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Durant toute l'année

 

1 cours d'essai gratuit

 

Découverte, initiation

 

Tai Ji Quan

Tous les mardis à 12h

et jeudis à 10h

 

Qi Gong

Tous les jeudis à 18h30

 

 

 

 

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      Pour vos amis

et connaissances

Le Passeport Découverte

 

 Sans titre-1 copie 

 

Renseignements 06 85 80 47 50

 

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Horaires des cours

 

 Cours niveau 1 

 

(débutants et +)

Lundi 10h45

Etang du Turc, Ondres

 

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Lundi 18h30,

Mardi 12h, Jeudi 10h

Centre Sportif 

Haitz Péan

Anglet

 

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Vendredi 18h30

Urrugne

(Amicale laïque Adixkidea)

 

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Cours niveau 2 et 3

 

Mercredi 19h

Centre Sportif 

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Anglet

 

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Qi Gong

 

Mardi 10h30 (UTLA)

Jeudi 18h30

Centre Sportif 

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  Pour tout renseignement: 

 
Tel: 06 85 80 47 50   


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Recherche

Bonjour à tous,

Le collectif " a fleur de temps « travaille sur un nouveau projet

Texte libre

2022 Ensemble 
Année du Tigre d'eau

Le Tigre

Courageux et indépendant.

 

Né pour commander,

il déteste obéir.

Donnant une impression de

largeur de vue et de tolérance,

il est en fait très personnel

et même souvent dur.

Il a un assez mauvais caractère.

Son courage est souvent

de l’inconscience car il a un

très grand goût du risque.

Il a le souci de sa réputation

et apprécie que l’on dise

du bien de lui.

Aimant à se mettre en avant,

il risque, s’il n’y prend garde,

de se faire des ennemis.

Il lui plaît d’agir en grand seigneur

sans trop faire attention au détail,

et là aussi,

il encourt les critiques.

Mais s’il sait tenir parole,

il peut retrouver le respect qu’il mérite.

Son caractère est généreux

et il est capable pour les autres

de tous les sacrifices,

mais il est rarement payé de retour.

 

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Yi Jing


Le Yi Jing


(Le classique des mutations) est une aide précieuse lorsque vous désirez faire le point sur une situation, recevoir un avis ou un point de vue différent, faire un choix, connaître le moment approprié pour une action, savoir quelle attitude adopter.

Fondé sur la constatation que le changement est la seule chose certaine, et que toute situation évolue en fonction de son  rythme propre, en captant le moment où vous vous situez. Le Yi Jing répondra à toutes vos questions en vous donnant la meilleure stratégie à adopter

 

Tél: 06 85 80 47 50

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Qi GONG

et

Paysage 

 

Feng Shui Sensitif

 

Vallée  de l'Arberoue

(prés d'Hasparren)

et

Grottes d'Isturitz

 Tél: 06 85 80 47 50

 

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Dragons

 

 

Passage 2016

Dragon d'Argent

Dragon de feu

Fred et Isabelle

Dragon d'eau

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 23:11

Des ateliers sont possibles sur vos demandes. Vous désirez voir un aspect particulier, parlez-en

autour de vous en cours. Lorsqu'au moins six personnes sont intéressées et inscrites, vous choisissez une date ensemble, vous désignez un référent de stage qui s'occupera de la coordination, vous soumettez le projet au professeur, et c'est parti !

 

Quelques suggestions de thèmes :

Tai Ji Quan : mémorisation des enchaînements, Yin Yang, respiration, fluidité, continuité, les cinq pas, les 8 portes, le fil de soie, l'élasticité, ouvertures et fermetures, lees trois coordinations extérieures, les trois coordinations intérieures, la détente, les spirales, l'axe terre-ciel, l'alignement, les applications martiales, l'enracinement, l'unité, armes, tui shou...... etc

Qi Gong : Méditation, relaxation, respiration, sons thérapeutiques, exercices de saisons, les 8 brocarts de soie, le Lian gong shi ba fa, les Cinq Animaux de Hua Tuo, équilibre, détente du dos, souplesse des articulations, gainage lombaire et abdominal, centrage, étirement, renforcement postural, .... etc

Feng Shui Sensitif, relation homme et paysage dans l'énergétique chinoise

Méditation

Yi Jing

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 23:08

Quelles sont les valeurs éthiques et spirituelles des Chinois ? Le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme sont-ils des croyances, des philosophies ou des sagesses ? Il n’existe pas de correspondance directe entre les concepts de la culture chinoise et ceux de la culture occidentale. Un mot d’une langue européenne appliqué à telle ou telle notion chinoise donne la plupart du temps une idée approximative, parfois même fausse, de ce que signifie le mot chinois initial. 

Quelques idéogrammes chinois essentiels :

三教 (sān jiào) est souvent traduit par "trois religions" pour désigner taoïsme, confucianisme et bouddhisme. Or jiào signifie "enseignement" (sān = trois)... très éloigné de l’idée de religion.

宗教 zōng jiào. Il n’existe pas de caractère chinois correspondant à l’idée occidentale de religion au sens de "croyance fondée sur un Dieu créateur et transmise par un Livre révélé". Pour traduire ce mot, le chinois a adopté zōng jiào : "enseignement ancestral". Catholicisme devient 天主教 tiān zhŭ jiào : "enseignement du maître du ciel". 

神 shén peut désigner des esprits présents dans la nature. Mais lié à d’autres caractères, il exprime des réalités "en rapport avec l’intelligence, l’esprit, l’habileté, l’énergie, la vitalité". Associé au caractère míng 明, brillant, il signifie "sagesse de la nature".

Une autre notion importante, le "culte des ancêtres", peut être mal comprise. Il s’agit en fait de poursuivre dans l’au-delà, le devoir qu’a un fils de nourrir et d’entretenir ses parents, sans considérations religieuses. 

 

Temple taoïste des "Nuages blancs" 白云观 à Beijing

 

Le taoïsme 道教 dàojiào "enseignement de la voie" est un des trois piliers de la pensée chinoise. 

L’harmonie, pour les taoïstes, se trouve en plaçant son cœur et son esprit (le caractère chinois du cœur 心 désigne les deux entités) dans la Voie 道 dào, c’est-à-dire dans la même voie que la nature. En retournant à l’authenticité primordiale et naturelle, en imitant la passivité féconde de la nature qui produit spontanément les "dix mille êtres", l’homme peut se libérer des contraintes et son esprit peut "chevaucher les nuages". 

Selon Granet, le taoïsme est un idéal d’insouciance, de spontanéité, de liberté individuelle, de refus des rigueurs de la vie sociale et de communion extatique avec les forces cosmiques. Ce taoïsme des grandes chevauchées mystiques a servi de refuge aux lettrés marginaux, ou marginalisés par un bannissement aux marches de l’Empire, aux poètes oubliés, aux peintres reclus... et fascine aujourd’hui bien des Occidentaux.

Laozi 老子 est considéré comme le père fondateur du taoïsme. Les informations historiques le concernant sont rares et incertaines et sa biographie se développe à partir de la dynastie Han. 道德经 Dàodéjīng (le Livre de la Voie et de la Vertu) que la tradition lui attribue est un texte majeur du taoïsme. Laozi est considéré par les taoïstes comme un dieu (太上老君 Tàishàng lǎojūn) et comme leur ancêtre commun.

 

Temple de Confucius 孔子 à Qufu (Shandong)

 

Le confucianisme 儒家 Rújiā "école des lettrés" ou 儒学 Rúxué "enseignement des lettrés est l'une des plus grandes écoles philosophiques, morales, politiques de Chine. Elle s'est développée pendant plus de deux millénaires à partir de l'œuvre attribuée au philosophe Kongfuzi 孔夫子 "Maître Kong" (551-479 av. J.-C.), connu en Occident sous le nom latinisé de Confucius.
Selon Confucius : "La vertu est une richesse intérieure que tout homme peut acquérir, étant donné que la nature humaine n'est ni bonne ni mauvaise ; aussi tout homme a-t-il la possibilité de devenir un sage, ou de se comporter comme un sot..."  
Les principaux disciples du maître sont nommés les "Douze Philosophes" 十二哲 et révérés dans les temples confucéens. Depuis l'époque, où, sous les Han, le confucianisme est devenu idéologie d'État en Chine, chaque ville qui était un centre d'administration disposait d'un temple consacré à Confucius, où les fonctionnaires de l'État devaient régulièrement organiser des cérémonies en son honneur. Les salles dans lesquelles Confucius et ses disciples étaient vénérés portaient le nom de wénmiào 文庙 "temples de la littérature"

La Chine est depuis plusieurs milliers d'années régie par un système de pensée complet formé du confucianisme, du taoïsme et du bouddhisme, le confucianisme exerçant la plus grande influence.

 

Temple bouddhiste de Lingyin 灵隐寺 à Hangzhou

 

Introduit en Chine au milieu du 1° siècle, le bouddhisme y est devenu à partir de la fin du 3° siècle l’un des trois principaux courants idéologiques et spirituels (les "Trois écoles" 三教 sānjiào).
Cette nouvelle religion présentait des caractéristiques en désaccord avec l’idéal moral et social façonné par le confucianisme. Ainsi, le célibat monastique adopté en vue du perfectionnement spirituel individuel contrevenait au devoir de contribuer de façon productive à la famille et à l’empire, au détriment de l'accomplissement personnel si nécessaire.
Avec le taoïsme il offrait des similitudes extérieures. Au début, il en fut parfois considéré comme une forme, et le vocabulaire taoïste servit à traduire celui des sutras. Certaines notions se confondirent au point qu’il est parfois impossible de démêler précisément les deux influences.
À l'exception de certaines influences vajrayana (bouddhisme tibétain) ou hinayana, les principaux courants actuels des bouddhismes japonais, coréen et vietnamien proviennent d'
écoles mahayana (en chinois 大乘 dàchéng) qui sont nées ou ont pris leur essor en Chine.

 

 

Les trois sagesses chinoises : Taoïsme, Confucianisme, Bouddhisme - Cyrille Javary 

À partir de sa connaissance intime de la Chine, Cyrille Javary, auteur d'une monumentale traduction du Yi Jing, nous introduit à la perception qu'ont les Chinois de leur univers spirituel et nous donne les clefs pour l'aborder, non pas à partir de catégories occidentales inadéquates, mais des mots chinois eux-mêmes. Du chamanisme archaïque et toujours vivace aux cultes contemporains, tel celui de Mao, en passant par les enseignements de Laozi et de Confucius, il retrace avec clarté une histoire plurimillénaire de dialogues et d'influences mais aussi de rivalités. Surtout, il nous montre ce que ces sagesses ont d'universel, et en quoi elles nous permettent de mieux comprendre le monde moderne et la Chine actuelle.

 

Publié par Jardin de Chine

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 23:09

Arrêt des cours

Samedi 28 Octobre 2017

Reprise des cours

Lundi 6 Novembre 2017

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 23:20
Conscient du problème de la pollution, le gouvernement chinois a promis dès 2014 de renforcé ses contrôles et ses efforts. - NICOLAS ASFOURI/AFP

Conscient du problème de la pollution, le gouvernement chinois a promis dès 2014 de renforcé ses contrôles et ses efforts. - NICOLAS ASFOURI/AFP

La Chine va entrer dans la quatrième année de  sa guerre contre la pollution. Mais le combat décrété par le Premier ministre Li Keqiang est encore loin d'être gagné. Selon une nouvelle étude de l'Energy Policy Institute de l'Université de Chicago (EPIC), l'incapacité du pays à réguler la qualité de son air ampute, en moyenne, l'espérance de vie de ses citoyens de trois ans et demi par rapport aux nations affichant des standards de pollution conformes à ceux préconisés par l'Organisation mondiale de la santé.

Pour atteindre cette conclusion, l'EPIC a décortiqué, de 2004 à 2012, l'évolution des niveaux de pollution et  des taux de mortalité dans 154 grandes villes chinoises. Ses chercheurs ont ainsi découvert un bond de mortalité lié aux maladies cardio-respiratoires provoquées par les épisodes de pollution atmosphérique. Ils ont encore identifié d'importantes différences de mortalité entre les régions chinoises affichant des profils industriels et énergétiques différents.

Ainsi au nord du pays, comme à Harbin, où le gouvernement alimente des centrales au charbon l'hiver pour fournir gratuitement du chauffage à la population, l'espérance de vie des habitants peut être amputée de 6,9 années du fait de la forte concentration de particules nocives pendant plusieurs mois de l'année. A l'inverse, au sud du fleuve Huai, où l'Etat ne fournit pas de chauffage gratuit, l'espérance de vie peut être supérieure de trois ans par rapport au Nord.

Conscient de ces dangers, le gouvernement chinois a promis dès 2014 de s'attaquer à cette pollution atmosphérique et a considérablement renforcé ses contrôles et ses efforts. L'an dernier, le ministère de l'Environnement reconnaissait toutefois que seules 84 des 338 villes qu'il surveillait avaient affiché des qualités d'air conformes aux standards nationaux, moins sévères que les normes conseillées par l'OMS.

YANN ROUSSEAU Le 13/09/2017 Les Echos.fr

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 23:15

L'arbre de tata

Dans une ville chinoise en mutation, une petite fille est confiée par ses parents à sa grande-tante âgée. Au fil d'un lent et doux rapprochement, la petite fille découvre l'histoire personnelle de son aïeule, le secret qui anime son coeur et la lie à l'arbre planté dans le petit jardin au bout de la rue.

Chaque fois que je passe sur cette place, j'entends encore le bruissement des feuilles dans le vent, les feuilles de l'arbre de tata...

Auteur(s) :
Liqiong Yu ,  Zaü
Éditeur :
Hongfei cultures
Reliure : 
Cartonné
Date de sortie :
07/09/2017
Rayon :
Albums /  Albums 3-6 ans
 

 

Flamme

 

Flamme vit dans la forêt avec ses deux renardeaux. Lorsque des chasseurs approchent, ils prennent la fuite, mais Moucheté, le plus jeune, tombe dans le piège. Au péril de sa vie, Flamme met tout en oeuvre pour le sauver.

Quand l'amour et le courage de Flamme l'emporte sur la force brutale…

 

Titre
Flamme
Date de sortie
14/09/2017
Auteur(s)
Chengliang Zhu
Traducteur(s)
Collectif
Éditeur
HongFei Cultures
Rayon
Albums /  Albums 3-6 Ans
Reliure
Broché
ISBN / EAN
978-2-35558-131-1 - 9782355581311
Format
28 X 23

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 23:00

"Je suis un artiste chinois, je ne fais pas de l’art chinois"

Rencontre avec Wang Keping, sculpteur chinois installé en France depuis 1984, et un des membres fondateurs du premier groupe d'artistes non-conformistes en Chine, “Les Étoiles”, dont faisait également partie Ai Weiwei.

Retrouvez Wang Keping cette semaine, dans les pages de l'édition Île-de-France de Courrier international dédiée au Paris des artistes vu par la presse internationale.

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 11:02

JU DOU DE ZHANG YIMOU

Lien de rediffusion: https://www.arte.tv/fr/videos/073035-000-A/ju-dou/

ARTE diffuse Ju Dou (1990) de Zhang Yimou lundi 2 octobre à 22h40, en version restaurée. Le film sera également disponible en télévision de rattrapage pendant sept jours sur le site d’ARTE. Le Sorgho rouge (1987) premier long métrage de Zhang Yimou et Terre jaune (1984) premier long métrage de Chen Kaige sont les deux films fondateurs de la « cinquième génération. » On désigne sous ce terme les premiers étudiants qui sortent diplômes de l’académie de cinéma de Pékin en 1982. Les chefs de file de la « cinquième génération » sont Chen Kaige et Zhang Yimou qui possède une formation de directeur de la photographie. Si la « cinquième génération » a réinventé le cinéma chinois, c’est aussi en lui permettant d’accéder pour la première fois de son histoire à une reconnaissance mondiale instantanée, grâce à de nombreuses récompenses obtenues dans les grands festivals internationaux, et aux succès commerciaux de certains films à l’étranger. Ces films s’inscrivent clairement dans un retour aux racines chinoises, avec des histoires rurales ancrées dans les traditions ancestrales, à l’opposée de l’idéologie communiste. Ils critiquent aussi bien la féodalité impériale que la Révolution culturelle. Les débuts de la carrière de Zhang Yimou l’imposent d’emblée comme un esthète de l’image, de la couleur et du cadre. Son cinéma s’inspire de la calligraphie et de l’opéra chinois. Ses personnages sont des signes, comme des idéogrammes sur une toile, à la fois symboles, corps et idées. Le moindre mouvement est chorégraphié. Cette recherche de la beauté permanente et du symbolisme n’exclut pas la dimension émotionnelle d’un film comme Ju Dou, à la cruauté exacerbée. Ju Dou se déroule dans la campagne chinoise des années 20. Le patron d’une fabrique de tissus torture chaque nuit sa belle et jeune épouse qu’il accuse de ne pas lui donner d’héritier, alors qu’il est impuissant. La jeune femme va se donner au neveu de son maître, et tomber enceinte de son amant. Le thème de la femme opprimée et martyrisée par une société machiste et archaïque traverse la filmographie de Zhang Yimou première période. Ses héroïnes sont des victimes mais aussi des combattantes capables d’une grande violence pour échapper à leur condition. Ju Dou se venge du vieillard sadique qui l’a achetée et accède enfin au plaisir sensuel dans les bras de son amant, mais le destin finira par briser cet éphémère bonheur. Il faut reconnaître à Zhang Yimou un certain génie de scénographe. Les corps et les tissus, les teintures se mêlent avec une virtuosité extraordinaire. Mais dans Ju Dou il témoigne aussi d’un vrai talent de dramaturge, en convoquant les dieux et la loi des hommes qui vont contrarier l’amour passionnel et interdit du couple illégitime. Les premiers films de Zhang Yimou sont indissociables de Gong Li, égérie et compagne du cinéaste. L’actrice chinoise s’y révèle sublime et bouleversante. Ju Dou compte parmi les plus grands rôles de Gong Li, dont la beauté époustouflante ne doit pas faire oublier les talents de tragédienne.

Gong Li dans Ju Dou de Zhang Yimou
Gong Li dans Ju Dou de Zhang Yimou

 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 23:00
La région des lacs et des roseaux de Baiyangdian se situe à quelques 150 kilomètres au sud-ouest de Pékin - SIPA

La région des lacs et des roseaux de Baiyangdian se situe à quelques 150 kilomètres au sud-ouest de Pékin - SIPA

Le président chinois a décidé de créer une ville grande comme vingt fois Paris, au sud-ouest de Pékin. Ce projet, qui prend modèle sur Shenzhen et Pudong, pourrait susciter jusqu’à 300 milliards d’euros d’investissement sur dix ans. Mais il y a beaucoup de défis à relever...

Le temps semble ici comme suspendu. Depuis la dynastie Ming il y environ 500 ans, le village de Qiaoxi coule des jours paisibles dans la région des lacs et des roseaux de Baiyangdian, à quelques 150 kilomètres au sud-ouest de Pékin. Pour y accéder, une petite route serpente entre les zones humides et les champs de maïs ou de blé. Le coin est apprécié des habitants de la capitale chinoise, qui viennent y admirer les fleurs de lotus et manger du poisson d'eau douce le temps d'un week-end. 

Samedi 1er avril dernier, ce village a soudainement été tiré de son sommeil et propulsé en « Une » de l'actualité. C'est ici que le président Xi Jinping a décidé de créer une nouvelle ville censée rivaliser avec Shanghai et Shenzhen ! Baptisée « nouvelle zone de Xiongan », celle-ci doit à terme s'étendre sur plus de 2.000 kilomètres carrés : vingt fois la superficie de Paris, trois fois celle de New York ! 

Nous avons appris le nouvelle à la télévision, se souvient la patronne de la petite superette du village. Tout le monde était très excité. Certains sont même allés tirer des pétards dans la rue ! » « Comme c'était le 1er avril, on a d'abord cru à une blague ! » sourit un voisin, en pleine partie de cartes à l'ombre de la boutique. 

A la réflexion, quelques signes avant-coureurs suggéraient qu'il se tramait quelque chose : au cours des mois précédents, ordre avait été donné de suspendre tous les travaux et projets de construction dans les quelques soixante villages à la ronde. Désormais, à l'entrée de ces derniers, une guérite est installée afin de vérifier que plus aucun matériau de construction ne rentre. Et de grands slogans à la gloire du futur Xiongan ont été peints sur les murs des maisons : « Tout est pour la nouvelle zone, tout est pour le peuple », peut-on lire en gros caractère rouge.

Désengorger Pékin 

Relayée très vigoureusement par la presse officielle, le projet de Xiongan recouvre plusieurs objectifs : il s'agit d'abord de désengorger Pékin, une ville de 23 millions d'habitants confrontés à une pollution chronique, une pression immobilière croissante, d'immenses problèmes de circulation et un épuisement de ses ressources. « Pékin s'est développé en agrégeant des faubourgs et compte déjà six périphériques, constate Alain Bertaud, un urbaniste qui a longtemps travaillé sur les villes chinoises, aujourd'hui professeur à l'Université de New York. Ce modèle rayonnant autour d'un centre-ville n'est plus tenable ». 

Les autorités chinoises ont donc décidé que les fonctions « non-capitales » de Pékin seraient transférées à Xiongan. Des entreprises d'Etat, des institutions culturelles, des universités et d'autres services publics devraient ainsi prendre la route du sud. 
Mais l'objectif de Xi Jinping,  qui sera investi pour un deuxième mandat lors du Congrès du parti communiste en octobre, est aussi d'y construire une cité-modèle « ouverte et innovante », prenant exemple sur  Shenzhen,qui n'était qu'un village de pêcheur il y a encore quarante ans mais aussi sur Pudong, situé en face du vieux Shanghai où les gratte-ciels ont remplacé les cabanes de riziculteurs et les marécages qui prévalaient il y a 25 ans. L'accent sera mis sur « la protection écologique » et l'« amélioration du bien-être de la population » dans le cadre d'une ville-laboratoire témoin d'une « nouvelle urbanisation de la Chine », s'emballe déjà la propagande. Le président chinois, qui qualifie ce projet d'«importance cruciale pour le millénaire à venir », a promis « du ciel bleu, de l'air frais et de l'eau propre », selon les mots rapportés par la presse officielle. 

Flambée immobilière

Difficile de rester insensible devant tant de promesses et un tel battage médiatique. Quelques heures après l'annonce de cette nouvelle zone spéciale, des hordes de citadins de Pékin et de Tianjin ont déboulé en trombe, flairant déjà les bonnes affaires. Les prix des terrains et des maisons se sont immédiatement mis à flamber, contraignant les autorités locales à interdire toutes transactions et à fermer les bureaux de vente. 

Au lendemain de ce premier week-end d'avril, les entreprises cotées de la région ont vu leurs actions s'envoler en bourse. « Des gens sont arrivés avec du liquide plein le coffre pour acquérir des appartements, raconte le patron d'une petite entreprise d'emballage du district de Xiongxian. Beaucoup m'ont proposé de racheter mon entreprise car il n'est plus possible de faire enregistrer sa boîte pour venir faire du business ici ». 

Incertitudes

Depuis, l'euphorie a fait place à la prudence. Certains habitants se demandent aujourd'hui s'ils ne vont pas être expropriés et s'inquiètent du peu d'indemnisation qui pourrait leur être versé. Un des joueurs de cartes du village de Qiaoxi n'a plus de travail depuis que les chantiers ont été mis à l'arrêt. Et un autre, employé dans une petite fabrique de chaussures, imagine déjà celle-ci fermant ses portes. 

Textile, chaussure, plastique, emballage, câblage... c'est une industrie vieille et polluante qui domine dans la région. « La nouvelle ville sera sans doute une grande chance pour les générations futures mais, nous, qui ne sommes pas éduqués, qu'allons-nous y faire ? », s'interroge un vendeur de pastèques. 

Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que ce district pauvre, actuellement de 100 kilomètres carrés et d'un million d'habitants, se transforme en ville-modèle. Il ne pèse aujourd'hui que 2,7 milliards d'euros, soit 1% du PIB de Pékin ! A ce stade, aucun plan du futur Xiongan n'a été dévoilé. Mais pourquoi une ville ici précisément?

Tout est à construire

« Tout comme un livre blanc, cette zone, avec une faible densité de population, un faible niveau de développement et un espace suffisant pour s'étendre, réunit les conditions de base pour démarrer un projet avec un haut niveau d'exigence », a expliqué Xu Kuangdi. Cet ancien maire de Shanghai, considéré comme le créateur du quartier financier de Pudong, est aujourd'hui à la tête d'un comité d'experts pour le développement d'une grande région formée par Pékin, la cité portuaire de Tianjin et Xiongan. 

Tout est à construire. Acier, cuivre, aluminium, ciment..., la demande pourrait être colossale. Les économistes commencent à échafauder des scénarios pour en évaluer les retombées. Citi anticipe un investissement global de 65 milliards d'euros les cinq premières années tandis que Morgan Stanley évoque, dans le meilleur des cas, un montant allant jusqu'à 300 milliards d'euros sur dix ans pour une ville qui approcherait les sept millions d'habitants. 

Villes fantômes 

Mais encore faut-il que Xiongan sorte effectivement de terre. Ce n'est pas la première ville érigée de manière artificielle que les autorités de Pékin veulent faire pousser. La Chine compte déjà 19 « nouvelles zones » de niveau national, dont 13 lancées depuis 2014, rappellent les experts de Capital Economics. Rares sont celles qui ont véritablement changé la donne. Certains projets se sont même transformés en villes fantômes. 

« Jusqu'à présent, les initiatives dictées par l'Etat central pour créer de nouvelles villes n'ont pas été des réussites, met en garde Xu Chenggang, professeur d'économie à l'école de commerce CKGSB de Hong Kong. Le gouvernement veut inscrire Xiongan dans la lignée de Shenzhen et Pudong parce que ces projets ont été des succès mais les différences sont bien plus nombreuses que les similitudes». 

Beaucoup d'économistes partagent cet avis, jugeant la comparaison peu crédible. Déjà parce que ce n'est plus la même époque ni le même objectif : « L'économie chinoise était en forte croissance et l'idée était de laisser jouer davantage les forces du marché pour attirer les capitaux étrangers », rappelle Chen Gong, fondateur du think-tank Anbound à Pékin. 

Shenzhen avait été conçue comme un laboratoire de la politique d'ouverture aux investissements internationaux, avec des réformes économiques et financières ambitieuses destinées à attirer des entreprises privées. Le tout piloté par les autorités locales. Le projet de Xiongan est, lui, initié par l'Etat central, veut imposer la relocalisation d'entreprises publiques venues de Pékin et favoriser la croissance du nord de la Chine par de grands projets d'infrastructures. 

Région aride et polluée

A cela, s'ajoutent des différences géographiques : Shenzhen se situe près de la mer, à une trentaine de kilomètres de Hong Kong ; Pudong se trouve sur l'autre rive de Shanghai. La nouvelle zone de Xiongang est, elle, plus isolée, en plein coeur du Hebei, une région aride où la pollution atmosphérique est parmi la plus élevée de Chine. Photos aériennes à l'appui, une ONG locale a jeté un pavé dans la mare, montrant l'équivalent de 42 terrains de football de marais noirâtres, souillés par le déversement d'eaux usées non traitées dans la périphérie de la zone de Xiongan. Les autorités ont répliqué que les méfaits dataient de plusieurs années mais que l'assainissement serait long et coûteux. Pas très attirant... 

« Il faut beaucoup de conditions pour que cela marche, estime l'urbaniste Alain Bertaud. Bâtir une ville de zéro nécessite d'énormes investissements immédiats sans retour avant des années. Le plus grand défi sera sous doute celui des transports puisqu'il va falloir mailler un vaste territoire constitué de forte variation de densité. Pour que le projet crée de la richesse, il faudra également que l'endroit ne se contente pas de délester Pékin mais attire les migrants de la campagne ». 
Le chantier est titanesque, les défis immenses. Mais la Chine a prouvé qu'elle savait mener de grands chantiers d'infrastructures. Surtout, Xiongan n'est pas une ville comme les autres. Ce projet relève directement du président Xi Jinping, qui s'y est personnellement impliqué, se rendant sur les lieux qu'il aurait lui-même choisi, assure la propagande. 
Quarante ans après Deng Xioaping avec Shenzhen, vingt-cinq ans après Jiang Zemin avec Shanghai, l'omni-président chinois veut sa ville. Alain Bertaud travaillait pour la Banque mondiale quand les autorités lui ont présenté un projet de transformation d'un village de pêcheur du delta de la rivière des perles en une ville de 2 millions d'habitants. Il reconnaît avoir bien ri. Aujourd'hui, 12 millions de personnes vivent à Shenzhen devenue la vitrine technologique de la Chine. Et l'urbaniste d'en tirer une leçon : « Tant qu'on n'a pas la preuve du contraire, il faut toujours prendre les Chinois au sérieux ! ».
FRÉDÉRIC SCHAEFFER

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 23:01

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 18:30
Reme, Catherine, Maité et une touriste belge ravie d'avoir essayé.
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Reme, Catherine, Maité et une touriste belge ravie d'avoir essayé.

Reme, Catherine, Maité et une touriste belge ravie d'avoir essayé.

Un grand merci à Reme et Catherine qui sont venues participer et aussi à Corinne

qui a pris ces photos.

Nous avons eu aussi une belle surprise avec la visite de Geneviève et René

que nous espérons revoir très bientôt.

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