des relations sexuelles avant le mariage, une explosion par rapport aux derniers chiffres datant des années 90. Seul un quart des sondés considèrent que les relations prémaritales « inacceptables et immorales » pas plus de 17,8% chez les hommes.

A noter tout de même que 70% des personnes interrogées ont entre 20 et 39 ans. L’enquête ne précise d’ailleurs pas si ces chiffres s’appliquent aussi bien pour les ruraux que pour les citadins.

Une sexualité plus assumée

En 1989, seuls 15% des sondés avaient révélé avoir eu des relations intimes avant de convoler, 40% en 1994. S'ils sont aujourd'hui plus de deux tiers, c'est surtout qu'ils hésitent moins à en parler.

« A l'époque c'était un tabou, mais on subissait même une pression pour ne pas s’aventurer dans des relations explique Fang, la trentaine. " Dès que je m’approchais d’un garçon, un professeur ou un proche venait me dire de faire attention. »

Cette Pékinois à elle-même attendu longtemps sa première expérience. «Maintenant quand je vois les adolescents et les jeunes d’une vingtaine d’années, c’est évident qu’ils sont plus libérés. Je pense que l’ouverture de la Chine sur la culture étrangère, et notamment les série télé américaines ont eu un grand impact ».

Le recul des tabous s'observent notamment sur internet; sous l'annonce de la déesse de la Chasteté, des centaines de Chinois confient leurs expériences et assument leurs choix. Sur les 20 000 internautes qui ont répondu à un questionnaire proposé par le portail SINA, c’est plus de 80% qui admettent avoir eu des relations prémaritales. Des résultats à relativiser sachant que 79% des internautes qui se sont prêtés au jeu étaient des hommes.

Education sexuelle sur internet

Pour Li Yinhe, le sexologue qui a mené l’étude de 1989 « Le but du sexe a changé. Donner naissance n’est plus la seule raison valable » admis par la société.

En Chine, comme partout ailleurs, les jeunes s’intéressent de plus en plus tôt à la sexualité mais les lois du pays n'autorisent pas le mariage avant l’âge de 20 ans pour les hommes et de 22 ans pour les femmes. De quoi les inciter à renoncer aux vieux principes de leurs ainés pour expérimenter les plaisirs de la chair hors de toute bénédiction.

« Il y’a un fort désir sexuel durant l’adolescence avant que les gens n'atteignent l’âge du mariage et la puberté a tendance a débuté plus tôt aujourd’hui » explique le sexologue.

Cette enquête met également en avant un triste constat. Les mœurs ont certes évolué mais l’éducation est à la traine. Ni le système scolaire - seulement 9% des sondés ont été informés sur le sexe à l'école - ni le cercle familial - 1,5% seulement - ne semble être des environnements propices à l’information sur la chose sexuelle avec plus de la moitié des sondés qui admettent leur manque d'éducation sur la question.

Les sources d’information sont alors variées. Internet s’impose en première place suivis de près par la porno malgré la censure.

 

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...
China Daily

 

 Durant ma génération, on en parlait ni en famille, ni à l’école et encore moins avec les amis”, explique Fang.

Le gouvernement ne semble pas lutter suffisamment contre ces tabous, et pourtant, le sujet est important. 50,7% des personnes interrogées déclarent ne pas s'être protégés lors de leurs premières relations sexuelles.


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Publié le 7 Juin 2012

 

 24/04/2012  _ 20 minutes
Sur une chaîne d'assemblage dans l'usine Dongfeng Peugeot Citroën de Wuhan, dans le centre de la Chine

Sur une chaîne d'assemblage dans l'usine Dongfeng Peugeot Citroën de Wuhan, dans le centre de la Chine GOH CHAI HIN AFP.COM

ECONOMIE - Elle va doubler ses capacités en cinq ans...

Wuhan, métropole du centre de la Chine et déjà un pôle majeur pour la production automobile en Chine, va doubler ses capacités en cinq ans, en dépit du fait que le premier marché mondial du secteur connaît depuis l'an dernier un fort ralentissement.

Partenaires du groupe étatique chinois Dongfeng Motor, le français PSA Peugeot Citroën et le japonais Honda sont installés dans une zone industrielle de 200 kilomètres carrés qui abrite plus de 3.000 entreprises, dont environ 300 à capitaux partiellement ou totalement étrangers.

Doubler la production de la zone en trois ans

Plus des deux tiers (68%) d'entre elles appartiennent au secteur automobile, selon Zhang Xiaowu, vice-président du Bureau d'investissement et de promotion de la Wuhan Economic and Technological Development Zone. «Notre objectif est de doubler la production dans la zone en trois ans», ajoute ce responsable.

Il précise qu'une deuxième usine Honda doit ouvrir dans deux mois. PSA s'est pour sa part lancé avec Dongfeng dans la construction d'une troisième usine à Wuhan qui permettra au groupe français d'assembler en Chine 750.000 véhicules par an, voire un million si nécessaire avec des heures supplémentaires.

Sur l'autre rive du fleuve Yangtsé qui borde la zone, General Motors, premier constructeur étranger qui a vendu l'an dernier plus de 2,5 millions de véhicules en Chine, bâtit une nouvelle usine. «Nous allons facilement doubler le nombre de voitures produites dans la zone qui devrait atteindre 1,8 million de voitures de tourisme produites à Wuhan fin 2015», assure Zhang.

Wuhan n'est pas seule dans son cas

La croissance du marché automobile chinois, après avoir dépassé 32% en 2010, est pourtant brutalement retombée à 2,5% l'an dernier, selon l'Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM), une organisation proche du gouvernement. Pour les voitures de tourisme, elle a quand même atteint 5,2%, voire 10% si l'on exclut les minivans que la CAAM classe dans la même catégorie, explique Klaus Paur, spécialiste du secteur automobile chez Ipsos en Chine.

«Cette expansion de 10% par an signifie un million d'unités de plus par an», d'après cet analyste. «Avec un marché de véhicules passagers aux alentours de 17 millions en 2015, on a un objectif de 5% de part de marché», soit 850.000 voitures vendues, a déclaré à l'AFP Maxime Picat, directeur général de Dongfeng Peugeot Citroën Automobile, la coentreprise du groupe PSA en Chine.

Wuhan n'est pas, loin s'en faut, la seule ville à connaître un boom de l'automobile. L'intérieur du pays, où la main d'oeuvre est moins chère et le développement du marché est en retard par rapport aux régions côtières, attire de plus en plus les constructeurs étrangers. Ford s'est installé avec son partenaire Changan à Chongqing (sud-ouest) où il a annoncé début avril un doublement de sa capacité de production dans le pays.

Fiat va également fabriquer à partir du mois de juin son modèle Viaggio à Changsha, dans le centre-sud du pays, ont annoncé lundi au salon de l'automobile de Pékin des responsables du groupe. Et Volkswagen, qui est déjà fortement implanté y compris dans l'intérieur des terres à Chengdu (sud-ouest), produira bientôt des voitures jusque dans le lointain Xinjiang, à l'extrême ouest du pays.

L'ambition du marché de l'intérieur

Toutefois, «il pourrait y avoir une énorme différence entre les capacités annoncées par l'industrie et celles installées sur le terrain», tempère John Zeng, directeur de LMC Automotive consulting, basé à Shanghai. Mais en dépit du ralentissement du marché, VW et General Motors, les deux premiers groupes internationaux en Chine, restent «confrontés à un manque de capacités» de production dans le pays, selon cet expert.

Nissan, numéro trois sur le marché chinois dont le partenaire est aussi Dongfeng Motor, mise sur le réseau développé par ce dernier pour vendre ses véhicules utilitaires pour conquérir la Chine profonde. «Le marché de l'intérieur du pays a un énorme potentiel et Dongfeng Motor a un réseau de concessions très solides dans les villes secondaires», selon Shen Li, directrice des relations publiques de la marque japonaise en Chine.

 Avec AFP

 

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Publié le 1 Juin 2012

20/04/2012 | ALC.

Sondage sur Sina Weibo : faut-il interdire les personnes âgées dans les transportsen commun en heure de pointe ? Résultats : 88,6 % de réponses positives, plus de 50 000 votants trouvant normal de réserver les bus et métro aux seuls actifs auxhoraires d'entrée et de sortie des bureaux.

A la base de ce sondage étonnant, un chauffeur de Wuhan, dans la province du Hubei, qui le 16 avril dernier a reproché à deux septuagénaires leur présence aux heures matinales, dans son bus bondé. « Ces gens ont une famille à nourrir. Pourquoi diable devez-vous sortir pendant les heures de pointe ? ", s'était-il exclamé.

"En effet, nous ne devrions pas être dehors aussi tôt. Désolée pour les problèmes que nous occasionnons" se sont excusées les deux femmes. Les septuagénaires se sont aussitôt pressées à l'arrière du bus, refusant les sièges offerts par les autres passagers.

Les témoins de la scène ont été révoltés par le comportement de ce chauffeur "cruel" n'ayant aucun respect pour les anciens. Mais sur Weibo, les langues se délient, sur 57 300 votants, seuls 6500 défendent les vielles dames, et on n'hésite pas à théoriser une interdiction.

"Avez-vous déjà vu des personnes âgées qui se pressent pour monter dans un bus et en sortent au tout dernier arrêt juste pour acheter une glace ? Elles vous bloquent le passage comme si c’était une question de vie et de mort d’entrer dans le bus". demande un Chinois sur Weibo.

"Mais une fois dedans, ils font les fragiles autant qu’ils le peuvent. S’ils veulent faire des exercices le matin, pourquoi ne pas marcher ? La marche est meilleure pour la santé, n’est-ce pas ? Pourquoi prendre le bus ?" ajoute-il.

L'autre débat de Weibo cette semaine, c'est la défense des grands chiens que Harbin veut interdire dans ses rues. Les microbloggeur de tout le pays se sont mobilisés en masse pour garantir à leurs amis à quatre pattes le droit de circuler librement.Même s'il s'agit de vieux chiens ?

 

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Publié le 29 Mai 2012

Le Southern Metropolis Daily‘s City Weekly a dressé une “Hierarchie du Snobisme” dans des domaines aussi divers que la musique, les médias, les marques de vêtements ou les études.
La liste, traduite par le site Chinasmack constitue donc un manuel pratique des goûts à adopter et à arborer pour être hype en Chine. Elle reflète les goûts de plus en plus pointus et affirmés d'une jeunesse fascinée par l'international.

Google, Facebook, Tweeter, so hype

En tête de chaque catégorie, on trouve en effet les géants mondiaux du secteur, qui sont souvent plus « underground » en Chine que les grandes entreprises locales… Ainsi, au jeu de la coolitude, Google l'emporte sur Baidu, et place ses produits(Gtalk, Gmail, Chrome) en tête de liste des applications les plus branchées, Blackberry vend les smartphones les plus trendy, et pas question de s'afficher avec un autre ordinateur qu'un Mac.

Pour faire partie du gratin, il convient de publier sur Twitter et Facebook plutôt que sur Weibo et Renren, malgré la censure qui bloquent les deux réseaux sociaux, et de participer à des forums spécialisés (Douban, Tianya) plutôt qu'à ceux des grands portails (Sina, Sohu...).

Le hipster chinois, qui prétend venir de Hong-kong ou de Taïwan, a bien sûr horreur du shanzhai, le « faux » local qui imite à bas prix des stars internationales, que cela soit pour les films ou pour l'électronique.

Rock Pékinois indé et textes pré-Qin

Seul secteur où le made in China résiste : la musique, où les groupes locaux indé rivalisent de coolitude avec la Britpop. Reste que Londres a bien meilleure presse que Pékin en matière de séries télé - sachez que les séries thaïlandaises sont les plus has-been – tout comme en littérature, dépassant d'une courte tête les livres français.

Au pays de Mao, la mode est à l'élitisme. Pour pouvoir regarder les gens de haut, lisez des livres venus de "petits pays dont le nom n'est pas connu" en écoutant un concerto au violoncelle ou une pièce de Guqin.

Le bobo chinois, prétend venir de Hong-kong ou de Taïwan, a étudié les sciences naturelles plutôt que les arts, lit des textes pré-Qin dans un Costa Café, plutôt que le blog de Han Han dans une maison de thé.

Fonctionnaires snobinards

Chose étonnante, le fait d'être fonctionnaire est bien plus snob que d'être entrepreneur et les étudiants à l'université sont moins chics que les ouvriers migrants, nous apprend la liste.

Pour complétez votre panoplie de hipster pensez à faire l'acquisition d'un Husky ou d'un Mastiff tibétain, portez des Nike avec votre jean Levi's et lisez la presse internationale. Du moins si vous la trouvez.

ALC 2012-04-19

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Publié le 26 Mai 2012

20/04/2012 | Sylvaine Delamare (Aujourd'hui la Chine). 

Procédure relativement simple il y a encore quelques années, le renouvellement des visas est devenu un exercice incertain et coûteux, poussant les demandeurs à ruser.

« Je suis arrivée en Chine en tant que touriste il y a six ans, puis j'ai facilement obtenu un visa business d'un an. A l'époque, le renouvellement ne posait pas le moindre problème. Puis le gouvernement a réduit la période à six mois. Et depuis trois semaines, la validité est tombée à trois mois ! En plus, on ne peut pas renouveler plus de deux fois sans sortir du territoire ! Quelle sera la prochaine étape ? Ca fait peur ! » Claudia, trentenaire française résidant à Pékin, est indignée.

Car ces complications administratives sont loin d'être gratuites. Ainsi, après le deuxième renouvellement consécutif, elle a dû retourner en France. Le plus simple étant alors de reprendre un visa touriste puis, en Chine, de faire un changement de visa, facturé pas moins de 450 €...

Pas de visa sans compte en banque

Le casse-tête d'Ophélie, 22 ans, n'est pas plus enviable. « Je suis stagiaire à Pékin. Or l'administration ne reconnaît pas ce statut. J'ai donc opté pour le visa touriste. Seulement, après trois mois, pour le prolonger, on m'a demandé de provisionner uncompte bancaire chinois à hauteur de 100 US $ par jour souhaité. Par exemple, vous voulez rester 20 jours ? Vous devez déposer 2000 dollars... »

Jérémie a lui aussi grimacé quand, à son arrivée à Hong Kong pour une prolongation de visa, on le prévient qu'il faut payer mais sans être sûr de la durée accordée. « Vous aurez peut-être 30 jours. Ou bien 20 ou 10. On ne peut pas savoir, parce que les relations entre la France et la Chine ne sont pas bonnes », lui déclare-t-on en guise d'explication.

Les Chinois ne s'en cachent pas : en représailles des restrictions imposées par le gouvernement français limitant l'accès aux visas accordés à ses ressortissants, Pékin a décidé d'appliquer des mesures similaires à l'encontre des Français.

Douaniers zélés

Pour autant, la galère des visas ne concerne pas que les tricolores. Nombre de jeunes étrangers désireux de séjourner durablement en Chine font face à toutes sortes de difficultés analogues.

La majorité d'entre eux sont contraints de sortir régulièrement du territoire pour prolonger leur visa. Certains ne restent que quelques minutes de l'autre côté de la frontière avant de repartir en sens inverse. Mais le coup de tampon libérateur n'est pas toujours facile à obtenir. Le Wall Street Journal rapporte l'exemple de mannequins russes qui, suspectées par les douaniers d'être en réalité des prostituées, doivent se livrer à un subtile exercice de persuasion...

Certaines prétendent qu'elles viennent rejoindre leur petit ami chinois, ne manquant pas de souligner qu'il est influent et bien-connecté... D'autres préfèrent faire profil bas, optant pour un habillement plus simple afin de ressembler au maximum à une étudiante inoffensive.

Le prix de la simplicité

Car au poste frontière, c'est un peu à la tête du client et au bon vouloir de douaniers parfois très zélés. Alors pour éviter les contrariétés, nombreux sont ceux qui préfèrent confier leur passeport à des agences spécialisées. En échange d'une somme d'argent négociée à l'avance, un intermédiaire fait jouer ses relations auprès des fonctionnaires pour obtenir les fameux sésames...

« C'est très clairement de la corruption », affirme Jérémie. Claudia confirme que « ces agences qui facilitent le passage des dossiers sont de plus en plus nombreuses. C'est un énorme business... » Elle-même a dû passer par une telle entremise pour obtenir une fausse lettre d'invitation d'une entreprise basée en Chine pour prolonger son visa business.

Face aux contraintes administratives, il faut souvent utiliser le système D et l'art de la débrouille, quitte à prendre certaines libertés avec la loi. « Pas le choix ! », clament certains, car « d'une ville à l'autre, d'une semaine à l'autre, les règles en vigueur changent, et ce de la manière la plus opaque qui soit. »

 

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Publié le 23 Mai 2012

Un marsouin dans un aquarium en Chine, en novembre 2006

Un marsouin dans un aquarium en Chine, en novembre 2006 PETER PARKS AFP.CO

ANIMAUX - Cette espèce pourrait bientôt disparaître...

La Chine a enregistré depuis le début de l'année au moins 16 décès de marsouins aptères, une espèce très menacée qui pourrait bientôt s'éteindre dans son habitat du fleuve Yangtsé, a rapporté la presse officielle. Ce cétacé d'eau douce, qui comme son nom l'indique est dépourvu d'aileron dorsal, vit en Chine seulement dans le Yangtsé et dans deux lacs reliés à ce grand fleuve, hélas pas épargnés par les pollutions industrielles.

Son cousin est déjà éteint

 

Dix marsouins aptères ont été retrouvés morts dans le lac Dongting depuis mars et six autres dans le lac Poyang depuis le début de l'année, a rapporté l'agence Chine nouvelle. «Ces morts récentes font monter le taux de mortalité du marsouin aptère à un niveau de 5 à 10%, ce qui signifie que l'espèce sera éteinte dans quinze ans», ont conclu des experts cités par l'agence officielle.

Un cousin du marsouin aptère, le dauphin de Chine, est lui jugé éteint depuis plusieurs années après avoir été victime d'une pollution dévastatrice, de la pêche illégale et du trafic fluvial. Après une expédition scientifique en 2006, des experts avaient en effet annoncé la très probable extinction de ce dauphin de rivière (baiji en chinois), une espèce qui existait depuis quelque 20 millions d'années.

 © 2012 AFP

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Publié le 20 Mai 2012

 

Publié le 2012-03-26  | French. News. Cn
 

 
 Une proposition d'inscription des ruines du bourg de Laosi, également appelées "la Pompéi chinoise" pour son paysage et ses reliques culturels bien préservés, sur la liste du patrimoine culturel de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) devrait être bientôt déposée.
 

Le département culturel de la province centrale du Hunan, qui abrite les ruines, a confirmé qu'il allait exhorter l'Administration d'État du Patrimoine culturel de Chine à ajouter Laosi sur la liste des sites chinois que le gouvernement central souhaite inscrire sur la liste de l'UNESCO.

Le bureau soumettra les documents nécessaires à l'Administration d'État du Patrimoine culturel.

Dans le cas où l'Administration accepterait d'ajouter Laosi sur la liste des propositions d'inscription déposée auprès de l'UNESCO, cela pourrait prendre plusieurs années avant qu'une décision ne soit prise.

Les ruines de Laosi, situées dans le district de Yongshen, comptent plus de 12 000 reliques dont d'anciens tombeaux, pavillons, routes, murs et sculptures en pierre.

Des archéologues ont récemment achevé deux années de fouilles sur ce site et ont découvert que cette ville disposait d'une structure urbaine, avec un réseau routier et un système complet d'évacuation des eaux, entre 1135 et 1728.

Laosi représente la culture du régime Yongshun Tusi, un système spécial mis en place par les anciennes dynasties chinoises pour administrer les groupes ethniques dans certaines régions en accordant des titres héréditaires aux dirigeants locaux.

Laosi 

 

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Un archéologue regarde des pièces de porcelaine mises au jour dans les ruines de la ville de Laosi, à Yongshun, dans  la province du Hunan, le 21 novembre 2010. Grand site ethnique du patrimoine culturel en Chine, typique et des mieux conservé, le site dispose de lieux de vie, d'enterrement de culte religieux. Les ruines de Laosi couvrent une superficie totale de plus de 250.000 mètres carrés, la zone centrale 50.000 mètres carrés. Les archéologues ont trouvé de nombreux vestiges, tels que la salle du patriarche, le pavillon de l'Empereur de Jade, des tombes anciennes, de vieilles rues, les murs anciens, des restes d'arcs, des cloches en bronze et des chevaux de pierre. Laosi est un site rare d'objets culturels, intéressant pour l'étude du système Tusi, un système politique spécial que la Chine des anciennes dynasties féodales a appliqué pour éloigner les gens dans les régions des groupes ethniques par l'octroi de titres héréditaires aux dirigeants locaux. Avec la découverte de ces témoignages historiques, certains appellent Laosi la "Pompéi de la Chine". (Xinhua)
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Les archéologues travaillent dans les ruines de Laosi à Yongshun, dans la province du Hunan, le 21 novembre 2010. [Xinhua]

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Photo prise le 7 novembre 2010, base d'un monument sur ​​les ruines de Laosi  dans la province centrale du Hunan[Xinhua]

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Photo prise le 17 Mars 2011, monument retrouvé dans les fouilles des ruines de Laosi[Xinhua]

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Résidents locaux assis sur le mur antique des ruines de Laosi, 17 Mars 2011. [Xinhua]

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Photo prise le 21 novembre 2010, décoration en or trouvée dans les ruines de Laosi, dans la province du Hunan[Xinhua]

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Photo prise le 29 octobre 2010, reliques culturelles dans les fouilles des ruines de Laosi[Xinhua]

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Photo prise le 21 novembre 2010, une partie des ruines de Laosi[Xinhua]

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Photo prise le 21 novembre 2010, une partie des ruines de Laosi[Xinhua]

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Photo prise le 21 novembre 2010, statue de pierre dans les ruines de Laosi. [Xinhua]

 

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Publié le 17 Mai 2012

29/03/2012 | Zhu Li (Aujourd'hui la Chine).

 Voyages, luxe, enfants.... Découvrez le train de vie et les priorités des Chinois les plus fortunés.

La Chine est le pays des inégalités, c’est bien connu. Alors que beaucoup de Chinois souffrent de l'inflation et ont du mal à boucler leurs fins de mois, d’autres ne savent plus quoi faire de leur argent.

Les riches, une espèce en voie d’extension d’après les résultats d’une enquête menée par Hurun Report. 2,7 millions de chanceux chinois ont une fortune personnelle estimée à 63 millions de yuans en moyenne. Un compte en banque bien rempli qui leur permet de prendre trois semaines de vacances par an et de conduire trois voitures...

Les plus aisés d’entre eux soit 63 500 personnes, ne risquent pas d’entrer dans le rouge avec des finances atteignant les 100 millions de yuans. Cette catégorie de privilégiés a accueilli 3500 nouveaux membres en seulement une année. Mais la richesse a aussi ses revers, avec quatre montres de luxe en moyenne, l’élite chinoise n’a plus d’excuses pour arriver en retard.

Ces millionnaires dépensent chaque année 3% de leur fortune personnelle en voyages et en articles de luxe. Rien d’étonnant à ce qu’ils soient accueillis comme des rois dans l’ancienne colonie britannique où les trois quarts d’entre eux effectuent 85% de leurs achats. A ce rythme-là, l’économie hongkongaise a encore de beaux jours devant elle.

Les achats des riches se concentrent sur les montres et bijoux alors que les ultra riches montre davantage d’intérêt pour le super luxe notamment les yachts. 13% d’entre eux, las de perdre du temps dans les embouteillages, envisageraient même de s’offrir un jet privé, lesquels sont depuis peu autorisés à voler en Chine… De quoi allier l’utile à l’agréable.

Les Chinois aisés effectuent en moyenne 3,6 voyages de loisir en Chine et 2,4 périples du même type à l’étranger. Mais ces déplacements sont plus courants pour les affaires que les vacances pour les plus fortunés. Plus de 50% d’entre eux s’attendent à dépenser encore plus d’argent en voyages dans le futur et 60% souhaitent que leurs banques privées leur dispensent des conseils sur des voyages de luxe.

Des préoccupations nouvelles ?

Les temps changent, les riches ne se tournent plus vers les grandes marques pour afficher leur position sociale mais dans une optique qualité-prix. "La qualité est considérée comme la caractéristique principale du luxe... ce qui indique que les articles de luxe ne sont plus vus seulement comme des symboles de statut social", d'après le document publié par Hurun Report . A voir...

Autre fait étonnant, la crise n’épargne pas les riches. « Ils font plus attention à leur argent » explique Rupert Hoogerwerf à l’origine de l'étude. 29% des interrogés s’attendent ainsi à voir leurs achats extravagants diminuer au cours de ces trois prochaines années, alors que 40% s’attendent à une hausse des frais liés à l’éducation de leurs enfants.

Les enfants privilégiés

Les riches sont des parents comme les autres qui se soucient de l’avenir de leur descendance. Certes, leurs enfants n’arrivent qu’en troisième position de leurs dépenses mais ils restent tout de même au centre de leurs préoccupations. Ainsi, 85% des sondés envisagent d’envoyer leur progéniture étudier à l’étranger. Ce pourcentage atteint les 90% parmi les plus fortunés. Les deux tiers des parentsriches auraient même l’intention de faire émigrer leurs enfants dès l’école primaire ou le lycée afin de « stimuler leur créativité et leur individualité ».

Mais les riches ne cherchent pas seulement à améliorer l’éducation de leurs rejetons. Près de la moitié d’entre eux envisageraient eux-mêmes de suivre une formation au cours des trois prochaines années. 75% considèrent l’éducation comme le tremplin le plus utilisé pour étendre leurs réseaux. De quoi s’enrichir encore plus ?

Des cadeaux à gogo

Fortunés mais pas pingres. Les riches dépensent 150 000 yuans par an en cadeaux et offrent 80% de ces cadeaux lors de réunions d’affaires. La plupart fixent un budget de 5000 à 20 000 yuans par présent. Les montres sont le premier choix pour les hommes alors que le vin est en tête de liste d’achats des plus fortunés. Il ne vous reste plus qu’à sympathiser avec des riches chinois pour pouvoir profiter de leur générosité.

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Publié le 14 Mai 2012

Pierre Haski (rue 89).

1975 dans une commune rurale du Sud de la Chine. La Révolution culturelle touche à sa fin, un an avant la mort de Mao, pour un an encore Grand Timonier d’une Chine qu’il a portée en ébullition. De notre partenaire Rue 89.

Wang Xiaoshuai

Wang Xiaoshuai, un réalisateur chinois indépendant agé de 45 ans, à qui on doit déjà plusieurs réalisations marquantes – « Beijing Bicycle », devenu un grand classique, ou « Shanghai Dreams » (en compétition officielle à Cannes en 2005) –, raconte cette époque à travers le regard d’un enfant de 11 ans qui lui ressemble beaucoup.

L’individualisme nié

Wang Han, cet enfant qui arbore fièrement son foulard rouge de « pionnier » communiste, vit intensément cette enfance bercée par la révolution. Un événement bouleverse sa vie : avec ses camarades, il assiste à la chasse à l’homme d’un meurtrier, avant d’être lui-même happé par cette histoire qui oppose la loi à la morale.

Dans ces années turbulentes, Wang Han a la chance d’avoir un père qui lui inculque quelques valeurs fortes, notamment en passant par la peinture, celle des fleurs qui donnent son titre au film, dont aucune n’est semblable à l’autre, symbole de l’individualisme nié par le tourbillon révolutionnaire.

Dans une Chine qui considère l’histoire récente comme un immense tabou inviolable, surtout d’un point de vue intime, le film de Wang Xiaoshuai sonne juste, avec une sensibilité remarquable, sans angélisme ni fausse naiveté.

Cet enfant de la Révolution culturelle, c’est la génération des quadras d’aujourd’hui, marqués par des événements qui les dépassaient, mais leur a forgé le caractère. Cela permet, aussi, de comprendre la Chine actuelle.
bande-annonce de « Onze fleurs »

De passage à Paris fin avril, Wang Xiaoshuai a répondu à nos questions.

Rue89 : Quelle est la part autobiographique dans « Onze fleurs » ?

Wang Xiaoshuai à Paris, avril 2012 (Pierre Haski/Rue89)

Wang Xiaoshuai : Dans la première partie du film, il y a de nombreuses scènes liées à des expériences personnelles. Mon père m’a enseigné la peinture, nous étions quatre copains de classe inséparables comme dans le film, et j’ai eu une mésaventure de chemise emportée par la rivière : je n’osais pas rentrer à la maison...

J’ai aussi un souvenir, en compagnie de mes camarades de classe, d’avoir vu un fuyard poursuivi. Nous l’avons vu se faire arrêter, avec l’aide de profs et de certains élèves. Le fuyard m’a regardé fixement un instant. Ça m’a marqué.

Comme dans le film, encore, mes parents avaient été déplacés de Shanghai vers l’intérieur pendant la Révolution culturelle. Ma mère était ouvrière et son usine avait été délocalisée. Mon père, qui enseignait à l’Institut théâtral de Shanghai, a suivi. Après la Révolution culturelle, mon père est entré dans l’armée pour pouvoir revenir dans une grande ville avec sa famille, et nous avons vécu à Wuhan.

Mais ce film est une fiction, je le dis clairement.

Pourquoi revenir aujourd’hui à cette période historique ?

C’est un projet et un scénario que je porte depuis que je suis réalisateur. Mais à l’époque, il y avait trop de difficultés : je n’aurais pas été soutenu. En Chine, parler de tels événements avec un point de vue personnel, ça ne se fait pas ! Ou très rarement. On n’accorde pas d’importance à une telle approche. Et on m’aurait dit que ce n’est pas assez commercial.

Pour moi, au contraire, c’est ce vécu personnel dans l’Histoire avec un grand « h » qui m’importe.

J’ai toujours espéré pouvoir réaliser ce film. Aujourd’hui, après « Shanghai Dreams », je me sens plus fort et, avec le soutien de la France, j’ai eu cette opportunité de monter ce projet.

La Révolution culturelle a marqué une génération et pourtant, il y a peu de création sur ce thème : trop sensible ?

Au début des années 80, il y a eu plusieurs films sur cette période. Mais d’un point de vue très global sur la société. Mais il n’y a jamais eu de films plus personnels sur la Révolution culturelle.

Ma génération est celle des années 60, nous étions trop petits pour être actifs dans les « événements », mais cette période nous a marqués. Je l’ai vécue à 10-11 ans, et ça a façonné ma perception de la société. C’est assez fort pour en parler.

C’est donc le point de vue d’un enfant sur son époque. Aujourd’hui, personne n’ose faire ça, à la fois à cause de la censure et du marché.

Qu’est-ce qui vous a marqué de cette époque ?

Chacun a dans sa vie un moment qui le marque à vie. On ne sait jamais quand ça sera. 1976, [mort de Mao et fin de la révolution culturelle, ndlr] a ainsi marqué beaucoup de gens. Pour moi, cette transformation ne ressemblait à rien de ce que j’avais vécu jusque-là dans ma vie.

J’ai été fortement influencé par mon père, jusqu’à aujourd’hui. Il influence encore ma manière de réaliser mes films. Quand j’étais tout petit, alors que ma mère se laissait emporter par les événements politiques, mon père restait toujours en recul. Il était toujours fier de ne pas avoir été influencé par ces événements.

Il m’a appris à peindre car c’était pour lui un moyen de rester indépendant. C’est une leçon que j’ai retenue. Ce qui se dit entre un père et un fils dans de tels moments est très important.

Quelle place y a-t-il pour le cinéma d’auteur en Chine ?

Il n’y a aucun espace pour moi. Ce film sortira en Chine, mais dans de toutes petites salles, à côté des blockbusters comme « Titanic ». En Chine, aujourd’hui, on ne refuse plus la sortie d’un film comme le mien, mais on le met en concurrence avec « Titanic » ou un blockbuster chinois ! Il y a une pression permanente, du producteur au réalisateur, pour que les films soient des réalisations à grand spectacle.

Comment résister ?

Cette pression est de plus en plus forte. Pour continuer à faire des films indépendants, le seul moyen est de réduire les coûts au maximum. Nous sommes nombreux à ne pas savoir comment nous allons faire. Nous sommes confrontés à une force importante qui cherche à nous faire disparaître rapidement.

Dans le même temps, il y a de plus en plus de gens qui réalisent l’importance d’avoir un cinéma d’auteur, et le public se rend compte progressivement que le cinéma ne se réduit pas à Hollywood et quelques navets.

On voit même des gens qui se rendent compte que le cinéma d’auteur permet de résister à Hollywood. Il y a un peu d’espoir.

Vous avez fait un film intitulé « Chongqing Blues », du nom de la ville dont Bo Xilai, le dirigeant communiste récemment déchu, était le patron. Sa chute ferait un bon scénario de polar, non ?

L’histoire de Bo Xilai montre que la réalité est plus forte, plus formidable que tout ce que nous pouvons imaginer. Nous, Chinois, vivons une réalité absurde. Mais on ne peut pas raconter ça au cinéma. Et pourtant, tout le monde adorerait un tel film !

Merci à Pascale Wei-Guinot pour la traduction.

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Rédigé par Ecole de Tai Ji Quan Côte basque

Publié dans #taichichuan-cotebasque

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Publié le 11 Mai 2012

07/04/2012 | Philippe Dova (Aujourd’hui la Chine) avec notre partenaire Trait d’Union.

La chanteuse qui remplit les stades et s'affiche en une des magazines chinois a répondu aux questions de notre partenaire Trait-D'union... dans un français parfait.

Rien ne destinait la jeune Shanghaienne à devenir l’une des pop stars les plus adulées dans son pays. Lauréate de la « Star Ac » chinoise en 2006, Shang Wenjie ou « Laure », remplie depuis des stades entiers, passe d’un studio de télévision à un autre entre deux couvertures de magazines et les défilés de mode les plus prestigieux pour la plus grande joie de ses millions de fans.

Trop facilement surnommée la Lady Gaga Chinoise, l’artiste a su trouver le style musical et scénique propre à sa personnalité. Une personnalité mêlant talent, mystère et tendresse à découvrir pour la première fois sur une chaîne de télévision occidentale dans Faut Pas Rêver le 8 avril à 21h sur TV5 Monde.

Être star de la chanson en Chine, est-ce la concrétisation d’un rêve ?

Non, pas du tout, au départ c’est un peu un hasard ! Comme beaucoup de jeunes Chinois, j’aimais sortir avec des amis pour chanter dans des karaokés. J’aimais bien chanter. Mes amis me disaient que je chantais bien mieux que telle ou telle lauréate de concours de chanson et m’incitaient à y participer. Mais avant de m’inscrire au concours « Super Voice », j’étais jeune diplômée de la plus prestigieuse université shanghaïenne et travaillais depuis huit mois comme cadre dans une société française qui fabriquait des accessoires de mode pour les marques de luxe commeDior, Chanel, Yves Saint Laurent… Je gagnais un salaire correct, je menais une vie sérieuse, une belle vie au regard des personnes de mon entourage.

La vie d’artiste en Chine n’est pas considérée comme « sérieuse » ?

C’est très souvent une vie très éphémère, il y a beaucoup de règles, beaucoup d’histoires plus ou moins scandaleuses dans ce métier qui n’était pas donc pas considéré comme sérieux pour la jeune diplômée que j’étais.

Et malgré cela vous vous inscrivez au concours ?

J’avais participé au concours de la chanson francophone et avais remporté le second prix pendant mes études. À nouveau, je considérais ce concours comme un jeu, un moyen de m’amuser le week end ! Dans la semaine je travaillais.

Vous remportez le concours et vous décidez de changer de vie ?

Lorsque je me suis aperçue que j’allais peut - être gagner le concours je me suis posée la question : « tu restes dans ta société française ou tu changes de métier en devenant chanteuse professionnelle pour gagner ta vie ? ». Le jour où l’on m’a annoncé que j’étais championne, j’ai considéré que c’était une chance pour moi d’accéder à ce métier difficile et j’ai décidé de changer de métier !

Vous aviez une formation artistique auparavant ?

Pas du tout. Avant de devenir chanteuse je n’avais pas suivi d’école de musique, j’étais incapable de composer ! Je chantais juste parce que j’aimais chanter mais aujourd’hui je ne sais toujours pas si je chante bien ou pas car j’ai ma propre façon de chanter.

 

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"Laure" sur scène... 
TU

 

Depuis cette victoire comment gérez vous votre carrière, quel est votre secret de longévité, quel est votre style ?

Même si ma vie artistique est très courte, je la divise en deux périodes. La première, de 2006 à 2009 est une période que je qualifierai de « confuse » : j’entre dans le métier de façon brutale, sans préparation ni formation contrairement aux autres chanteurs qui, avant de signer avec une maison de disques et d’être connus, chantent souvent pendant des années dans des bars, essayent différents stylesavant de trouver leur direction artistique. Moi, on m’a proposé différents styles de chansons : amour, dance, pop…

On m’a proposé de jouer dans des films, j’étais en photo dans toutes sortes de magazines : sport, mode, électro-ménager, restaurants… J’ai chanté toutes sortes de chansons, je dépendais à 100% des autres pour trouver des chansons, je sortais des albums mais je n’étais pas satisfaite du résultat car les styles étaient mélangés, c’était un peu comme vous dites en français le « bordel » !!! Je n’avais pas de style non plus dans mon habillement et mon maquillage, je m’habillais comme une femme d’affaires, parfois comme une petite fille sage, timide. Tout cela ne correspondait absolument pas à ma personnalité.

Comment avez-vous réagi ?

J’avais conscience qu’il me fallait chercher des solutions pour ma musique, mes apparences si je voulais continuer dans ce métier. J’ai parlé avec des musiciens, j’ai demandé des conseils à des professionnels. Entre 2009 et 2010 nous avons fait des essais, des erreurs parfois. J’ai commencé à composer et à écrire beaucoup de chansons et nous sommes arrivés à une vraie direction artistique. J’ai écrit et enregistré ma première chanson « Miss Lane Crawford » début 2011 puis d’autres chansons de dance puis je me suis tournée vers la « world music ». Cette deuxième partie de ma courte vie artistique est une période beaucoup plus intéressante car je suis moi-même et je maîtrise les choses.

Quel est votre public ?

Comme je chante en Anglais, un peu en Chinois et parfois en Français, mon public est un public actif, urbain, à 80% féminin, âgé de 25 à 60 ans.

Public que vous rencontrez lors de concerts gigantesques… C’est important pour vous la scène ?

J’aime beaucoup la scène. Je n’aime pas la foule mais j’aime beaucoup la réaction du public sur mes chansons. En revanche je n’aime pas trop être entourée de fans et de journalistes.

Ils vous font peur ?

Oui, j’aime plutôt être tranquille !

Vous vous exprimez dans un français parfait, avez - vous choisi d’apprendre cette langue parce que vous aimiez les chansons françaises ?

Pas du tout ! Pour être honnête lorsque je suis entrée à l’université je devais choisir une langue étrangère et je voulais choisir l’Espagnol. L’université de Fuxian qui est la meilleure de Shanghai ne proposait pas cette langue et ma conseillé de choisir « la voisine », le Français !

Un choix par défaut ou par accident d’une langue que vous maîtrisez aujourd’hui parfaitement !

J’ai cultivé mon amour pour la langue française en l’étudiant. Je me suis rendu compte au fur et à mesure de mon apprentissage que c’était une langue de précision. Pour bien la parler il me fallait travailler intensément et au - delà de la langue étudier la culture, le mode de vie, la logique de pensée. J’ai eu aussi la chance d’aller plusieurs fois en France dans le cadre de mes études. Dans chacun de mes albums j’interprète une chanson en Français, dans le premier c’était « À la Claire Fontaine » et dans ma première chanson « Miss Lane Crawford » la partie mélodie est en Chinois et la partie rap est en français !

Comment avez- vous découvert la chanson française et quelles sont vos références ?

Lorsque j’allais à l’université j’avais chez moi une grande parabole pour recevoir TV5 et la plupart des chansons que je connaissais c’était grâce à TV5. J’aimais beaucoup la chanson « je ne veux pas travailler » qui passait au générique de Télématin avec le présentateur un peu âgé qui présente l’émission, j’avais une admiration aussi pour Lara Fabian avec qui j’ai eu la chance de chanter l’an dernier à Pékin en duo « J’y crois encore ».

Justement, le reportage réalisé sur vous dans l’émission Faut Pas Rêver va être diffusé sur TV5, quel effet cela vous fait - il de passer de « l’autre côté de l’écran » ?

C’est un sentiment très bizarre. Je n’ose jamais écouter ma propre voix ou me voir à la télévision. Dans les karaokés, je refuse que mes amis mettent mes chansons et mes clips. Je pense que je ne suis jamais satisfaite du résultat, c’est mon côté perfectionniste !

Certains vous appellent la « Lady Gaga Chinoise », comment réagissez vous ?

Je n’aime pas trop cette phrase parce que aucune artiste n’aime être comparée à une autre. Nos musiques sont aussi très différentes. Elle est plutôt dans le « dance vintage » et moi je fais du rock indépendant, de la « world music ». Au niveau du look, celui de Lady Gaga colle bien à sa musique, il est très extraverti, très direct. Pour ma part, ma musique étant un peu gothique, mon look l’est un peu aussi avec un mélange chinois et occidental. Il n’est parfois pas très direct et peut cacher beaucoup de choses. Je suis beaucoup plus gothique que Lady Gaga !

Il y a un côté mystérieux chez vous ?

Oui aussi bien dans mon look que dans ma musique, il y a beaucoup de choses qui sont cachées…

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Rédigé par Ecole de Tai Ji Quan Côte basque

Publié dans #taichichuan-cotebasque

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