Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

PrÉSentation

  • : taichichuan côte basque
  • taichichuan côte basque
  • : Tai Ji Quan (postures, enchaînements, tui shou), Armes (épée, bâton, éventail) Qi Gong, Méditation, Yi Jing, Feng Shui Sensitif Relation Homme et paysage, stages; Invitation à visiter le site de l'association
  • Contact

Infos

f.jpg

 

 

 abstrait-ying-yang-11.gif

ooooooooooo 

 

Durant toute l'année

 

1 cours d'essai gratuit

 

Découverte, initiation

 

Tai Ji Quan

Tous les mardis à 12h

et jeudis à 10h

 

Qi Gong

Tous les jeudis à 18h30

 

 

 

 

ooooooooooo 

 

      Pour vos amis

et connaissances

Le Passeport Découverte

 

 Sans titre-1 copie 

 

Renseignements 06 85 80 47 50

 

ooooooooooo 

 

Horaires des cours

 

 Cours niveau 1 

 

(débutants et +)

Lundi 10h45

Etang du Turc, Ondres

 

ooooooooooo 

 

Lundi 18h30,

Mardi 12h, Jeudi 10h

Centre Sportif 

Haitz Péan

Anglet

 

ooooooooooo 

  

Vendredi 18h30

Urrugne

(Amicale laïque Adixkidea)

 

ooooooooooo 

 

Cours niveau 2 et 3

 

Mercredi 19h

Centre Sportif 

Haitz Péan

Anglet

 

ooooooooooo 

 

Qi Gong

 

Mardi 10h30 (UTLA)

Jeudi 18h30

Centre Sportif 

Haitz Péan

Anglet

 

ooooooooo

 

Méditation

 

1 Samedi par mois

salle des catalpas

Centre Sportif 

Haitz Péan

Anglet

 

ooooooooo

 

  Pour tout renseignement: 

 
Tel: 06 85 80 47 50   


ooooooooo 

 

oiseaux blog-1

 

 

ooooooooo

 

Recherche

Bonjour à tous,

Le collectif " a fleur de temps « travaille sur un nouveau projet

Texte libre

2022 Ensemble 
Année du Tigre d'eau

Le Tigre

Courageux et indépendant.

 

Né pour commander,

il déteste obéir.

Donnant une impression de

largeur de vue et de tolérance,

il est en fait très personnel

et même souvent dur.

Il a un assez mauvais caractère.

Son courage est souvent

de l’inconscience car il a un

très grand goût du risque.

Il a le souci de sa réputation

et apprécie que l’on dise

du bien de lui.

Aimant à se mettre en avant,

il risque, s’il n’y prend garde,

de se faire des ennemis.

Il lui plaît d’agir en grand seigneur

sans trop faire attention au détail,

et là aussi,

il encourt les critiques.

Mais s’il sait tenir parole,

il peut retrouver le respect qu’il mérite.

Son caractère est généreux

et il est capable pour les autres

de tous les sacrifices,

mais il est rarement payé de retour.

 

ooooooooooooooooooooo

 

Yi Jing


Le Yi Jing


(Le classique des mutations) est une aide précieuse lorsque vous désirez faire le point sur une situation, recevoir un avis ou un point de vue différent, faire un choix, connaître le moment approprié pour une action, savoir quelle attitude adopter.

Fondé sur la constatation que le changement est la seule chose certaine, et que toute situation évolue en fonction de son  rythme propre, en captant le moment où vous vous situez. Le Yi Jing répondra à toutes vos questions en vous donnant la meilleure stratégie à adopter

 

Tél: 06 85 80 47 50

oooooooooooooooooooo

 

 

Qi GONG

et

Paysage 

 

Feng Shui Sensitif

 

Vallée  de l'Arberoue

(prés d'Hasparren)

et

Grottes d'Isturitz

 Tél: 06 85 80 47 50

 

ooooooooooooooooooooo 


Dragons

 

 

Passage 2016

Dragon d'Argent

Dragon de feu

Fred et Isabelle

Dragon d'eau

ooooooooooooooooooooo  




 

 

 

26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 00:00

Un forum sur la coopération sino-africaine se tient depuis le 8 novembre à Charm El-Cheikh en Egypte. Il devrait confirmer la volonté des Chinois de consolider leur position déjà forte dans cette partie du monde.

Le 4ème forum sur la coopération Chine-Afrique, ouvert le 8 novembre dans la station balnéaire égyptienne de Charm El-Cheikh, confirmera, à l'issue de ses travaux, cette forte relation de coopération entre les deux parties. L'élan économique, mais également politique, de Pékin pour l'Afrique est sans commune mesure ni avec les Etats-Unis, la France ou le G7+ la Russie. Les investissements directs chinois dans le continent sont passés de 491 millions de dollars [327 millions d'euros] en 2003 à 7,8 milliards de dollars [5,2 milliards d'euros] en 2008. Les échanges extérieurs sont passés, quant à eux, à 106,8 milliards de dollars en 2008, soit une hausse de 45 %.

La rencontre de Charm El-Cheikh, dont la déclaration finale devrait renforcer cette coopération que certains milieux en Occident assimilent au "néocolonialisme'', intervient à un moment où l'Afrique fait face aux effets pervers de la crise financière mondiale. La Chine, dont la propre croissance économique est tirée à la hausse par ses marchés en Afrique, va ainsi débloquer, selon le Premier ministre Wen Jiabao, 10 milliards de dollars sous forme de nouveaux prêts aux pays africains au cours des trois prochaines années. Encore plus concret dans cette relation de coopération, le chef du gouvernement chinois a promis l'annulation de la dette de certains pays, les plus pauvres du continent. Mieux que les promesses du G7 pour les pays les plus endettés d'Afrique, et plus directe, la Chine semble être en phase avec l'Afrique où elle compte investir énormément. "Malgré ses propres difficultés liées à l'impact de la crise financière mondiale, la Chine s'est engagée à augmenter à nouveau son aide à l'Afrique", souligne le projet d'accord. Pékin souhaite montrer que son intérêt pour le continent africain ne se limite pas à l'extraction de ressources naturelles. "Au cours des trois prochaines années, la Chine continuera à fournir des prêts à taux préférentiel aux pays africains, qui serviront principalement à soutenir le développement des infrastructures et des projet sociaux." "La Chine poursuivra sa coopération avec l'Afrique et tentera d'accroître la valeur ajoutée des ressources naturelles des pays africains et leur capacité de traitement intensif de ces ressources", poursuivent les auteurs du texte. Et les entreprises et les grands groupes industriels chinois, mais également ceux du BTP et de l'énergie sont aujourd'hui très présents en Afrique.

Plusieurs observateurs relèvent ainsi que Pékin a opéré un sérieux toilettage de sa politique extérieure, donnant plus de mordant à sa coopération avec l'Afrique, un continent victime des enjeux géostratégiques entre les anciennes puissances coloniales et les Etats-Unis. Mais, ni la France qui domine au centre, ni les Etats-Unis, encore moins les promesses (politiques) du G7+la Russie ne sont parvenus à donner un réel essor économique à l'Afrique et lutté efficacement contre la pauvreté chronique de plusieurs pays du continent. Mieux que tous les discours, Pékin a réussi à concrétiser sa coopération en s'implantant durablement dans plusieurs pays africains à travers des projets de développement ambitieux. Pétrole et énergie au Soudan, BTP et infrastructures routières en Algérie, industries et mines dans plusieurs autres pays du continent illustrent une prédominance de plus en plus importante des entreprises chinoises par rapport à celles d'Europe et des Etats-Unis. En Algérie, Pékin est très présente, avec plusieurs milliers de chinois travaillant dans les différents chantiers de l'autoroute Est-Ouest et des projets d'habitat. Depuis 2000, les entreprises chinoises ont investi plus de 15 milliards de dollars, alors que ses exportations vers l'Algérie ont atteint 2,7 milliards de dollars. Et, avec une croissance économique de presque 10 Pc par an même en période de crise financière mondiale, Pékin reste, pour les pays africains, ce "grand frère'' d'Orient capable de subvenir aux besoins économiques de l'Afrique. Et, dans la foulée, l'Empire aura grillé les Etats-Unis, et l'Europe qui font des droits de l'Homme un préalable politique parfois anachronique lorsque des milliers de personnes meurent chaque jour de faim.

Mahrez Ilias |Le Quotidien d'Oran

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 00:00

Deux écrivains tibétains viennent d’être condamnés à de lourdes peines de prison dans la province du Gansu. Le 12 novembre, Konchok Tsephel, responsable du site Internet culturel Chome [Lampe à beurre], a été condamné à quinze ans de prison et cinq ans de privation de ses droits civiques pour "divulgation de secrets d’État", rapporte le site Phayul.com. Lors de son procès, Konchok Tsephel s’est vu reprocher d’avoir diffusé sur son site  des écrits et des photos portant atteinte à la Chine, et d’avoir stocké dans son ordinateur et dans son appareil photo plusieurs clichés de la révolte de mars 2008 au Tibet. Le 14 novembre, l’écrivain et photographe Kunga Tseyang, également connu sous son pseudonyme Gangnyi (Le soleil de neige), a pour sa part été condamné à cinq ans de prison pour avoir notamment publié des articles "séparatistes" sur le site Zindris, a confirmé l’organisation Reporters sans frontières.

Partager cet article

Repost0
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 15:43

Cent quatre morts : c'est le bilan, encore provisoire, de l'explosion qui s'est produite le 21 novembre dans une mine publique de la province du Heilongjiang, près de la frontière avec la Russie. Quatre mineurs sont portés disparus. "C'est la dernière tragédie en date qui frappe l'industrie minière, où des centaines de personnes meurent malgré les efforts pour améliorer la sécurité. Cela faisait des années qu'un accident de cette envergure ne s'était pas produit dans une mine publique", relève le quotidien officiel.

China Daily

Partager cet article

Repost0
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 00:00

Le culte d'« Oba-Mao »

La semaine passée, dans toute capitale chinoise, les boutiques branchées exhibaient en vitrine des tee-shirts au style bien connu, genre révolutionnaire à casquette kaki décorée d'une étoile rouge. Cependant, le visage bistré du personnage n'était pas de ceux qu'on attendait, Mao ou Che Guevara : il s'agissait de Barack Obama, le président américain, qui débarque aujourd'hui à Pékin en visite jusqu'à mercredi. Liu Mingjie, le « designer » de ce coup de pub, a appelé Oba-Mao sa ligne de produits, qui compte aussi des porte-clés et sacs à main, dont il affirme avoir vendu 10 000 articles en moins d'un mois.

Liu exprime un engouement, très rare en Chine, d'une partie de la jeunesse pour un étranger. « Il nous fascine, dit Shen, en raison de son origine sociale et de sa couleur de peau. » Les jeunes Chinois n'ont en effet aucun mal à admirer Obama, car il réalise leur propre rêve d'ascension. Deux générations en arrière, presque tous les chinois proviennent d'un village, d'une rizière, et se souviennent de leur vie de misère. Or, quoique fils d'immigré, Obama a réussi par son génie à se faire élire à la plus haute fonction de son pays, devenant l'empereur, en quelque sorte.

Le défi ethnique fascine plus encore, car pour eux, inconsciemment, le pouvoir est blanc. Or, voilà que ce vieux complexe d'infériorité explose, avec un premier président noir, sans qu'on sache si c'est par vertu démocratique des États-Unis ou par le génie personnel d'Obama. Les Chinois parient pour les deux ensemble.

Tee-shirts retirés

Patron d'une autre boutique de babioles obamaniaques, Zhang Xin remarque : « Un gars comme ça n'aurait aucun succès chez nous. » Voulant dire par là que le Parti (qui désigne les leaders) serait à mille lieues de mettre à sa tête un Ouïgour, un Tibétain, gens de minorités ethniques qui sont peu considérés dans le pays. Mais pour cette raison justement (parce qu'il éveille des critiques contre lui), le régime s'inquiète de la popularité d'Obama : dès lundi dernier, les policiers ont fait du porte-à-porte à toutes les boutiques et ont fait retirer les tee-shirts et gadgets litigieux. C'est ainsi qu'avant même son arrivée Obama est la dernière victime de la censure en Chine !

Singapour : Obama sous la pression du Pacifique

Les États-Unis doivent se montrer plus actifs et ouverts s'ils ne veulent pas perdre leur prééminence en Asie-Pacifique, ont affirmé hier des dirigeants de l'Apec (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique). L'appel à un « rééquilibrage » de l'économie mondiale a été lancé à plusieurs reprises en marge de la réunion à Singapour des 21 pays des deux rives du Pacifique. L'affichage de cette priorité met la pression sur Barack Obama, qui, arrivé hier soir à Singapour en provenance de Tokyo, a affirmé l'engagement des États-Unis à « travailler en partenariat » avec les pays de la région et déclaré que son pays veut une « Chine puissante ». Mais, au-delà des formules, les dirigeants ont indiqué attendre des actes. Notamment sur la parité du dollar et le protectionnisme des USA. Le président américain a ainsi proposé de s'appuyer sur un pacte commercial, le Trans-Pacific Partnership, qui compte actuellement quatre pays, pour lancer une plate-forme d'intégration des économies d'Asie-Pacifique.

Auteur : Éric MEYER
À Pékin

SUD OUEST | Dimanche 15 Novembre 2009

À Shanghai, Barack Obama a déjà sa statue en cire au musée de Madame Thussaud. (PHOTO MAXPPP)

Partager cet article

Repost0
18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 00:00

Par Catherine Gouëset, publié le 06/07/2009 16:00 - mis à jour le 30/09/2009

1912 : fin de la dynastie mandchoue des Qing. Proclamation de la république par Sun Yat-Sen.
1921
: fondation du Parti communiste chinois (PCC).
1925
: mort de Sun Yat-Sen; Chiang Kai-shek lui succède à la tête du Guomingdang, la parti nationaliste.
1934-35
: "Longue marche"; les communistes fuient la répression du Guomingdang, parcourant 10 000 km et se réfugient dans le Shaanxi.
1937-45 : guerre sino-japonaise.

La Chine de Mao Zedong

 

1949 : proclamation de la République populaire de Chine. Mao Zedong, président du PCC devient président du gouvernement populaire. Les nationalistes se réfugient à Taïwan.
1950
: traité d'amitié sino-soviétique. La Chine envahit le Tibet.
1956
: Deng Xiaoping devient secrétaire général du Comité central.
1957-58
: campagne des "Cent fleurs" autorisant le pluralisme intellectuel. La multiplication des critiques déclenche une campagne de répression "anti-droitiste".
1958-59 : "Grand bond en avant"; collectivisation des terres et création des communes populaires pour développer l'économie. La désorganisation des structures agricoles entraîne une gigantesque famine.

 

 

1960 : rupture avec l'URSS.
1964
: la France est le premier pays occidental à reconnaître la Chine. Premier essai nucléaire chinois.
1966
: "Révolution culturelle"; les cadres du parti et les élites sont réprimés par les Gardes rouges.
1971
: admission à l'ONU, où Pékin récupère le siège détenu depuis 1949 par Taïwan.
1972 : la visite de Richard Nixon ouvre la voie à la normalisation avec les Etats-Unis.

L'ère Deng Xiaoping

1976 : mort de Mao Zedong. Arrestation de la "Bande des Quatres", instigateurs de la Révolution culturelle. Hua Guo-feng est nommé à la tête du parti et du gouvernement.
1978
: Deng Xiaoping, réhabilité après avoir été mis à l'écart au moment de la Révolution culturelle, lance des réformes économiques.
1979
: création de zones économiques spéciales destinées à attirer les investisseurs étrangers.
1985
: réconciliation avec l'URSS.
1989
: "printemps de Pékin"; les étudiants manifestent sur la place Tiananmen pour réclamer plus de libertés. Deng Xiaoping fait écraser les «contre-révolutionnaires» par l'armée.
1992 : le Parti communiste se rallie officiellement à l'"économie socialiste de marché" Les opposants à cette ligne sont écartés.
1993
: Jiang Zemin devient président de la république.
1996
: création de l'organisation de Shanghaï, regroupant Chine, Russie, Kazakhstan, Kirghizstan et Tadjikistan.
Février 1997 : mort de Deng Xiaoping.

La Chine, puissance mondiale

Juillet 1997 : la Grande Bretagne rétrocède Hong Kong à la Chine.
Décembre 1999 : rétrocession de Macao par le Portugal.
Mars 2001 : tension diplomatique avec les Etats-Unis à la suite de la collision entre un avion espion américain et un avion de chasse chinois.
Juillet 2001 : Pékin se voit attribuer l'organisation des jeux olympiques de 2008.
Décembre 2001
: adhésion à l'OMC.
Novembre 2002
: Hu Jintaosuccède à Jiang Zemin à la tête du Parti communiste; il le remplacera en mars 2003 à la présidence de la République.
Juin 2003 : mise en eau du barrage des Trois gorges, sur le fleuve Yangtsé, le plus grand au monde.
Octobre 2003
: lancement du premier vol spatial habité chinois.
Novembre 2004
: signature d'accords de libre-échange avec 10 pays d'Asie du sud-est.
Août 2005 : exercices militaires conjoints avec la Russie.

2006
Mai : achèvement du barrage des Trois Gorges. 1,13 million de personnes ont été déplacées pour sa réalisation.
Juillet : inauguration de la ligne de chemin de fer Pékin-Lhassa (Tibet). Longue de plus de 4 500 km, elle met Lhassa à 2 jours de Pékin.
Novembre : sommet du Forum de coopération Chine-Afrique qui réunit 48 pays africains à Pékin. L'aide financière à l'Afrique est doublée et 5 milliards de dollars destinés à encourager les sociétés chinoises à investir en Afrique sont débloqués.
Décembre : la Chine ouvre son marché aux banques étrangères, conformément aux engagements pris lors de son accession à l'OMC en 2001.

2007
Janvier : la Chine teste avec succès un missile anti-satellite.
Avril : en visite au Japon, le premier ministre Wen Jiabao prend la parole devant le parlement nippon. Les deux pays s'engagent à promouvoir le maintien de la paix en Asie.
Juin : scandale des "ouvriers esclaves" ; des briquetteries illégales gérées par des mafieux du Shanxi employaient des centaines d'hommes et d'enfants dans des conditions abominables.
Juillet : la Chine devient la troisième puissance économique du monde derrière le Japon et les Etats-Unis. Hausse des tensions sociales dans les campagnes et du mécontentement de la population face à la corruption et la dégradation de l'environnement. La société Mattel rappelle 1,5 millions de jouets fabriqués en Chine, en raison d'une teneur élevée en plomb.
Octobre : la Chine lance son premier satellite d'exploration lunaire, Chang'e, inaugurant un programme visant à envoyer un astronaute sur la lune.

2008
Janvier : d'importantes tempêtes de neige touchent le pays, causant plus d'une centaine de morts.
Mars : affrontements au Tibet entre manifestants hostiles à la présence chinoise et forces de l'ordre. Les manifestations en soutien au peuple tibétain dans plusieurs pays perturbent le déroulement des événements prévus sur le parcours de la flamme olympique.
Mai : un tremblement de terre dévaste la province du Sichuan, faisant 74 000 morts et disparus et 5 millions de sinistrés.
Reprise du
processus de dialogue entre la Chine et Taïwan, après 10 ans d'interruption.
Août : Jeux Olympiques de Pékin.
Septembre : scandale du lait contaminé à la mélanine. Quatre bébés décèdent et 53000 autres sont intoxiqués.
Novembre : la Chine, confrontée auralentissement de sa croissance économique, adopte un plan de relance de 455 milliards d'euros.

2009
Février
: Pékin et Moscou signent un accord prévoyant la livraison annuelle de 15 millions de tonnes de brut russe pendant vingt ans en échange de prêts chinois de 25 milliards de dollars.
Mars : le gouverneur de la banque centrale remet en question le rôle hégémonique du dollar dans l'économie mondiale et évoque une nouvelle monnaie de réserve contrôlée par le Fonds monétaire international.
Des chercheurs canadiens annoncent avoir découvert un vaste
réseau de cyberespionnage international basé en Chine.
Juillet : des émeutes à Urumqi, capitale régionale du Xinjiang majoritairement peuplé de musulmans font près de 200 morts et plus de huit cents blessées.
La municipalité de Shanghai
encourage certains couples, eux-mêmes enfants uniques, à avoir deux enfants.
1er octobre : 60ème anniversaire de la proclamation, par Mao Zedong, de la République populaire de Chine.

 

Partager cet article

Repost0
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 00:00

ENTRETIEN AVEC DEUX ESPRITS ICONOCLASTES

L’histoire chinoise est une succession de périodes de prospérité et de graves crises sociales. Le couple d’historiens Jin Guantao et Liu Qingfeng esquissent quelques pistes pour sortir de ce cycle infernal.

La Chine vient de célébrer le 60e anniversaire de la fondation de la république populaire de Chine (RPC). Quel regard portez-vous sur ces soixante années ?
Jin Guantao et Liu Qingfeng ­Chanter les louanges de la Chine est un art qui se pratique depuis trois millénaires. Pourtant, nous qui étudions l’histoire du pays, pensons que les Chinois doivent avant tout se départir de cette posture d’autosatisfaction à courte vue, et reconsidérer leur histoire sur un temps long. Nous devons porter un regard dépassionné sur ces soixante dernières années pour en comprendre la dynamique et les problèmes qui persistent, et penser l’avenir de la nation.
On peut résumer les trente premières années de la république populaire de Chine [1949-1979] à l’application d’une idéologie révolutionnaire au service de la réalisation de l’intégration sociale et à la poursuite des objectifs imposés par la règle idéologique de la “pensée Mao”, qui va aboutir à la catastrophe de la Révolution culturelle. Catastrophe qui va cependant éveiller les Chinois à la responsabilité historique de la modernisation nationale et ouvrir la voie à la deuxième période de rapide croissance économique du xxe siècle.
Nous pensons que l’on ne peut comprendre les soixante ans de la RPC qu’en les replaçant dans le processus de modernisation de la société traditionnelle chinoise, entamé voilà plus d’un siècle et demi. C’est-à-dire que les soixante dernières années ne sont que la dernière étape en date du processus d’évolution d’une société traditionnelle vers la modernité.

Vous voulez dire que le processus de modernisation n’est pas achevé ?
Tout à fait. Depuis les années 1830 ou 1840, la Chine est dans un processus continu de transformation sociale. Elle a connu pendant cette période deux phases de croissance économique rapide. Une première, des années 1900 à 1920, et celle que nous connaissons actuellement, qui a débuté en 1979 [avec le lancement de la politique de réformes par Deng Xiaoping]. Il est sans aucun doute intéressant de rapprocher ces deux périodes de croissance, et de comprendre pourquoi la première s’est interrompue.
La vague de modernisation du début du xxe siècle est en effet très comparable à celle que nous connaissons aujourd’hui. L’économie progresse rapidement. La croissance du PIB est à deux chiffres. Presque toutes les grandes villes modernes de Chine se constituent à cette époque-là. Il s’agit aussi d’un moment où la Chine est en phase avec le reste du monde, avec des résultats pour le système politique et la culture plus palpables qu’au cours de ces soixante dernières années.
En vingt ans seulement, le système politique traditionnel et la culture classique vont totalement changer de visage. Les examens impériaux, la langue classique et le système impérial disparaissent. Si aujourd’hui les Chinois peuvent se dire fiers des progrès accomplis au cours des trois dernières décennies, que dire de ce qui a été réalisé en vingt ans seulement, au début du xxe siècle ! Jamais dans l’histoire de l’humanité on n’a vu un aussi vaste empire faire un si grand pas en si peu de temps.
La république de Chine issue de la révolution de 1911 [chute de la dynastie des Qing] est la première république d’Asie. C’est aussi la plus grande du monde. Avec le développement économique rapide, les régions côtières jouissent du même type de situation que les pays les plus avancés. La radio, par exemple, est introduite à Shanghai seulement deux ans après son invention en Occident, et elle y devient populaire – exactement comme le sont devenus aujourd’hui les téléphones portables. La raison pour laquelle on néglige aujourd’hui cette période est que, très vite, va éclater une grave crise sociale : c’est le début de fortes turbulences [trois décennies de rivalité armée entre le Parti communiste et le Kuomintang pour la direction de la révolution chinoise]. Au point que le xxe siècle est resté dans l’esprit des gens comme un siècle de troubles et de révolutions.
Pourquoi cette première période de modernisation n’a-t-elle duré qu’un peu plus de vingt ans ? Parce que la transformation rapide de la société va créer des problèmes insolubles. Les réformes entreprises à la fin de la dynastie des Qing s’inspirent entièrement des institutions politiques et économiques occidentales [et japonaises], et, tandis que les élites et leurs capitaux se dirigent vers les villes, les campagnes manquent d’écoles et d’organisations sociales. Les villes côtières se modernisent rapidement, pendant que l’intérieur agricole stagne.

Le fossé entre riches et pauvres se creuse, en même temps que croissent les écarts de richesse entre l’est et l’ouest du pays [à l’instar de ce que l’on constate dans la Chine actuelle]. Si bien que, en 1920, les liens organiques qui unissaient les différentes strates structurant la société chinoise traditionnelle [de l’organisation bureaucratique impériale aux lignages, en passant par les élites locales] sont rompus. Le profond ébranlement de la cohésion sociale induit irrémédiablement d’importants troubles sociaux, qui bloquent le développement économique. Les campagnes se gonflent de paysans affamés, ce qui en fait des foyers d’agitation. Le temps de la révolution est arrivé.
On peut dire brièvement que la transformation de la société traditionnelle chinoise a toujours achoppé sur une difficulté : développer une économie moderne tout en préservant la cohésion de la société. Dans l’immense empire qu’est la Chine, atteindre en même temps ces deux objectifs est extrêmement compliqué.

Vous avez avancé en 1984 l’hypothèse de la structure “ultrastable” de la société traditionnelle chinoise. N’est-ce pas là une de ces manifestations ?

Le système ultrastable chinois possède deux particularités. D’abord, la forte capacité de contrôle d’une bureaucratie unie autour du pouvoir impérial, avec un refus de toute réforme en période de stabilité sociale. Ensuite, la capacité de l’idéologie confucéenne à fédérer les trois ­sous-systèmes qui organisent la société. Ces deux particularités rendent toutefois inévitables les phénomènes de corruption. Quand la corruption et les désaccords atteignent un niveau insupportable, la société se désagrège. Et tous les progrès accomplis pendant la période de stabilité sont balayés par la brutalité des soulèvements sociaux. Une fois l’ordre rétabli, il faut tout recommencer. Ce système fonctionne dans une succession de périodes de crise et de prospérité, de développement et de destruction.
Pour que la Chine achève son processus de modernisation, en plus du développement économique et de l’indépendance nationale, il faut qu’elle parvienne à sortir de cette histoire cyclique. Durant la période de développement économique du début du xxe siècle, de nombreux éléments du système politique occidental ont été introduits, mais ils n’ont pas pu faire évoluer le modèle fondamental d’une cohésion sociale fondée sur une idéologie morale. Ainsi, le développement économique, parvenu à un certain stade, détruit inévitablement la cohésion sociale et finit par céder le pas. Difficile de sortir de son destin historique.
La cohésion de la société traditionnelle était assurée par l’idéologie confucéenne. Quand cette cohésion sociale entre en crise, au début des années 1920, la Chine s’enthousiasme pour les deux alternatives idéologiques que sont le marxisme-léninisme et les “trois principes du peuple” [indépendance, souveraineté, bien-être, promus par Sun Yat-sen]. Ces deux nouvelles idéologies utilisent l’Etat-parti pour mobiliser la population afin de rétablir la cohésion sociale. En 1949, le Parti communiste, idéologiquement plus fort, fonde la république populaire de Chine. Le Kuomintang, plus faible, s’attribue Taïwan. La Chine retrouve progressivement sa cohésion. Si les deux Chines ont bien l’apparence d’Etats modernes, leur structure fondamentale, où la morale fonde l’intégration sociale, n’a pas évolué. La Chine continentale devra attendre d’avoir recouvré sa cohésion puis de s’effondrer dans l’utopie révolutionnaire, avant de retrouver le chemin de la modernisation économique [en 1979]. Un demi-siècle aura séparé cette nouvelle phase de la première période de développement économique.
Si l’on ne s’intéresse aujourd’hui qu’au développement économique, sans se rappeler que, en cent ans, la modernisation n’a pas abouti, et qu’il existe des cycles historiques de crise et de prospérité, alors l’essor risque de s’interrompre. Il n’est pas impossible que le schéma du passé se reproduise.

Si, en soixante ans, la Chine continentale n’a su se défaire de la domination d’une idéologie morale, comment faut-il comprendre l’insistance des dirigeants actuels à parler de gouvernement par la loi ?

Parler de “gouvernement par la loi” est un progrès indiscutable, mais il faut faire une distinction claire entre ce que l’on veut en faire et ce qui existe réellement. Dans la tradition chinoise, il y a déjà l’idée de gouvernement par la loi. Mais il s’agit de la loi telle que la concevait l’école légiste [iiie siècle avant notre ère], qui n’avait pas les droits de l’homme comme principe fondamental.

Cette loi-là est un simple instrument de domination idéologique [une administration exerçant le contrôle social pour veiller à l’observation de la loi cosmique]. Il y a une différence essentielle entre cette conception de la loi et l’Etat de droit, qui place la loi au-dessus des gouvernements et des partis.
Dans ce dernier système, on observe la primauté du droit. L’Etat de droit, c’est avant tout un régime constitutionnel, où la Constitution limite et encadre les pouvoirs du gouvernement, où l’opinion contrôle les fonctionnaires, où les lois sont édictées de manière impartiale et publique. Avant tout, pour être légitime, une loi ne peut aller à l’encontre des droits fondamentaux. Si la croissance des trois dernières décennies s’est accompagnée d’une corruption de plus en plus intense, c’est parce qu’il n’existe pas de véritable Etat de droit.
 Passer de la domination idéologique et morale à la primauté du droit et à la mise en œuvre d’un régime constitutionnel est la clé de la modernisation de la société chinoise. Aujourd’hui, l’idéologie fossilisée du Parti communiste a perdu de son influence, et, tandis que l’économie et la société ont beaucoup évolué, les institutions de l’Etat-parti fondées sur l’idéologie n’ont pas bougé. Il ne faut pas attendre que la crise sociale s’aggrave et que l’économie manifeste des signes de faiblesse pour se confronter à la question. Il faut saisir cette occasion pour entamer une réforme politique, et passer de l’Etat-parti à un régime constitutionnel. La Chine n’atteindra le double objectif de prospérité économique et d’intégration sociale (y compris avec Taïwan et entre les différentes ethnies de Chine) et ne sortira du cycle historique du chaos et de sa maîtrise que dans un cadre politique moderne.

Cette année marque aussi le 90e anniversaire du Mouvement du 4 mai 1919 [mouvement culturel et politique en faveur du progrès]. Vous avez dit que la culture chinoise n’avait pas encore accompli les tâches assignées par ce que l’on appelle communément les Lumières chinoises. N’est-ce pas aussi un point de départ à votre réflexion sur la question chinoise ?
La modernisation de la société traditionnelle est en effet intimement liée au projet des Lumières. La modernisation politique et économique est impossible sans une évolution fondamentale des modes de pensée et un passage des individus à la modernité. Historiquement, les deux phases de croissance économique rapide du xxe siècle coïncident justement avec les deux moments des Lumières chinoises restés inaboutis.
La première phase a enclenché le Mouvement pour la nouvelle culture, qui a duré dix ans (1915-1925). Ce mouvement progressiste vantait la science et la démocratie (les droits de l’homme), et a popularisé en Chine le concept de modernité. Pourtant, ces premières Lumières n’atteignent pas leurs objectifs. L’essentiel du mouvement de pensée avait déjà eu lieu avant 1919. Après 1919, avec la fin de la Première Guerre mondiale et la victoire des bolcheviks en Russie, le socialisme puis le communisme vont prendre le dessus sur le libéralisme.
Les courants de pensée qui traversent les Lumières vont évoluer. Des doutes sur l’universalité de concepts tels que la liberté, les droits de l’homme, la démocratie ou la science vont se faire jour. Un remplacement idéologique s’opère en conséquence. Dans les années 1920, le Parti communiste et le Kuomintang coopèrent. Les deux partis envisagent encore l’idéologie comme vecteur de cohésion sociale. L’avènement de l’Etat-parti est directement lié à l’interruption des premières Lumières.
C’est bien parce que ce premier mouvement est resté inachevé que les années 1980 voient l’avènement des deuxièmes Lumières chinoises. A nouveau, on défend les valeurs universelles modernes. On peut dire que, sans ce mouvement, la réussite économique actuelle n’aurait pas été possible. Mais le mouvement est brutalement interrompu en 1989 [avec la répression sanglante des manifestations étudiantes sur la place Tian’anmen, à Pékin]. Les Lumières chinoises sont le grand projet inabouti de la nation. Il faut aujourd’hui retrouver l’esprit du 4 mai 1919, et prolonger le mouvement des Lumières pour que la Chine accomplisse enfin sa ­modernisation.
Quand les Chinois évoquent l’histoire contemporaine, ils ont toujours un sentiment d’humiliation [motivé par les défaites face aux agressions étrangères au xixe siècle]. Cependant, si l’on se place dans une perspective historique longue, on réalise que ce pays si vaste, à l’histoire si ancienne et à la culture si forte, n’a pas été colonisé, comme l’Inde, ou n’a pas simplement disparu, comme l’Empire ottoman.

Sur plus d’un siècle de transition émaillé d’innombrables déceptions, on s’aperçoit que chaque évolution a un sens et une fonction historique dont nous pouvons être fiers et dont nous devons tenir compte.

Jin Guantao, vous avez enseigné vingt ans à Hong Kong, et, depuis l’an dernier, vous occupez un poste à l’Université d’études politiques de Taïwan. Vous avez donc vécu dans les trois Chines. Quel regard portez-vous sur elles ?
Nous vivons à Taïwan depuis trop peu de temps pour nous prononcer. Mais nous avons une intimité particulière avec Hong Kong et la Chine continentale. Nous pratiquons effectivement les trois Chines [Jin Guantao enseigne aussi à l’Académie des beaux-arts de Hangzhou, sa ville natale, dans le Zhejiang]. C’est une des chances de notre existence. Nous avons le sentiment que les sociétés chinoises de Hong Kong et de Taïwan, leur histoire et leurs réalités, sont des ressources inestimables pour le peuple chinois.
Hong Kong possède un système légal fort, fondé sur des valeurs universelles modernes, ainsi qu’une administration honnête, transparente et efficace. Taïwan a abandonné les institutions de l’Etat-parti par la voie pacifique dans les années 1980, pour devenir enfin une démocratie parlementaire. Tout cela est remarquable. Au moment d’accomplir sa modernisation, la Chine continentale doit apprécier à leur juste valeur le système légal hongkongais et l’expérience taïwanaise de transition politique.


10.2009|Jiang Lifen|Shun Po (Hong Kong Economic Journal)

PROFIL Jin Guantao et Liu Qingfeng

Jin Guantao et son épouse Liu Qingfeng occupent une place particulière dans l’histoire de la pensée con-temporaine chinoise. En 1984, ils cosignent l’ouvrage <i>Xingsheng yu weiji</i> (Prospérité et crise), dans lequel ils avancent l’hypothèse de l’ultrastabilité des structures de la société féodale chinoise, à l’origine de la longévité et de la continuité de la société chinoise classique. Le livre ébranle les cercles académiques et provoque un mouvement de réflexion intense sur la culture chinoise, connu sous le nom de “fièvre culturelle”. Peu de temps après, Jin et Liu sont engagés comme consultants pour la série télévisée "L’Elégie du fleuve", réalisée par le journaliste Su Xiaokang. Ce grand documentaire historique soulève la question du repli sur soi de la Chine à l’époque moderne. Diffusé à la télévision chinoise à la fin de l’année 1988, il fut un élément déclencheur du mouvement prodémo­cratique de 1989. En juin 1989, alors que le mouvement étudiant est brutalement réprimé, le couple se trouve à Hong Kong, où Jin est professeur invité à l’Université chinoise. Les deux historiens, accusés d’être des “mains noires” (des instigateurs) du mouvement étudiant, ne retourneront pas en Chine continentale.
A Hong Kong, ils fondent l’influente revue culturelle <i>Ershiyi Shiji – Twenty First Century</i> et le Centre de recherche sur la culture chinoise contemporaine. Plus récemment, ils se sont lancés dans un vaste travail de numérisation des textes importants de la transition chinoise. Leur Base de données sur l’histoire de la pensée chinoise moderne est constituée de périodiques et de documents officiels sur la période 1830-1927. Depuis la rentrée 2008, Jin Guantao est professeur d’histoire des idées à l’Université d’études politiques de Taïwan, à Taipei.            (D’après Shun Po, Hong Kong)

Chronologie

1841-1842 Première guerre de l’opium. La Chine cède à la Grande-Bretagne, victorieuse, l’île de Hong Kong. Cinq ports sont ouverts aux étrangers.
1856-1860 Défaite dans la seconde guerre de l’opium.
1861-1895 La dynastie Qing tente d’importer des techniques occidentales afin de renforcer son pouvoir. L’industrie se développe et la pénétration étrangère s’accentue.
1895
Défaite face au Japon, qui obtient l’île de Formose (Taïwan).
1898 Tentative avortée de réforme des institutions.
1905 Abandon des examens mandarinaux.
1911 Chute de la dynastie Qing et fondation de la république de Chine, avec Sun Yat-sen comme président.
1919
Mouvement du 4-Mai en réaction au traité de Versailles, qui attribue au Japon la province du Shandong, jusque-là sous contrôle allemand. Le mouvement défend à la fois l’intégrité du pays et la modernisation de la culture.
1928
Le leader du Kouomintang, Tchang Kaï-chek, devient président de la république.

1931 Occupation de la Mandchourie par le Japon.
1936
Le Kouomintang et le Parti communiste chinois (PCC) s’allient pour lutter contre le Japon.
1937-1945 Guerre sino-japonaise.
1946 Guerre civile entre le PCC et le Kouomintang.
1949 Victoire du PCC. Fondation de la république populaire de Chine. Le Kouomintang se réfugie à Taïwan.
1966-1976 Révolution culturelle.
1979 Lancement de la politique de réformes par Deng Xiaoping.
1987 A Taïwan, levée de la loi martiale.
1989 Mouvement étudiant prodémocratique, réprimé dans le sang à Pékin.
1996 Première élection démocratique à Taïwan. Lee Teng-hui est élu président.
1997 Rétrocession de Hong Kong à la Chine.
2000 A Taïwan, le Kouomintang cède pour la première fois le pouvoir, avec l’élection de Chen Shui-bian à la présidence de la République.

 

Partager cet article

Repost0
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 00:00

A Canton, plus de 40 % des entreprises publiques ou privées ont pratiqué des baisses de salaire en 2009 – ou s’y préparent. Chose frappante, ce sont d’abord les entreprises publiques qui sont concernées, explique le quotidien Guangzhou Ribao. En comparaison, la situation est beaucoup plus stable dans les administrations de l’Etat et du Parti, dont 10 % seulement ont pratiqué des baisses de salaire. Tels sont les résultats les plus marquants d’une étude sur les effets de la crise économique menée par le Centre d’études municipal sur l’état de la société et de l’opinion.

80 % des personnes interrogées expliquent que leur situation économique a été affectée par la crise. Les réductions de salaire se font en général sous la forme de congés obligatoires faiblement rémunérés, à raison de quelques jours par mois, rapporte le journal. Les réductions de personnel effectuées ou prévues concernent quant à elles 45 % des entreprises moyennes ou privées ; 35 % des entreprises publiques en ont effectué et 5 % des administrations prévoient de le faire.

Partager cet article

Repost0
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 00:00

Dans un long texte publié sur Internet, une grande figure du mouvement réformateur dénonce la collusion entre le monde politique et celui des affaires. Analyse.

Le 12 octobre, Zhou Ruijin a publié un article très fouillé et très courageux dans le­quel il dressait un bilan de la politique de réformes et d’ouverture [lancée en 1979]. Il appelle les vieilles générations de hauts dirigeants de la période révolutionnaire à retrouver le courage des premiers temps et à rompre les relations qui les lient aux groupes d’intérêts particuliers. A la faveur de la grande vague de transformation de l’économie chinoise en une économie de marché qui a submergé la Chine depuis les années 1990, la collusion entre le monde de la politique et des affaires est en effet devenue un phénomène répandu aussi bien dans les secteurs immobilier, minier, financier que dans celui de l’énergie. Le début du xxie siècle, rappelle Zhou Ruijin, a vu se développer le secteur public au détriment du secteur privé, et le rôle exercé par l’entreprise individuelle a été minimisé. Des entreprises publiques en situation de monopole ainsi que de nombreuses entreprises privées très puissantes jouissant de ­l’appui de fonctionnaires ont alors en­grangé sans vergogne des profits exorbitants et ont recherché des retours sur investissement illégaux, appuyées et protégées par le “parapluie” des pouvoirs publics.

Pour l’auteur, les groupes d’intérêts particuliers affirment leur puissance non seulement en prenant possession des ressources naturelles, mais aussi en ralliant des porte-paroles politiques, en achetant des spécialistes pour qu’ils se fassent les avocats de leurs pratiques monopolistiques, s’arrogeant ainsi un droit de parole. C’est ainsi qu’ils ont réussi à se forger une légitimité idéologique. Vis-à-vis des instances supérieures, ils avancent la nécessité de préserver la “sécurité économique nationale” ou la “sécurité de la production”, des expressions pompeuses qui traduisent en fait leur volonté de rechercher une protection politique. Vis-à-vis de la base, ils jouent sur les deux tableaux des “usages internationaux” et des “spécificités chinoises” pour exploiter le consommateur. Ils exercent donc une pression à la fois vers le haut et vers le bas. En mettant à mal la justice sociale et les intérêts des simples citoyens, en piétinant les principes de gouvernement du Parti communiste, en ternissant la crédibilité des autorités, ils sont en train de commettre des actes lourds de conséquences.

Toujours selon Zhou, l’alliance du pouvoir et du capital non seulement génère de la corruption, mais permet à des groupes influents d’accaparer les fruits de la croissance économique et d’empiéter sans scrupules sur les intérêts des simples citoyens. Une telle situation peut aisément conduire à une explosion sociale. Si, ces dernières années, de nombreux cadres du Parti et intellectuels clairvoyants ont réclamé une réforme urgente du système politique, c’est précisément parce qu’ils avaient constaté qu’une concentration aussi poussée des ressources naturelles, du capital et du pouvoir en Chine engendrait le risque de s’engager sur la voie d’un capitalisme oligarchique.

Mais le plus grave est l’infiltration du système judiciaire par les groupes d’intérêts particuliers. Actuellement, en raison d’une standardisation encore imparfaite, les juges chinois ont encore beaucoup de latitude. La supervision des départements de la sécurité publique, des parquets et des tribunaux est très faible, ce qui laisse beaucoup de marge de manœuvre aux hommes de loi qui se laissent corrompre et tournent les règlements au profit de leurs corrupteurs. Ainsi, en 2006, cinq magistrats du tribunal intermédiaire de Shenzhen ont été limogés ou arrêtés, tandis que plusieurs dizaines de juges et d’avocats étaient impliqués. En 2008, le vice-président de la Cour suprême, Huang Songyou, a quant à lui été révoqué pour avoir usé de ses fonctions à des fins personnelles, pour en avoir tiré des avantages financiers et pour avoir commis de graves malversations, ce qui avait jeté le discrédit sur la Cour suprême.

A l’opposé des groupes d’intérêts particuliers, on trouve la catégorie des plus démunis qui vivent chichement ou même misérablement. De 1999 à 2006, le poids économique de la Chine a plus que doublé. Mais cette croissance économique s’est accompagnée d’une baisse continue de la part des salaires dans le PIB. Les salaires des employés non fonctionnaires n’ont pas progressé au rythme du PIB, ce qui prouve qu’une grande partie de la population n’a pas eu sa part du gâteau du boom économique. Les simples citoyens sont étranglés par les quatre grandes difficultés (trouver un logement, se faire soigner, scolariser ses enfants, se constituer une retraite). Aujourd’hui, la pauvreté s’étend des campagnes jusque dans les villes. Aux marges des villes prospères et des régions développées, nombreux sont ceux qui se débattent pour vivre en deçà du seuil de pauvreté.

Le maintien de la stabilité sert de prétexte

Le maintien de la stabilité est au cœur des préoccupations des dirigeants du pays. Or, note l’auteur, certains cadres locaux ou administrations font souvent exprès d’amplifier les facteurs d’instabilité sociale pour effrayer leurs supérieurs et leur mettre le couteau sous la gorge afin d’obtenir des financements supplémentaires et faire avancer leur carrière politique. Cette approche irresponsable du maintien de la stabilité est devenue monnaie courante, bien loin de la déontologie politique qui veut que le Parti serve la chose publique et que le pouvoir soit exercé pour le peuple.

Par ailleurs, sous prétexte de ­maintenir la stabilité et de prévenir les troubles, certaines autorités locales politisent les conflits d’intérêts, parfois complexes mais classiques ; ils empêchent les simples citoyens d’exprimer normalement leurs revendications, dédaignant ou retardant la résolution des conflits entre les différentes couches sociales, repoussant sine die la réforme nécessaire du système de gouvernance et de contrôle social.

L’auteur souligne, enfin, qu’au début du lancement des réformes Deng Xiaoping avait justement eu à cœur de séparer intérêts économiques et politiques. Les vieux révolutionnaires avaient résolument abandonné les idées et les modes traditionnels d’exercice du pouvoir qu’ils avaient pourtant participé à créer ; en braves, ils n’avaient pas hésité à se couper un bras, à tout casser pour tout refonder. Ce n’est qu’ainsi qu’ils étaient parvenus à enclencher le grand processus de redressement du peuple chinois.

Par conséquent, Zhou Ruijin appelle dans son article la classe dirigeante à prendre la douloureuse décision de se couper résolument des groupes d’intérêts particuliers, qui ne cherchent qu’à vivre dans le luxe et la débauche sans se soucier de la catastrophe à venir. Et l’auteur de rappeler une phrase célèbre de la dynastie Ming : “Quand on sauve la majorité, on ne peut pas en plus réfléchir aux difficultés de sa propre famille.”

 

Zhou Ruijin

Ancien rédacteur en chef adjoint du quotidien shanghaïen Jiefang Ribao puis de l’organe du Parti communiste chinois (PCC), le Renmin Ribao, Zhou Ruijin, né en 1939, est surtout connu pour avoir publié sous le pseudonyme de Huangfu Ping un article où il appuyait la relance des réformes par Deng Xiaoping, en 1992. S’il intervient assez peu dans le débat politique chinois, ses articles en faveur des réformes n’en ont que plus de poids. L’article d’octobre 2009 est d’abord paru dans son intégralité sur le site Zhongguo Xuanju yu Zhili, qui est soutenu par la fondation Carter. Des versions plus courtes ont été publiées dans des médias pékinois

05.11.2009|Yu Zeyuan|Lianhe Zaobao

Partager cet article

Repost0
10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 00:00

Où l’on apprend que Pékin a lancé en 2007 une ambitieuse politique d’expansion agricole à l’étranger.

Dans un “document no 1” [directive de première importance] émis en 2007, le Comité central insistait sur la nécessité pour l’agriculture chinoise de “sortir de ses frontières” de manière accélérée, posant de nouvelles exigences à l’agricul­ture et au secteur professionnel rural. L’expression “sortir de ses frontières” englobe l’exportation de produits agricoles, la coopération et l’aide agricole internationale, ainsi que les investissements directs agricoles. Cette politique consiste pour les entreprises chinoises à investir directement à l’étranger et à s’y livrer à la production ou à la gestion agricole de façon autonome. Elle se traduit par des sorties de capitaux, de technologies, de produits ou de main-d’œuvre, dans un esprit de coopération et de recherche des profits, en observation du principe de réciprocité des intérêts.

Selon des statistiques partielles, la Chine compte actuellement une quarantaine d’entreprises phares dans l’agriculture industrialisée qui sont implantées à l’étranger, engagées dans un programme de coopération ou cotées sur une place boursière étrangère. Les investissements porteraient sur 15,3 milliards de yuans [1,5 milliard d’euros] et concerneraient plus de 30 pays ou régions d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Océanie. Quand, en l’an 2000, a été créé le ministère du Commerce international, une équipe spécialisée dans la promotion et le commerce des technologies agricoles sur le plan international a également été constituée. Les entreprises ont réalisé des démonstrations de leurs produits et engagé des programmes de coopération en Indonésie, en Malaisie, au Myanmar, au Cambodge, aux Philippines et au Vietnam, le tout avec des résultants très probants.

Des plantations d’hévéas pour produire 500 000 tonnes de latex


Les entreprises agricoles qui “sortent de nos frontières” sont très diversifiées. Si les entreprises publiques spécialisées dans le défrichage des terres et les semences agricoles, ainsi que les sociétés de pêche, constituent le gros du bataillon et jouent un rôle moteur en servant de modèle, le privé est en train de s’activer pour combler son retard dans ce domaine. Par ailleurs, leur domaine d’action est de plus en plus large. En 2007, 1 500 bateaux de pêche chinois, employant près de 40 000 personnes, sont partis pêcher en dehors des eaux territoriales, dans les zones économiques exclusives de 32 pays ou régions incluant notamment l’Afrique de l’Ouest, la Malaisie, l’Indonésie, le Myanmar, le Sri Lanka, les Fidji et l’Argentine, ainsi que dans les eaux internationales des océans Pacifique, Atlantique et Indien. Certaines sociétés ont implanté des bases de production de céréales ou de soja, ainsi que des zones d’exploitation de ressources moins communes comme l’hévéa, le palmier à huile, le sisal ou le manioc, en Russie, en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient ou en Amérique latine. Ainsi, la société Nongken de la province septentrionale du Heilongjiang a commencé en 2004 à louer des terres céréalières dans l’Extrême-Orient russe. En 2007, la superficie des terres ensemencées a atteint un peu plus de 42 260 hectares. Dans le même temps, la société a financé la construction d’un centre de prétraitement des céréales et une usine de fabrication de levain liquide, étendant sans cesse sa place dans la chaîne de production de l’exploitation agricole en Russie. Quant à la société Nongken de la province méridionale du Guangdong, elle a démarré en 2002 un projet de plantations d’hévéas devant lui permettre de produire à l’étranger 500 000 tonnes de latex ; en Thaïlande et au Vietnam, elle a racheté et rénové cinq usines de transformation du caoutchouc naturel, tandis qu’en Malaisie elle développe régulièrement un programme de plantations d’hévéas dans l’Etat de Sarawak [sur l’île de Bornéo]. Aujourd’hui, sa capacité de production de latex s’élève à 206 000 tonnes. Autre caractéristique de ces entreprises agricoles “qui sortent de nos frontières”, leurs champs d’investissement se diversifient, concernant aussi bien les cultures céréalières que les cultures non alimentaires, la protection de la faune et de la flore, le conseil en agronomie, la mécanisation agricole, l’exploitation des ressources rurales, l’agriculture liée aux bioénergies ou encore la pêche hauturière.

10.2009|Chen Qianheng , Zhang Lihua, Wang Jinjing|Guoji Jingji Hezuo (International Economic Cooperation)

Partager cet article

Repost0
8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 00:00

Le décès d’un responsable d’usine, battu à mort par des ouvriers, illustre l’absence de relais entre la base et la direction au sein des entreprises*.

22Le 24 juillet, des manifestations ont éclaté à Tonghua, dans la province du Jilin (nord-est du pays). Opposés à la restructuration de leur entreprise, plusieurs milliers d’ouvriers de l’usine sidérurgique Tonggang ont battu à mort le nouveau directeur général. De nombreuses critiques se sont abattues sur la commission provinciale de gestion et de supervision des investissements publics du Jilin. Cette commission, qui a orchestré le rachat de Tonggang, est accusée de n’avoir pas réussi à établir le dialogue avec les ouvriers. L’affaire est extrêmement complexe et doit servir de leçon non seulement à Tonggang, mais aussi aux très nombreuses entreprises publiques qui cherchent à changer de statut. Il ne s’agit pas tant de savoir si les propriétaires doivent nécessairement dialoguer avec les ouvriers dont les intérêts sont liés à cette entreprise, que de savoir quand et comment entamer cette concertation. Fondamentalement, il faut que les deux parties mettent en place des mécanismes de coopération et de dialogue. Il faut aussi déterminer comment les organismes qui représentent les intérêts des ouvriers au sein des entreprises d’Etat – syndicats et associations représentatives du personnel – peuvent se dégager de l’emprise de la direction pour devenir des organisations autonomes, qui soient véritablement les porte-parole des re­ven­dications ouvrières. A ce stade des réformes en Chine, cette question ne peut plus être esquivée.

Le cas de Tonggang est très révélateur. Le groupe était autrefois une entreprise dont l’Etat était seul actionnaire. L’organigramme comprenait un conseil d’administration, des directions, le comité du Parti et le syndicat. Malgré cela, c’était un système de gestion unifié, dans lequel le syndicat et l’association représentative du personnel ne disposaient pas d’un espace d’expression autonome. Après avoir payé sa restructuration au prix fort (par des réductions de personnel), le groupe Tonggang a ouvert son capital en novembre 2005 à un tiers d’actionnaires privés, lesquels avaient fait entrer des hommes à eux dans l’encadrement. La commission provinciale des investissements pu­blics du Jilin et le groupe Jianlong étant devenus actionnaires majoritaires, lorsque d’importants ajustements stratégiques dans l’entreprise ont été envisagés, aucun canal d’expression direct n’a été instauré qui aurait permis d’entendre les revendications des ouvriers ou d’obtenir leur coopération. Des tiraillements sont apparus entre les représentants des nouveaux et des anciens actionnaires. Ils se sont rapidement transformés en conflit entre les ouvriers et les nouveaux actionnaires. Faute de garantie concernant leurs intérêts, les salariés ont perdu confiance dans les représentants du gouvernement et se sont alarmés face à la perspective d’une nouvelle évolution dans la composition du capital. Ils ont donc refusé de coopérer et ont opté pour la contestation ouverte.

À quand des organisations ouvrières indépendantes ?

Ces dernières années, l’industrie sidérurgique était florissante. Les conflits étaient peu nombreux. Mais, avec le ralentissement économique du se­cond semestre 2008, les problèmes ont été mis à nu. Les bailleurs de fonds publics et les investisseurs privés ont poursuivi leurs visées, coupés des masses et de la réalité. De leur côté, les anciens gestionnaires du public disposaient encore du pouvoir de contrôle sur leur main-d’œuvre. L’explosion de conflits sociaux n’était donc qu’une affaire de temps.

Lorsque, le 22 juillet, le gouvernement provincial du Jilin a autorisé Jianlong à augmenter sa participation dans la société Tonggang pour en devenir l’actionnaire majoritaire, les investisseurs publics sont tout de suite entrés en action, dans l’espoir d’être compris et soutenus par les cadres et ouvriers de Tonggang. Entre les 22 et 24 juillet, plusieurs réunions ont eu lieu, au cours desquelles il a été dit qu’“il n’y [aurait] pas de licenciements ni de réductions de salaires. Ceux-ci [seraient] au contraire augmentés le moment venu.” Mais le soutien des gens de l’intérieur, c’est-à-dire les anciens cadres du public, n’était pas acquis aux actionnaires. Et ceux-ci n’avaient pas non plus prévu de dialogue direct avec les ou­vriers. Ils ne pouvaient se fier à personne, il était trop tard. Le 24 juillet, la tension était palpable. Dans l’après-midi, le directeur dépêché par Jianlong a été pourchassé et frappé avant d’être pris en otage. Personne n’est intervenu. Avec du recul, on peut dire que cette opposition aveugle a empêché l’entreprise de s’engager sur de bons rails grâce à son rachat. En définitive, ce sont les salariés de base qui sont lésés. Cette tragédie a des causes multiples, mais une chose est claire : la Chine doit être prête à payer plus cher la restructuration de ses entreprises publiques en instaurant un mécanisme de maintien des équilibres capable de prendre en compte les intérêts des différentes parties. En s’inspirant du principe de l’Etat de droit, il convient de mettre à l’ordre du jour la question de la création et de l’indépendance d’organisations ouvrières dirigées par les salariés eux-mêmes dans toutes les entreprises, y compris les sociétés publiques.


** Directrice de la publication de Caijing.

Arrestation

Ji Yigang, un ouvrier de Tonggang, a été incarcéré le 16 octobre. Selon les autorités du Jilin, il aurait avoué être responsable des coups qui ont entraîné le décès de Chen Guojun.

.10.2009|Hu Shuli**|Caijing

 

Partager cet article

Repost0
t>