Publié le 30 Mars 2018

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Publié le 28 Mars 2018

 

PAS DE COURS LUNDI 2 AVRIL  2018

(le centre Haitz Péan est fermé)

Pour les plus courageux vous pouvez récupérer mardi soir

ou

durant toute la semaine ou les cours ont lieu. 

Pas de cours pendant les vacances de Pâques

Arrêt le 7 avril 2018

Reprise le lundi 24 Avril 2018

 

 

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Publié le 25 Mars 2018

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Publié le 22 Mars 2018

Dr Bussière: la vie d'un humaniste exceptionnel en Chine

Quand Jean-Augustin Bussière arriva en Chine, en 1913, il ne pensait sûrement pas qu'il passerait la moitié de sa vie dans ce pays et y laisserait une légende témoignant pleinement de l'excellence de sa carrière, mais surtout de son profond humanisme, ce dont parlera le président chinois Xi Jinping lors de sa visite d'Etat en France en 2014.

Jean-Augustin Bussière a eu une vie exceptionnelle. Affecté en Chine comme médecin de la Légation de France à Pékin, ce grand voyageur et médecin militaire tomba vite amoureux de la civilisation chinoise, au point d'y "refaire sa vie", comme il l'écrivit à son frère. Le docteur Bussière y passera en effet près de 41 ans. Pendant cette période, il développa l'Hôpital français, fut successivement le directeur de l'Hôpital Beitang, le recteur du département de médecine à l'Université de l'Aurore tout en étant médecin invité à l'Université de Pékin sur proposition du recteur, le philosophe Cai Yuanpei lui-même. Sa réputation de chirurgien et généraliste lui valut des patients dignitaires de l'ancien comme du nouveau régime, mais surtout d'innombrables malades qui parcouraient de longs trajets pour venir le consulter. Parmi ses patients, on comptait beaucoup de paysans habitants du même village auxquels il prodiguait gracieusement son art, quand il passait les week-ends dans les Collines de l'Ouest à Pékin. En 1930, le Dr Bussière finança la construction d'un pont en pierre, qui porte son nom depuis, à l'intention des habitants qui vivaient au pied de Yangtaishan. Plus tard, il s'installa définitivement dans cette région pittoresque, en faisant construire un ensemble de maisons dont l'architecture reflète le goût du propriétaire partagé entre l'Orient et l'Occident. Un vrai bijou architectural dressé sur le versant Est de la petite hauteur de Yangtaishan, dans un paysage verdoyant et paisible, au milieu d'arbres centenaires et de fleurs de toutes espèces environnant des temples séculaires. On a fini par appeler cet ensemble de constructions "Le Jardin de la famille Buissière", en chinois:《贝家花园》.

Jean-Augustin Bussière fut une figure active dans le milieu socio-culturel de Pékin, dans les années 20 du siècle dernier. Sa résidence, conçue au début comme un sanatorium à l'intention de sa fille atteinte de tuberculose et en retrait par rapport au "beau monde", devint vite le lieu de prédilection d'intellectuels chinois et occidentaux de renom. Dans son patio, à Da Tian Shui Jing au centre de Pékin, se côtoyaient philosophes, écrivains, poètes, universitaires et réformateurs dont le plus célèbre était Saint-John Perse, alors troisième secrétaire de la Légation française. A Xishan dans les collines, le poète français trouva l'inspiration dans un temple taoïste où il composa son poème impressionniste Anabase qui lui valut le prix Nobel de littérature en 1960. Le sinologue André d'Hormon qui a beaucoup contribué à la traduction en fran?ais du grand classique "Le Rêve dans le Pavillon rouge", était également un habitué du salon du Dr Bussière et du jardin dans les collines. 

Le docteur Bussière s'intéressait beaucoup aux expérimentations sociales chinoises dans la médecine comme dans l'agriculture et l'éducation. C'est chez lui que fut lancé en 1919 le projet "le Mouvement estudiantin Travail-Etudes à l'étranger", porté par Li Shizeng, le célèbre éducateur chinois et Wu Zhihui, lettré et réformateur. En même temps, pour accueillir les étudiants chinois, grâce au concours d'intellectuels et d'hommes politiques en France et en Chine, fut fondé en septembre 1921 l'Institut franco-chinois de Lyon (IFCL - 里昂中法大学), visité en mars 2014 par le président Xi Jinping. Plus de 2 000 jeunes Chinois ont pu ainsi venir en France étudier médecine, sciences de la nature, biologie, pharmacie, mathématiques, lettres, géographie, histoire et droit, disciplines qui couvraient presque l'ensemble du champ académique de l'époque. Un bon nombre de ces boursiers sont devenus ensuite des scientifiques réputés, des universitaires de renom, des écrivains ou des artistes reconnus. On sait aussi que Deng Xiaoping et Zhou Enlai furent parmi les 50 premiers boursiers à fouler le sol français.

Quand la guerre sino-japonaise éclata en 1937, le médecin français y prit part sans hésiter. Profitant de son statut d'étranger, il allait et venait entre la zone sous occupation japonaise et la zone Jin-Cha-Ji contrôlée par les résistants, en transportant dans sa voiture, puis lorsque la pénurie d'essence fit rage, sur son vélo, médicaments, matériel médical et équipements de communication qui faisaient cruellement défaut dans les bases de résistants chinois.

L'attaque sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941 mit brusquement en danger la vie de toute la communauté des étrangers perdant la protection de l'extra-territorialité, notamment des Français et des Anglais, qui soutenaient activement la résistance chinoise. Certains d'entre eux se réfugièrent un moment chez Jean-Augustin Bussière. Le baron britannique Michael Lindsay, alors professeur à l'Université de Pékin, était l'un d'eux. Alerté, le lendemain de l'attaque, par un ami allemand, il pensa tout de suite au médecin français qu'il ne connaissait même pas. Le couple Lindsay put s'échapper 10 minutes avant l'arrivée des Japonais. Tout comme William Band, le collègue de Michael Lindsay, et sa femme Claire : grâce au docteur Bussière qui couvrait leur retraite, ils parvinrent à gagner avec les résistants chinois la base de Yan'an. Un agent de liaison secret de la guérilla, Huang Hao, doit lui aussi la vie au docteur français, "le Jardin de la famille B" étant devenu en effet un lieu de liaison pour les résistants chinois.

Le Dr Bussière quitta la Chine en 1954 avec sa nouvelle épouse chinoise, l'artiste Wu Sidan et s'éteignit deux ans après dans son pays natal en France.

En 2001, le district Haïdian où se trouve la résidence des Bussière l'a classée "monument du patrimoine local". Elle est aujourd'hui complètement restaurée et figure sur la liste des "Monuments du patrimoine classés de la municipalité de Pékin".

Dong Chun

L'ancienne résidence du docteur Bussière à Beijing (Diaporama)

Dr Bussière
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Publié le 19 Mars 2018

Pourquoi l'érotisme est jaune en Chine

 
En Chine, le mot "jaune" est utilisé comme euphémisme pour parler des choses liées à la sexualité. Les vidéos pornographiques sont appelées "films jaunes"; les musiques lubriques sont appelées "musique jaune"; les romans érotiques sont des "romans jaunes"; et même le programme gouvernemental de contrôle de la pornographie est appelé "l'éradication des matériaux jaunes". 
 
Mais autrefois, la couleur jaune était associée à la grandeur, à des choses vertueuses telles que la religion, la royauté et la prospérité. Qu'est-ce qui a pu causer sa chute vers les bas-fonds de la société?
 
Le déclin de la couleur jaune prend curieusement son origine à la fin du XIXème siècle à New York, où avait éclaté une vicieuse bataille entre deux quotidiens: le New York World de Joseph Pulitzer et le New York Journal de Willian Randolph Hearst. Paradoxalement, cette bataille, initialement menée pour gagner plus de lecteurs, a conduit à un déclin en qualité des deux journaux. Le coeur du journalisme, basé sur des histoires bien documentées et fiables, a basculé vers des sujets superficiels: des gros titres tapageurs, des images choques, une encre colorée. Au même moment, les quotidiens ont commencé à publier des dessins humoristiques appelés "L'enfant en jaune" ("The Yellow Kid"), qui devint un symbole des reportages vulgaires et irresponsables, donnant sans le vouloir, son nom au terme dénigrant de "journalisme jaune".
 
"L'enfant en jaune", symbole de la médiocrité journalistique des années 1890's de New York
 
Le terme est entré dans le vocabulaire chinois vers 1930, et en 1940, une encyclopédie officielle chinoise définit le "journalisme jaune" (黄色新闻 huang se xin wen)  comme des "reportages de journaux qui se réfèrent aux histoires les plus viles et vulgaires des gens ordinaires". 
Et le "jaune" a subit un discrédit encore plus important en 1946 lorsqu'un quotidien hongkongais attribue un groupe de publications de "scandales jaunes" en raison de leur  "consternante obsession du sexe". Cette affaire  finit d'établir un lien direct entre la couleur "jaune" et la luxure. 
 
Les premières "publications jaunes" en Chine
 
Les termes "films jaunes", "musique jaune" ou encore "littérature jaune" pour décrire tout ce qui est lié au sexe ont été inventés dans les années 1946. Mais pourquoi à cette époque le "jaune" attirait autant? Pourquoi tant d'appétit pour l'érotisme? 
Selon le spécialiste chinois Ye Hezhou, cela est lié à la Guerre de Résistance contre les japonais, qui avait pris fin en 1945. "A Shanghai, Guangzhou et d'autres grandes villes chinoises, la société émergeait du chaos et des turbulences de la guerre. Les gens avaient hâte de vivre une vie faite de plaisirs et la culture du sexe devint endémique." 
 
Dans la Chine contemporaine, les connotations lubriques sont devenues inséparables du mot en lui-même, et son usage s'est développé pour inclure de nouveaux concepts tels que les "sites jaunes". 
Il semblerait que sur la palette du vocabulaire chinois moderne, les pigments impudiques qui s'étaient mélangés en premier lieu au "jaune" il y a plus de 70 ans sont devenus plus incrustés dans la couleur et lui ont définitivement donné une teinte plus obscure.
 
 
Joe Pickels 

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Publié le 16 Mars 2018

L'un des secrets les plus étonnants de la construction de la Cité interdite bâtie à Pékin entre 1406 et 1420, est que les dalles de pierre blanche pesant chacune 200 tonnes et supportant les bâtiments en bois, ont été acheminés de la ville de Fangshan – à 70 km de la capitale –, sur un chemin de glace artificiel.

C'est en tout cas l'hypothèse la plus probable avancée par une équipe de chercheurs dirigée par Howard Stone, professeur de mécanique et d'aéronautique à l'université de Princeton aux États-Unis.

Malgré le fait que les premiers véhicules à roues ont été conçus en Chine 3 000 ans plus tôt, faire glisser des traîneaux de bois sur de la glace aurait été un moyen plus sûr pour transporter les énormes pierres des bâtiments de la Cité interdite. Cependant cette dernière méthode était également beaucoup plus chère et nécessitait plus de travailleurs.

C'est après avoir traduit un document historique vieux de 500 ans – mentionnant d'énormes sculptures de pierres transportées sur la glace en Chine  que les scientifiques ont commencé des recherches sur l'éventualité d'une telle utilisation pour le palais impérial. Par la suite, ces derniers ont réalisé des calculs sur les frottements afin d'analyser comment il serait plausible de faire glisser de gros rochers sur la glace, dans une période de temps relativement courte en hiver, alors qu'il faisait encore assez froid.

Au final l'équipe de recherche estime que la force et l'agilité de 300 personnes étaient nécessaires pour faire glisser des roches de cette taille.

La température moyenne du mois de janvier à cette époque était de -4 °C, ce qui était parfait pour construire et entretenir des pistes de glace. Des puits étaient creusés tous les kilomètres de Fangshan à Pékin afin de verser de l'eau sur une route qui gelait sous l'effet des températures négatives. Cette voie gelée permettait ainsi de réduire considérablement les forces de frottement et de surcroît, le temps d'acheminement.

La Rédaction ©Chine Informations

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Publié le 13 Mars 2018

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Publié le 10 Mars 2018

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Publié le 7 Mars 2018

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Publié le 4 Mars 2018

jOURNAL SUD OUEST Publié le 31/12/2017  par Jean-Denis Renard.

En ce dernier jour de l'année, l'interdiction totale du commerce de l'ivoire est entrée en vigueur en Chine. ¢TONY KARUMBA

L’interdiction du commerce de l’ivoire est entrée en vigueur le 31/12/2017 en Chine, le pays qui concentre l’essentiel de la demande. Mais le déclin de l’espèce n’est pas enrayé pour autant

C’est à peu de choses près la première bonne nouvelle pour la famille des pachydermes depuis la disparition définitive du tigre à dents de sabre au fin fond des âges farouches. En ce dernier jour de l’année, l’interdiction totale du commerce de l’ivoire est entrée en vigueur en Chine. "A partir d’aujourd’hui, l’achat et la vente d’ivoire et de produits de l’ivoire par les marchés, les magasins et les commerçants est hors-la-loi. A partir de maintenant, si un marchand vous dit qu’il est un "vendeur d’ivoire approuvé par l’Etat", il vous trompe et viole la loi en connaissance de cause", a indiqué le ministère des Forêts. Le ministère précise que l’interdiction porte aussi sur le commerce en ligne et sur les souvenirs achetés à l’étranger.

Jusqu’à maintenant, la Chine était le premier marché pour l’ivoire de contrebande. Poussée par la hausse générale du niveau de vie et l’apparition d’une classe de citoyens aisés qui considèrent l’ivoire comme un label de leur nouveau statut social, la demande avait grimpé en flèche au cours du siècle. Longtemps laxistes sur le sujet, les autorités chinoises ont opéré un revirement remarqué en 2016. Elles ont d’abord interdit l’importation de l’ivoire et de ses produits transformés antérieurs à 1975. Elles ont ensuite annoncé – il y a très exactement un an – la mesure d’interdiction totale qui prend effet aujourd’hui.

 
Un fonds de commerce pour des mafias puissantes

C’est un pas en avant important pour la protection des éléphants car le commerce d’objets d’art fabriqués à partir de l’ivoire restait légal en Chine. Ainsi que la revente d’ivoire brut acquis avant 1989, quand la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) en a interdit le commerce à l’échelle internationale. Ces exceptions permettaient aux trafiquants, structurées en mafias puissantes, de continuer à inonder le marché avec de l’ivoire prélevé sur des éléphants abattus en nombre. "On constate avec inquiétude une augmentation de la transformation de l’ivoire en Afrique, lequel est travaillé par des Asiatiques qui l’exportent ensuite vers l’Asie", constatait ainsi la CITES cet automne.  

L’agence officielle Chine Nouvelle affirme qu’une interdiction partielle du commerce de l’ivoire avait déjà entraîné une baisse de 80% des saisies d’ivoire entrant dans le pays. Les prix de l’ivoire brut en Chine seraient en baisse de 65% alors qu’ils avaient dépassé 1000 € le kilo à leur pic. En mars dernier, un premier train de restrictions avait entraîné la fermeture de 67 ateliers et magasins impliqués dans le commerce de l’ivoire. Les 105 autres sont censés fermer ce 31 décembre.

Un million d’éléphants il y a 50 ans, 415 000 aujourd’hui

Il faudra attendre l’an prochain pour évaluer l’impact d’une telle mesure sur le braconnage des éléphants, devenu une véritable industrie depuis dix ans sur le continent africain. On dénombrait environ un million d’éléphants  en Afrique il y a cinquante ans. Les effectifs ont plongé sous la barre des 500 000 en 2007. Leur nombre est maintenant estimé entre 350 000 (recensement opéré en 2014) et 415 000 (chiffre du Fonds mondial pour la nature).

Perpétrées sur le terrain par des équipes de braconniers surarmés et prêts à tout – y compris à tuer les Rangers qui protègent les pachydermes dans les parcs nationaux – les tueries pour l’ivoire menaient l’espèce vers une extinction certaine. Selon Joseph Scanlon, le secrétaire général de la CITES, "l’Afrique orientale a été très touchée ces dix dernières années par une flambée d’actes de braconnage et vu ses populations d’éléphants régresser de près de 50%. On constate cependant une diminution constante du braconnage depuis son point culminant, en 2011, et les chiffres de 2016 montrent que les actes de braconnage ont globalement diminué pour revenir aux niveaux d’avant 2008".

Le déclin de la grande faune sauvage africaine

La situation n’est cependant pas stabilisée en Afrique centrale, où les braconniers restent légion. Et les abattages illégaux restent quoi qu’il en soit trop nombreux pour autoriser l’optimisme quant à la pérennité de l’espèce. La décision de la Chine laisse également entier le problème posé par Hong Kong, où la législation dérogatoire permet au commerce de l’ivoire de se poursuivre.

Elle ne peut pas non plus enrayer une tendance au déclin de la faune sauvage africaine dont les causes sont domestiques, notamment l’essor démographique du continent qui réduit et fractionne l’habitat des grands animaux. Sur ce point, les éléphants sont logés à la même enseigne que les lions dont les effectifs s’amaigrissent spectaculairement. L’éléphant d’Afrique est loin d’être sauvé.

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