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Lundi 18h30,

Mardi 12h, Jeudi 10h

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Vendredi 18h30

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(Amicale laïque Adixkidea)

 

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Bonjour à tous,

Le collectif " a fleur de temps « travaille sur un nouveau projet

Texte libre

2022 Ensemble 
Année du Tigre d'eau

Le Tigre

Courageux et indépendant.

 

Né pour commander,

il déteste obéir.

Donnant une impression de

largeur de vue et de tolérance,

il est en fait très personnel

et même souvent dur.

Il a un assez mauvais caractère.

Son courage est souvent

de l’inconscience car il a un

très grand goût du risque.

Il a le souci de sa réputation

et apprécie que l’on dise

du bien de lui.

Aimant à se mettre en avant,

il risque, s’il n’y prend garde,

de se faire des ennemis.

Il lui plaît d’agir en grand seigneur

sans trop faire attention au détail,

et là aussi,

il encourt les critiques.

Mais s’il sait tenir parole,

il peut retrouver le respect qu’il mérite.

Son caractère est généreux

et il est capable pour les autres

de tous les sacrifices,

mais il est rarement payé de retour.

 

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Yi Jing


Le Yi Jing


(Le classique des mutations) est une aide précieuse lorsque vous désirez faire le point sur une situation, recevoir un avis ou un point de vue différent, faire un choix, connaître le moment approprié pour une action, savoir quelle attitude adopter.

Fondé sur la constatation que le changement est la seule chose certaine, et que toute situation évolue en fonction de son  rythme propre, en captant le moment où vous vous situez. Le Yi Jing répondra à toutes vos questions en vous donnant la meilleure stratégie à adopter

 

Tél: 06 85 80 47 50

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Qi GONG

et

Paysage 

 

Feng Shui Sensitif

 

Vallée  de l'Arberoue

(prés d'Hasparren)

et

Grottes d'Isturitz

 Tél: 06 85 80 47 50

 

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Dragons

 

 

Passage 2016

Dragon d'Argent

Dragon de feu

Fred et Isabelle

Dragon d'eau

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 00:00

Le drapeau de la République Populaire de Chine figure aujourd’hui parmi les drapeaux les plus connus et les plus rapidement identifiables. Mais peu de gens connaissent vraiment la symbolique qui l’entoure : si il est facile d’identifier comme la couleur de la révolution chinois, qu’en est-il du reste ?

Le drapeau actuel de la République populaire de Chine fut officiellement adopté le 27 septembre 1949, lors de la première séance plénière de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC). Le drapeau fut officiellement présenté à la population le 1er octobre 1949, lors de la proclamation de la République Populaire de Chine sur la place Tian’anmen à Pékin.

Sa forme finale est le résultat d’un appel publié dans les grands quotidiens chinois du 15 au 26 juillet 1949. Plus de 3000 propositions sont reçues, et c’est celle de Zeng Liansong, qui est retenue (notamment grâce à l’appui de Zhou Enlai), après quelques modifications (notamment la suppression du marteau et de la faucille dans l’étoile principale, qui rappelle trop le drapeau de l’URSS).

Ce drapeau, connu sous le nom de « drapeau rouge au cinq étoiles » (五星红旗/Wǔxīng hóngqí) est riche de symboles. La couleur rouge représente la révolution, mais a aussi une portée symbolique très forte en Chine, étant la couleur du bonheur ou de la chance (ce n’est pas pour rien que les murs des palais (la Cité Interdite en est le meilleur exemple) et des temples impériaux sont rouge). Le jaune, couleur traditionnellement associée à la dynastie impériale, sert ici à faire ressortir les cinq étoiles (le chiffre cinq non plus n’est pas anodin, étant un chiffre « heureux »).

Ces étoiles symbolisent d’ailleurs l’union du peuple chinois avec le Parti communiste chinois. Ce dernier est représenté par l’étoile la plus imposante, entourée de quatre étoiles plus petites, symbolisant les quatre classes sociales « populaires » telles que définies par Mao lui-même dans son texte De la dictature démocratique populaire : les travailleurs (工/gōng), les paysans (农 /nóng), la petite bourgeoisie (marchands, commerçants) (商 /shāng) et les capitalistes patriotes (les intellectuels et les lettrés ralliés au régime notamment) (学 /xué).

La disposition des étoiles sur le drapeau peut aussi rappeler, par sa forme elliptique, le territoire chinois.

 

Sylvain DUCARNE est un passionné de la Chine. Fort d'études en histoire et médias, il a déjà vécu trois expatriations en Chine. Il étudie actuellement l'histoire chinoise à l'université de Lille 3, et prépare un mémoire sur l'image de Mao Zedong dans la propagande chinoise de la Révolution Culturelle.

Le saviez vous ?

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 15:01

Ca y est, il est passé, vous pouvez vous faire livrer le bois pour la cheminée.

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 10:08
Joyeux Noel à tous

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 00:00

Huo Liao 火疗 (huǒliáo, littéralement "traitement par le feu") est un traitement utilisé dans la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC). Il soigne essentiellement les effets du vieillissement du corps par le feu. Le Huo Liao est de plus en plus pratiqué dans les SPA en Chine comme soin anti-rides. Sommaire Base théorique Histoire Préparation Effets secondaires et contre-indications Base théorique Cette pratique est basée sur la moxibustion, une technique de stimulation par la chaleur. Les points traités sont les mêmes que dans l'acupuncture traditionnelle chinoise. Le traitement par le feu est utilisé pour améliorer la circulation sanguine et équilibrer le Qi, entrainant l'activation des fonctions immunitaires des différentes cellules des tissus de l'organisme, provoquant la prévention des maladies et amenant à la guérison, améliorant la condition physique et prolongeant la vie. Le traitement aurait également comme avantage de réguler les fonctions physiologiques des organes et des tissus. Le corps dans son ensemble est régénéré et protégé. Le Huo Liao est donc un traitement anti-vieillissement de la médecine chinoise. Histoire Des documents sur le traitement par le feu dans la Médecine Traditionnelle Chinoise remontent à la période des Printemps et Automnes (770-481 av. J.-C) ont été retrouvés en 1973 dans une tombe du site archéologique de Mawangdui à Changsha, en Chine. On y découvre en outre la première monographie connue des méridiens et le premier livre de médecine documentant les traitements par moxibustion. Ce dernier explique en outre que l'utilisation du Huo Liao est l'alternative à utiliser en acupuncture lorsque les aiguilles ne sont pas appropriées, donnant pour exemple les yeux et leur contour. Préparation La moxibustion est réalisée grâce à une concentration élevée d'alcool posée indirectement sur le corps du patient. Une serviette imbibée d'une formule à base de plantes sert en outre de protection contre les flammes. Le traitement Huo Liao nécessite la préparation d'un mélange médicinal à base de plantes, nommé "préparation du dragon de feu". Ce mélange, posé entre la peau et la serviette enflammée, s'infiltre à travers l'épiderme grâce à la chaleur, pénètre les méridiens et est absorbé dans le sang. La pénétration à la fois sous-cutanée, musculo-squelettique et intra-articulaire, en plus des bénéfices pour le métabolisme déjà citées, est de surcroit efficace contre le rhumatisme. Effets secondaires et contre-indications Le traitement par le feu augmente la chaleur corporelle et les battements du coeur. Les personnes ayant des problèmes cardiaques ou sensibles à la fièvre ne devraient pas pratiquer le Huo Liao. En outre, le traitement n'est pas approprié pour les personnes souffrant de saignement facile comme l'hémophilie. Le traitement demandant l'application de flammes nues, il est indispensable de s'assurer en plus des compétences du médecin, que les normes de sécurité notamment pour les incendies, sont respectées.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 10:38

Le tigre est un animal majestueux, emblématique de l’Asie. Malheureusement, ce sublime félin est une espèce gravement menacée… Traqué par les braconniers pour sa fourrure, il existe aussi une dérive moins connue qui entraîne le déclin de l’espèce : le « vin de tigre ». Cette liqueur reste, aujourd’hui encore, commercialisée en Chine malgré son interdiction et contribue à la disparition de l’espèce.

En 1900, on estimait que 100 000 tigres vivaient en Asie. À l’heure actuelle, ils ne seraient plus que 3 500 spécimens aptes à la reproduction selon l’Union pour la conservation internationale de la nature. Ce chiffre est alarmant, surtout lorsque l’on sait qu’ils sont 5 000 élevés en captivité en Chine et aux États-Unis. Cette baisse prodigieuse de nombre d’individus est notamment dûe à la chasse aux tigres menée au XIXème et au XXème siècle. À cette époque, ils étaient courtisés pour leur peau et leur fourrure. C’est en 1970 que tous les pays ont interdit leur chasse mais cela n’a pas été suffisant pour protéger l’animal qui est toujours menacé par le braconnage et la dégradation de son habitat naturel.

En effet, il est toujours aisé de se procurer de la peau ou des griffes de tigre. Il est même d’ailleurs possible d’acheter du « vin de tigre ». La médecine traditionnelle chinoise attribue des vertus aux os d’animaux qui seraient aptes à soulager l’arthrite et les rhumatismes. Bien que la Chine ait interdit l’utilisation des os de félins en 1993, cet alcool reste cependant encore commercialisé dans le pays selon l’organisation britannique EIA (Environmental Investifation Agency). Selon leur enquête, la liqueur serait désormais fabriquée à partir des carcasses des tigres élevés en captivité qui ne sont pas détruites… L’Agence précise que le gouvernement chinois est bien au courant de cette pratique et qu’il aurait même notifié en 2005 que les fermes élevant plus de 500 tigres étaient en droit de commercialiser le vin de tigre.

Cela a largement stimulé le développement des fermes d’élevage de tigres (actuellement 200 à travers le pays) qui gardent les animaux dans des conditions parfois atroces : cages trop petites, animaux sous-alimentés, battus et jamais soignés. Une fois les tigres morts suite à ces mauvais traitements, leurs carcasses sont récupérées, revendues ou entreposées dans des congélateurs, pour ensuite être transformées en « vin » qui sera vendu à 150€ minimum la bouteille. Evidemment, les éleveurs continuent d’affirmer que les fauves meurent de « cause naturelle » pour pouvoir rester dans la légalité.Cependant, les fermes ne sont pas les seules concernées puisqu’en 2008, l’EIA avait trouvé cet alcool dans deux zoos chinois : le Qinhuangdao Wild Animal Park et le Badaling Safari World. L’un de ces deux établissements avait affirmé avoir reçu l’autorisation des autorités chinoises lorsqu’il avait été dénoncé. On peut aussi prendre l’exemple du Xiongsen Bear and Tiger Mountain Village en Chine qui accueillait 60 tigres en 1993 contre plus de 1 500 aujourd’hui.


La directrice de campagne de l’EIA déplore : « La position tout à fait paradoxale de la Chine, qui dans un contexte international affiche son soutien à la conservation des tigres sauvages mais qui, au niveau national, encourage la demande et par conséquent le braconnage, est l’une des plus grandes escroqueries jamais perpétrées dans l’histoire de la protection de l’espèce. » Selon les ONG, la position ambigüe que continue de pratiquer le pays, anéantit les efforts internationaux qui cherchent à préserver l’espèce. Pour Steve Broad, le directeur exécutif du groupe TRAFFIC, le phénomène est un désastre non seulement pour la Chine mais aussi pour les tigres vivants restant à l’état sauvage.

Toute l’équipe de DGS a été choquée d’apprendre l’existence d’une telle pratique. Le fait qu’un animal aussi magnifique soit torturé jusqu’à la mort pour être simplement transformé en vin est révoltan. Il est difficile d’imaginer que l’Homme puisse engendrer de telles souffrances à un être vivant… Que pensez-vous de cette pratique et de l’inaction du gouvernement chinois ?

Joana Pimenta, le 13 décembre 2013

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 00:00

ANIMAUX - La soupe aux nids d'hirondelle sera elle aussi interdite...

La Chine vient de bannir la soupe d'ailerons de requin ainsi que celle aux nids d'hirondelle des menus des réceptions officielles dans le cadre de sa lutte contre le corruption et le gaspillage. Les ailerons de requin ont en fait disparu des menus des réceptions officielles en 2012, lorsque Pékin a projeté d'interdire ce raffinement gastronomique, très prisé des Chinois malgré son coût exorbitant, dans le cadre d'une première campagne contre des pratiques jugées extravagantes.

La soupe d'ailerons de requin a été à une certaine époque un luxe que l'élite chinoise s'offrait relativement fréquemment. Mais les populations de requins à travers le globe ont été décimées au fur et à mesure de l'élévation du niveau de vie des 1,3 milliard de Chinois et de l'intégration de cette gourmandise aux repas festifs des classes montantes. La demande d'ailerons de requin a fléchi depuis que de nombreux hôtels et restaurants de luxe ont cessé de proposer ce plat ainsi que d'autres raffinements culinaires particulièrement prisés par les cadres du Parti communiste comme les ormeaux et la soupe aux nids d'hirondelle.

Pas d’alcool ni de cigarettes

Une circulaire du Comité central du Parti communiste et du Conseil d'État interdit dorénavant explicitement de «servir des plats contenant des ailerons de requin, des nids d'hirondelle et des produits provenant d'animaux sauvages dans les dîners et réceptions officiels», a indiqué l'agence Chine nouvelle. «Les organisateurs de visites officielles ou de visites d'affaires devront préparer leurs repas en tenant compte de normes de dépense pertinentes. Les hôtes locaux sont autorisés à organiser un seul dîner officiel si cela est nécessaire», ajoute la circulaire.

Le document interdit également d'offrir des alcools et des cigarettes coûteuses au cours des réceptions officielles. Les responsables qui se situent au dessous des fonctionnaires provinciaux n'ont d'autre part pas le droit de louer des suites dans les hôtels pendant leurs voyages d'affaires, tandis que leurs hôtes ne doivent pas leur offrir en cadeau de l'argent en liquide, des actions ou des souvenirs. Ces nouvelles règles visent, selon Chine nouvelle, à «promouvoir la frugalité, s'opposer aux extravagances et favoriser la lutte contre la corruption des cadres du parti et du gouvernement».

Source: 20 minutes.fr 08/12/2013

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 00:00

Le scandale du marché chinois d'huile frelatée fabriquée n'est pas nouveau. Il a été révélé par la presse chinoise en 2010 et, depuis, les autorités tentent d'enrayer sa propagation à grande échelle. Un documentaire diffusé par Radio Free Asia en mai montrant la fabrication illégale de cette gutter oil a remis le sujet au cœur de la Toile.

Revendue en toute illégalité en tant qu'huile de cuisine à des petits restaurateurs ou à des vendeurs de rue, cette substance est fabriquée à partir de déchets et de graisse animale avariée récupérées dans les caniveaux à la sortie des restaurants.

La vidéo montre une Chinoise en train de récupérer à la pelle autant de substances visqueuse qu'elle le peut dans les égouts, en plein jour. Visiblement fière de sa pioche, elle explique qu'il reste certains endroits du pays où l'"on ne risque pas de se faire attraper".

Après dix ans de travail sur le marché noir de l'huile frelatée, elle explique qu'elle a récolté assez d'argent pour revenir dans son village et faire construire une maison à sa famille. Interrogé sur la propagation de cette huile frelatée dans l'alimentation, un Chinois explique que la population est résignée : "Nous sommes obligés d'accepter la chose. Dans notre société actuelle, tout le monde tente d'arnaquer les autres. De toute façon, on ne peut rien y faire."

Lorsque le scandale de cette utilisation à grande échelle avait été révélé, en 2010, les experts chinois avaient estimé que deux ou trois millions de tonnes d'huile frelatée étaient consommées chaque année en Chine.

En 2011, le ministère de la sécurité publique chinoise avait alors mené une enquête de quatre mois, lui permettant de faire main basse sur six points de vente d'huile frelatée et d'arrêter trente-deux trafiquants. "Sous prétexte de raffiner du biodiesel, les suspects achetaient depuis 2009 de l'huile usagée dans le Zhejiang, le Sichuan et le Guizhou pour la transformer en huile de cuisine et l'écouler sur le marché", avait écrit le ministère. Les inspections sanitaires ont, depuis, été renforcées, mais le phénomène est difficile à enrayer, car le recyclage de l'huile de cuisine est très lucratif.

En réponse aux scandales alimentaires à répétition (lait frelaté à la mélamine, plats à base de rats, renards et produits chimiques estampillés bœuf, choux au formol...) les autorités chinoises promettent des récompenses à hauteur de 300 000 yuan (36 200 euros) à ceux qui signalent leurs compatriotes en infraction avec la loi sur la sécurité alimentaire.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 00:00

Depuis 2009, une trentaine d'étudiants chinois se forment à l'art du pain dans une école de Shanghaï créée par des membres de la Jeune Chambre économique française.

Voilà plus d’un mois que Han et Xiao Fang s’activent aux fourneaux, tamisent la farine, pétrissent la pâte et regardent lever les croissants. Autant d’activités nouvelles pour ces deux jeunes femmes arrivées depuis deux mois à Shanghaï.

Issues des provinces défavorisées du Henan et du Shaanxi, ces jeunes apprenties boulangères espèrent acquérir ici un métier, les compétences pour pouvoir gagner correctement leur vie. Car Han et Xiao Fang ne sont pas des jeunes filles comme les autres, bien qu’elles partagent les mêmes rêves que le reste de leur génération. Et c’est pour cette raison qu’elles sont ici.

Fondée en 2009, Shanghai Young Bakers (SYB) est à l’origine une formation à la boulangerie, créée par des membres de la Jeune Chambre économique française, avec l’aide de fondations d’entreprises à mission de solidarité (Carrefour, Accor, Lactalis…). Elle accueille chaque année environ trente étudiants, hommes et femmes. Depuis, les locaux n’ont cessé de grandir : en 2010 un fournil, en 2011 de nouveaux bureaux et bientôt un café social.

Proposant une formation dans la boulangerie française – marché économique en plein boom – SYB dispense des cours de boulangerie et de pâtisserie, mais aussi d’anglais et de français ainsi que des séminaires d’insertion sociale et professionnelle, de 8 à 18 heures, six jours sur sept. A cet enseignement complet s’ajoutent des stages en alternance, sur le modèle français, dans les plus beaux hôtels 4 et 5 étoiles de « la perle de l’Orient », avec, pour la totalité des étudiants, un bon travail à la clé.

SYB forme ces jeunes, qui sont logés, nourris, blanchis, à la vie effrénée de Shanghaï : prendre le métro, répondre à une offre d’emploi ou encore gérer son entreprise. Certains unissent leur destin à celui de l’association en y devenant professeur.

Un destin singulier

Xiao Fang, nouvelle étudiante, vient du Henan, l'une des régions les plus peuplées et les plus pauvres de Chine. Ses deux parents sont atteints du Sida. Comme plus de 300 000 personnes dans cette région, ils ont contracté le virus à la suite de l’affaire du sang contaminé qui a frappé la Chine dans les années 1980. La maladie empêche les parents, dépourvus de ressources, de travailler, et les enfants doivent alors subvenir aux besoins de la famille.

Xiao Fang a arrêté l’école à 14 ans pour travailler en usine et ainsi payer l’école de ses sœurs. Un avenir professionnel plus que compromis, car, en Chine, le travail en usine s’achève à la trentaine, les employeurs préférant souvent recruter de plus jeunes ouvriers. Après avoir passé plus de six ans à travailler à la chaîne, à un âge où d’autres profitent de leur adolescence, elle souhaitait changer de voie. L’association Chi Heng, basée à Hongkong et s’occupant d’enfants de parents contaminés du Henan, lui propose la formation SYB. « Je n’en avais jamais entendu parler. Un été, un bénévole de Chi Heung est venu nous voir, j’ai vu une brochure de l’association et j’ai eu envie de postuler. A 23 ans, je voulais enfin m’occuper de moi et apprendre un métier, SYB était une chance inespérée. »

Comme Xiao Fang, les étudiants présents ici ont été soutenus par des organisations non gouvernementales tout au long de leur adolescence. La Chine ne dispose pas de statut légal pour ces ONG et beaucoup sont enregistrées comme centres de recherche ou entreprises, bien qu’elles mènent des projets caritatifs. Ce statut pose des problèmes pour les fonds et les appels aux dons. Les ONG doivent également respecter une certaine discrétion, car les bénéficiaires de leurs aides peuvent faire l’objet de discriminations de la part de leur communauté. C’est particulièrement vrai au Henan, pour les enfants de séropositifs, même si ceux-ci ne sont pas porteurs du virus, comme c’est le cas pour des élèves de SYB.

D’autres sont arrivés à Shanghaï par l’intermédiaire de Morning Tears, une organisation qui s’occupe des enfants de condamnés, à la prison ou à la mort, dans le Shaanxi. Chaque année, Floriane, chef manager de SYB, se charge d’aller les rencontrer dans plus de huit provinces de Chine : « On teste leur motivation, la plupart ont très envie d’apprendre. La formation ne leur coûte rien et on promet à leur famille de proposer une bonne situation professionnelle à leurs enfants. Si certains sont parfois récalcitrants, le plus souvent, les familles les laissent partir. »

A la découverte du « bâton français »

Pour ces jeunes qui n’ont jamais goûté un pain ou une viennoiserie de leur vie, la baguette de pain – « bâton français », en chinois – n’est pas un produit qui va de soi. L’apprentissage pratique se double alors tout au long de l’année d’une expérience gustative : « Lorsque l’on fait des baguettes au premier cours, les étudiants n’aiment pas ça, ils trouvent que c’est trop dur », explique Wang Li. « Je ne connaissais pas la boulangerie française, je ne savais pas du tout ce que c’était, mais je trouve que c’est rigolo », ajoute Han. Certains partagent ces découvertes avec leur famille restée dans leur province natale : « Dès la première semaine, j’ai envoyé à ma mère et à mes sœurs un colis. Apparemment, elles trouvent les baguettes immangeables, trop dures, mais elles adorent la brioche. La semaine dernière, je leur ai envoyé des croissants. Ma petite sœur les a apportés au lycée et ils ont tous été dévorés », raconte Fang.

Les étudiants apprivoisent l’art de la boulangerie en donnant des formes uniques à leurs productions. Ainsi, la première baguette de Wang Li prenait-elle la forme d’une souris et « ce n’était pas très réussi ! », reconnaît-elle. Les concours de pains décorés permettent des expérimentations de goûts et de formes – pandas, pagodes ou encore l’enceinte de la ville de Xi’an…

La formation est exemplaire pour la place qu’elle accorde aux femmes. Le milieu de la boulangerie est en général assez difficile pour les étudiantes, comme le rappelle Floriane, mais « cela me paraissait naturel que des filles fassent de la boulangerie », explique-t-elle. Résultat, la promotion 2013 comporte presque autant de filles que de garçons. Même si la solidarité existe, l’ambition reste intacte : « On a des contacts avec les anciens étudiants et c’est très motivant. J’ai envie d’être un exemple pour les autres, d’être la meilleure et de rendre ce qu’on me donne », raconte Xiao Fang en se tournant ensuite vers Floriane : « Tu verras, l’année prochaine, tu auras plein de gens du Henan ! »

La promesse d’un avenir

Les étudiants fourmillent de projets, dont SYB se fait le relais. « J’ai envie de rester à Shanghaï après la formation, c’est plus facile pour trouver un travail », explique Han. Xiao Fang est plus partagée : « Peut-être qu’un jour je retournerai dans ma région natale pour avoir ma petite boulangerie. » La réussite des anciens étudiants motive les jeunes promotions : ils peuvent obtenir des postes à responsabilités dans des hôtels, chef de partie au Park Hyatt ou au Royal Méridien de Shanghaï, boulanger-pâtissier pour les chaînes de boulangerie en Chine…

Pour élargir les perspectives des étudiants, Floriane développe le réseau de l’association. « Comme nous travaillons avec des chaînes, nous essayons de développer des partenariats afin de proposer aux jeunes de retourner près de leur famille. Mais la plupart veulent rester à Shanghaï. » L’objectif de Shanghai Young Bakers est, à terme, d’améliorer le réseau de formation et de favoriser la création de boulangeries sociales en Chine et en Asie. En 2011, SYB a ainsi travaillé en partenariat avec l’association Braille sans frontières, basée au Tibet, pour apprendre à des non-voyants le métier de la boulangerie.

Alisée Pornet (Monde Académie)

A Shanghaï, le pain quotidien d’apprenties boulangèresA Shanghaï, le pain quotidien d’apprenties boulangèresA Shanghaï, le pain quotidien d’apprenties boulangères

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 00:00

1 décembre 2013, par Pierre Barthélémy

Une fois n'est pas coutume. Si je m'intéresse aujourd'hui au dernier numéro de Science, daté du 29 novembre, ce n'est pas pour une étude relatant une découverte, mais pour une édifiante enquête journalistique que la revue publie, qui met au jour un incroyable marché noir de la science en Chine. Signée par Mara Hvistendahl (épaulée par Li Jiao et Ma Qionghui), cette enquête a duré cinq mois, cinq mois au cours desquels ces journalistes ont sorti de l'ombre un business florissant, celui où le produit vendu, acheté, négocié n'est rien d'autre que l'étude scientifique, ainsi devenue banal objet de commerce.

Vous êtes scientifique mais vous n'avez pas le temps (ou le budget ou l'envie ou le talent...) de concevoir et mener une expérience, d'en analyser les résultats, de rédiger l'article et de le soumettre au processus d'évaluation par les pairs ? Vous voulez avoir l'assurance qu'il sera publié dans une revue appréciée ? Nous détenons la solution, certifient nombre d'agences chinoises spécialisées dans ces combines : nous avons un catalogue d'études en cours de relecture par des journaux scientifiques et il vous suffira de payer pour que votre nom soit ajouté à la liste des auteurs. Basée à Shanghai, Mara Hvistendahl a ainsi reçu une petite annonce au sujet d'une étude décrivant une stratégie pour réduire la résistance des cellules cancéreuses aux traitements : l'agence qui avait posté le message expliquait que l'on pouvait acheter la place de co-premier auteur contre 90 000 yuans (10 800 euros). Et quand l'étude en question est parue, dans le numéro de septembre de l'International Journal of Biochemistry & Cell Biology, propriété du grand groupe de publications scientifiques Elsevier, un nom est ainsi apparu, celui de Yu Wang, sans que l'autre premier auteur sache de qui il s'agissait...

Autre type de service proposé : payer un "nègre", qu'il soit étudiant ou chercheur, pour composer l'article de votre choix à partir de données complètement inventées dans le pire des cas ou bien récupérées auprès d'autres scientifiques ou bien, troisième solution, commandées à des laboratoires prêts à mener les expériences à votre place contre espèces sonnantes et trébuchantes. Se faisant passer pour des chercheurs, Mara Hvistendahl et ses collègues ont contacté 27 de ces agences commercialisant des études scientifiques réelles ou bidonnées, afin de s'enquérir des tarifs auxquels les articles pouvaient être achetés ou commandés. Seules 5 agences sur 27 ont expliqué qu'elles ne se prêtaient pas à de tels agissements. Chez les autres, les prix s'échelonnaient entre 1 600 et 26 300 dollars, soit, dans ce dernier cas, plus que le salaire annuel de certains professeurs d'université chinois.

Selon les personnes que Mara Hvistendahl a contactées, les officines en question sont un secret de Polichinelle en Chine. Elles ont pignon sur Internet où elles font de la publicité pour leurs services. Même si les tarifs sont parfois exorbitants, l'enquête de Science démontre que le jeu peut en valoir la chandelle en raison du mode de fonctionnement de la recherche chinoise. Le succès de ces agences semble résider dans le fait qu'elles apportent un soin particulier à publier les articles qu'elles commercialisent dans des revues suivies par le Thomson Reuters Science Citation Index (SCI). Cette base de données statistiques a pour fonction première d'estimer la réputation d'une revue scientifique et de calculer son fameux "facteur d'impact". Mais le SCI est aussi très souvent détourné de cet usage pour évaluer le travail et la productivité des chercheurs... Ainsi que le résume dans Science Cong Cao, spécialiste de la science chinoise à l'université de Nottingham, "c'est à l'aune des articles figurant dans le SCI que l'on accorde les promotions aux chercheurs chinois". L'accent est mis sur les publications des cinq dernières années dont on est le premier auteur et peu importe si le facteur d'impact de la revue où l'on a fait paraître son travail est important ou pas. De la même manière, il faut, dans certaines universités chinoises, se prévaloir d'au moins une étude publiée, voire davantage, pour valider son doctorat. Le fameux "publie ou péris" se double d'un "publie et tu seras promu".

L'existence de ce marché noir de la science pose de très nombreuses questions, en commençant par l'évaluation de l'importance de cette fraude. Quelle est la proportion d'études achetées et/ou bidonnées dans une production scientifique chinoise en très forte augmentation ? Le nombre d'études réalisées en Chine a en effet littéralement explosé au cours des dernières années, passant de 41 417 en 2002 à 193 733 en 2012 et le pays est ainsi devenu le deuxième producteur mondial d'articles scientifiques derrière les Etats-Unis. D'autres questions se posent. Pourquoi les chercheurs qui constatent qu'un nom a été ajouté à la liste des auteurs ne le signalent-ils pas ? De quelles complicités les agences bénéficient-elles au sein des journaux scientifiques pour être sûres que les articles qu'elles commercialisent y seront publiés ? Comment sont financés les achats d'études quand les prix dépassent visiblement ce qu'un chercheur isolé est en mesure de s'offrir ? Y a-t-il complicité des laboratoires ou des universités et ponction sur leurs budgets de recherche ?

Dans l'éditorial qu'il signe dans le même numéro de Science, Wei Yang, président de la Fondation chinoise pour la science, reconnaît que le développement rapide de la recherche dans son pays au cours des dernières années ne s'est pas forcément accompagné d'un effort adéquat pour promouvoir les bonnes pratiques déontologiques. Il souligne également que les déplorables dérives commerciales que révèle l'enquête ont probablement plusieurs explications : le mauvais usage de l'indice de citation dans l'évaluation et la promotion des chercheurs figure au premier rang mais on retrouve aussi des motivations économiques étant donné que les budgets de recherche des universités chinoises reposent en partie sur l'obtention de contrats soumis à des appels d'offres. Les universités ont elles aussi intérêt à mettre en avant leur compétitivité... Wei Yang explique que, en réaction à ces mauvaises pratiques, l'accent est désormais mis sur l'éthique auprès des étudiants. Plusieurs scandales ont, ces dernières années, conduit Pékin sur la voie de la tolérance zéro, afin que la recherche chinoise ne soit pas perçue à l'étranger comme gangrenée par la corruption et la fraude scientifique.

Pierre Barthélémy

Un scandaleux marché noir de la science en Chine

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 00:00

Le Monde.fr avec AFP | 28.12.2013

La plus haute instance législative chinoise a adopté, samedi 28 décembre, des motions formalisant l'abolition des camps de rééducation par le travail et assouplissant la politique de contrôle des naissances, a annoncé un média d'Etat.

Ces deux réformes emblématiques avaient été annoncées mi-novembre après une réunion en conclave du Comité central du Parti communiste chinois (PCC). Elles ont été entérinées samedi « par un vote » du comité permanent de l'Assemblée nationale populaire (ANP), la chambre d'enregistrement législative des décisions du Parti unique, a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle.

CAMPS DEVENUS « SUPERFLUS »

Apparu en 1957, le système de la rééducation par le travail, ou « laojiao », permet de détenir des personnes sur simple décision de police, et ce jusqu'à quatre ans. Objet de multiples abus, très impopulaires et dénoncés par les organisations dedéfense des droits de l'homme, ces camps sont notamment utilisés par les autorités locales contre les contestataires, les internautes dénonçant la corruption ou les « pétitionnaires » demandant réparation d'un préjudice.

Ces camps sont « devenus superflus » à mesure que « s'est développé » le système judiciaire du pays, avait indiqué Chine nouvelle plus tôt cette semaine, se référant à un texte émanant du gouvernement. Des experts ont cependant mis en garde contre la probable persistance en Chine, sous des noms différents, d'autres formes de détention arbitraire.

ENRAYER LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION

Le comité permanent de l'ANP a par ailleurs adopté une résolution« autorisant les couples dont l'un des membres est enfant unique à avoir deux enfants », a ajouté l'agence officielle. Cela marque un net assouplissement de la politique chinoise de planning familial, dite de l'enfant unique, adoptée il y a trois décennies pour freiner l'accroissement démographique dans le pays le plus peuplé du monde.

Actuellement, la loi chinoise interdit aux couples d'avoir plus d'un seul enfant. Des exceptions existaient toutefois jusqu'à présent pour les couples dont les deux membres sont enfants uniques, ainsi que pour les minorités ethniques ou les couples ruraux dont le premier enfant était une fille.

Les autorités provinciales « devront amender leurs règles de contrôle des naissances ou prendre des décisions spécifiques, en temps voulu, selon l'évaluation de la situation démographique locale et en conformité avec la (nouvelle) loi », indique la résolution du comité permanent de l'ANP, citée par Chine nouvelle. Cette modification des règles du planning familial est destinée àenrayer le vieillissement de la population chinoise, alors que le taux de fécondité dans le pays, à 1,5 enfant par femme, est très en-deçà du seuil supposé garantirle renouvellement des générations.

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