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Lundi 18h30,

Mardi 12h, Jeudi 10h

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Vendredi 18h30

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(Amicale laïque Adixkidea)

 

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Bonjour à tous,

Le collectif " a fleur de temps « travaille sur un nouveau projet

Texte libre

2022 Ensemble 
Année du Tigre d'eau

Le Tigre

Courageux et indépendant.

 

Né pour commander,

il déteste obéir.

Donnant une impression de

largeur de vue et de tolérance,

il est en fait très personnel

et même souvent dur.

Il a un assez mauvais caractère.

Son courage est souvent

de l’inconscience car il a un

très grand goût du risque.

Il a le souci de sa réputation

et apprécie que l’on dise

du bien de lui.

Aimant à se mettre en avant,

il risque, s’il n’y prend garde,

de se faire des ennemis.

Il lui plaît d’agir en grand seigneur

sans trop faire attention au détail,

et là aussi,

il encourt les critiques.

Mais s’il sait tenir parole,

il peut retrouver le respect qu’il mérite.

Son caractère est généreux

et il est capable pour les autres

de tous les sacrifices,

mais il est rarement payé de retour.

 

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Yi Jing


Le Yi Jing


(Le classique des mutations) est une aide précieuse lorsque vous désirez faire le point sur une situation, recevoir un avis ou un point de vue différent, faire un choix, connaître le moment approprié pour une action, savoir quelle attitude adopter.

Fondé sur la constatation que le changement est la seule chose certaine, et que toute situation évolue en fonction de son  rythme propre, en captant le moment où vous vous situez. Le Yi Jing répondra à toutes vos questions en vous donnant la meilleure stratégie à adopter

 

Tél: 06 85 80 47 50

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Qi GONG

et

Paysage 

 

Feng Shui Sensitif

 

Vallée  de l'Arberoue

(prés d'Hasparren)

et

Grottes d'Isturitz

 Tél: 06 85 80 47 50

 

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Dragons

 

 

Passage 2016

Dragon d'Argent

Dragon de feu

Fred et Isabelle

Dragon d'eau

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 00:10

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 12:08

C'est bientôt le printemps, profitons de cette nouvelle énergie

 

 

Feng Shui Qi gong et Paysage, le 25 mars 2018

Tui Shou 17  février 2018, Haitz Péan Anglet, de 10h30 à 12h30

Yi Jing mars 2018, précisez une date

Taiji la Spirale dans la 1ère partie, donnez vos propositions de dates

Taiji 3ème partie, donnez vos dates

Applications martiales, donnez vos dates

Inscriptions auprès de Maité en cours ou mail contact@taichichuan-cotebasque.com, ou téléphone 06 85 80 47 50.

 

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 00:05

En Chine, la chirurgie esthétique attire des millions de jeunes femmes, au point de devenir un phénomène de société.

Elle passe son temps à se montrer sur les réseaux sociaux. Et pour devenir une petite célébrité du net, qu'elle est en Chine, Rui Xi Liang, 18 ans, n'a pas hésité à recourir à la chirurgie esthétique. À l'âge de 14 ans déjà, elle passait sous le bistouri. Dans le centre de Pékin, elle a rendez-vous aujourd'hui dans l'un des 34 000 établissements chinois pratiquant la chirurgie plastique. Sa dernière opération d'implants lui a coûté quelque 4 000 euros. Mais pour elle, c'est un bon investissement pour sa carrière.

"De 4 000 à 25 000 euros de revenus par mois"

La perfection. Tous les jours, elle s'offre au regard de centaines de milliers d'admirateurs de Rui Xi Liang sur internet. La leçon se fait en direct avec son téléphone. D'autres préfèrent chanter ou danser. Filles ou garçons en quête de gloire 2.0. Et pour beaucoup, la différence se fait sur la plastique. Rui Xi Liang, elle, ne le cache pas. "Grâce à toutes ces opérations, j'ai beaucoup plus de fans. Je suis passée de 4 000 à 25 000 euros de revenus par mois", confie-t-elle.

France 2

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 00:08

Très impliquée dans l’utilisation d’énergies propres, la Chine vient de dévoiler sa toute dernière innovation dans ce domaine. Le pays a en effet mis au point le premier cargo 100 % électrique au monde, et il a déjà été mis à l’eau.

QUELLES SONT LES CARACTÉRISTIQUES DE CE CARGO ?

Long de plus de 70 mètres, le cargo a été construit par Guangzhou Shipyard International Company Ltd. Il pèse plus de 2 000 tonnes, a une vitesse de croisière de 12,8 km/h et est équipé d’une batterie de 2 400 kWh.

Les ingénieurs ont travaillé sur une batterie techniquement impressionnante qui, si elle est rechargée pendant deux heures, permet au cargo de parcourir 80 kilomètres. Quand il est amarré, le cargo peut donc faire le plein d’électricité le temps que sa cargaison soit déchargée, ce qui prend environ deux heures.

UN PREMIER CHARGEMENT RÉVÉLATEUR

Actuellement, le cargo navigue sur la rivière des perles afin d’effectuer sa première livraison. Si ce navire électrique est une première dans le transport maritime, il témoigne également d’un désir de consommer moins d’énergies fossiles et de respecter davantage l’environnement.

Malgré les capacités du cargo, il montre que l’Homme est encore très dépendant aux énergies fossiles… car sa première cargaisons n’est autre que du charbon. Le cargo en soi ne pollue donc pas l’atmosphère, mais il y contribue indirectement.

D’AUTRES NAVIRES ÉLECTRIQUES DEMAIN ?

Le premier chargement du cargo est assez ironique, mais le but de la Chine est véritablement de réduire son impact environnemental en privilégiant des énergies propres. Et le transport maritime n’est que la première étape de cette évolution.

Huang Jialin, directeur général de la société Hangzhou Modern Ship Design & Research Co (l’entreprise qui a conçu le navire), souligne que « la technologie sera bientôt utilisée  dans les navires de passagers ou d’ingénierie. » Demain, la Chine pourrait donc naviguer sans utiliser d’énergies fossiles et sans polluer : une idée inspirante qui devrait être reprise par d’autres dans les années à venir.

Par , le 7 décembre 2017

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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 00:01

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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 00:00

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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 00:04

15.12.2017, par Grégory Fléchet

Vue aérienne du port de Beihai, dans le sud-ouest de la Chine. Point de départ de l'ancienne route de la soie marine, il y a plus de 2 000 ans, la ville est toujours un point stratégique d'exportation pour la Chine. © Huang Xiaobang/XINHUA-REA

Relier la Chine au Proche-Orient, à l’Afrique et à l’Europe, à la fois par terre et par mer, en créant de nouvelles routes de la soie, tel est l’objet du programme « Une ceinture, une route » du gouvernement de Pékin. L’économiste Jean-François Huchet analyse les conséquences géopolitiques de ce projet sans précédent.

Directeur adjoint du groupement d’intérêt scientifique (GIS) Asie jusqu’en septembre 2017, vous êtes spécialiste de l’économie chinoise et asiatique1. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le projet de nouvelles routes de la soie, lancé officiellement en 2013 par le président chinois Xi Jinping ?
Jean-François Huchet : L’idée de départ était de créer une version moderne des anciennes routes de la soie qui, des siècles durant, assurèrent le commerce entre l’Asie et l’Europe, principalement en direction de l’Europe. Ce réseau de routes essentiellement terrestres, qui s’est éteint au cours du XVe siècle pour des raisons diverses et variées, a été abandonné au profit de routes maritimes que sillonnèrent les navires des compagnies des Indes orientales jusqu’à la fin du XIXe siècle.

« Une ceinture, une route » est un ambitieux projet que l’on compare souvent au plan Marshall américain, programme d’aide économique à l’Europe lancé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Quelles en sont les grandes étapes ?
J.-F. H. : 
Ce projet vise en premier lieu à créer un réseau d’infrastructures dédiées au transport de marchandises de la Chine vers l’Europe en passant par l’Asie centrale. Cela implique la construction de nouvelles lignes ferroviaires et d’un vaste réseau routier à travers le continent eurasiatique. Sur le plan maritime, il s’agit cette fois de mettre sur pied toute une série d’infrastructures portuaires au niveau du détroit de Malacca, entre la péninsule malaise et l’île indonésienne de Sumatra. D’autres ports devraient ensuite voir le jour le long de l’océan Indien, dans le nord-est de l’Afrique et dans toute l’Europe du Sud. Dans un second temps, des zones économiques spéciales devraient être créées afin d’assurer le développement local de certains territoires. Le stade ultime de ce projet consistera sans doute à faire transiter des données informatiques le long de ces axes commerciaux, via notamment l’installation de réseaux de fibre optique.

Arrivée du premier train de marchandises reliant Wuhan, en Chine, à Lyon, en France, dans le cadre des nouvelles routes de la soie (avril 2016). © Laurent CERINO/REA

 

À quel montant estime-t-on le coût de sa réalisation ?
J.-F. H. : 
On parle aujourd’hui d’un budget global de 800 à 1 000 milliards de dollars. À titre de comparaison, cela représente cinq à six fois le budget du plan Marshall lancé par les Américains pour l’Europe. Routes, voies ferrées, ports commencent déjà à sortir de terre au Pakistan, dans plusieurs pays d’Asie centrale ainsi qu’en Europe. Or, si la Chine continue sur cette lancée, le budget prévisionnel pourrait rapidement être dépassé tant les besoins en infrastructures dans ces régions sont importants.

La Chine a-t-elle les moyens de financer un tel réseau d’infrastructures ?
J.-F. H. : 
Un vaste système financier a été mis en place par Pékin, avec le soutien de ses propres banques mais aussi avec celui d’institutions financières internationales fondées par la Chine et dans lesquelles elle joue un rôle moteur. C’est le cas de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, qui aide au financement de grands projets d’infrastructures et de décloisonnement de certains territoires. Le pays dispose par ailleurs d’importantes réserves en devises qu’il a longtemps investies presque exclusivement dans l’achat de bons du trésor américains. Mais, depuis une dizaine d’années, la Chine cherche à diversifier l’utilisation de ses réserves financières. Bien que la croissance chinoise ne soit plus aussi spectaculaire depuis quelques années, le pays continue de générer des excédents sur sa balance commerciale qu’il a tout intérêt à réinvestir au-delà de ses frontières pour ne pas générer de déséquilibres macroéconomiques intérieurs tels que de l’inflation.

La Banque asiatique d'investissement, inaugurée à Beijing (Pékin) en janvier 2016, a été fondée par la Chine pour jouer un rôle capital dans le financement du projet «Une ceinture, une route». ©La Banque asiatique d'investissement, inaugurée à Beijing (Pékin) en janvier 2016, a été fondée par la Chine pour jouer un rôle capital dans le financement du projet «Une ceinture, une route». ©Lan Hongguang/XINHUA-REA

 

Comment l’Inde et la Russie voient-elles l’arrivée massive d’investissements chinois dans ce qui était jusqu’ici leur pré carré géostratégique ?
J.-F. H. :
 Jusqu’à récemment, la partie terrestre de ce vaste espace que constitue le continent eurasiatique était en effet sous influence russe, alors que l’Inde contrôlait plutôt son versant maritime. La prudence de ces deux pays à l’égard d’un projet qui vise à étendre le pouvoir géopolitique de leur puissant voisin est donc tout à fait légitime. Les relations russo-chinoises restent malgré tout relativement bonnes. Depuis une quinzaine d’années, beaucoup de travail a d’ailleurs été mené dans ce sens via l’Organisation de coopération de Shanghai, qui regroupe plusieurs pays d’Asie centrale. Côté indien, le problème majeur demeure le Pakistan, qui bénéficie d’un grand programme d’assistance économique de la part de la Chine. Si l’aide chinoise à l’égard du Pakistan n’est pas nouvelle, elle s’est toutefois accrue depuis le lancement du projet des nouvelles routes de la soie. Bien que l’Inde n’hésite pas à manifester son mécontentement à ce propos, en boycottant par exemple la dernière grande réunion autour de l’initiative « Une ceinture une route », qui s’est tenue à Pékin en mai 2017, elle sait aussi faire preuve de coopération puisqu’elle participe à la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures et entretient des relations avec la Chine sur d’autres projets économiques.

Les autres grandes puissances eurasiatiques sont-elles pour autant en mesure de faire avorter l’initiative chinoise ?
J.-F. H. : Cela paraît fort peu probable. En Asie centrale, des pays comme l’Ouzbékistan, le Kazakhstan ou le Kirghizistan reçoivent des aides de la part d’institutions chinoises uniquement, sur lesquelles les trois autres grandes puissances concernées par le projet – l’Inde, la Russie et l’Iran – n’ont strictement rien à dire. Selon moi, les risques proviennent davantage de régions eurasiatiques traversées par ces futures routes commerciales, qui restent instables sur le plan politique. C’est par exemple le cas de la vallée du Ferghana, en Ouzbékistan, ou des régions du Cachemire et du Baloutchistan, que se disputent l’Inde et le Pakistan, et dont la Chine peut difficilement prévoir l’évolution à court ou moyen terme.

Dans quelle mesure l’initiative chinoise actuelle doit-elle réorganiser le jeu des alliances géopolitiques dans la région eurasiatique ?
J.-F. H. : 
Pour l’heure, on ne voit pas émerger un axe Russe-Chine contre l’Inde. Une forme d’alliance entre Russes et Chinois semble en revanche se dessiner,  comme l’illustre le soutien accordé par la Chine à la Russie en 2014. Ce soutien s’était manifesté après les sanctions de l’Union européenne et des États-Unis à l’encontre de la Russie pour son implication dans la crise ukrainienne. La Chine est ainsi devenue le principal investisseur dans l’économie russe, tandis que la Russie est aujourd’hui le premier fournisseur de la Chine en gaz et en pétrole. Pour l’empire du Milieu, les relations avec son voisin russe ont néanmoins tout intérêt à demeurer purement économiques. Car dès lors qu’elles prendront un tournant politique ou militaire, les liens entre ces deux grandes puissances ont de fortes chances de devenir beaucoup plus conflictuels.

Attraction touristique majeure, la montagne arc-en-ciel du parc géologique national de Zhangye Danxia, dans la province de Gansu, conserve les traces des anciennes routes de la soie abandonnées au cours du XVe siècle. ©SIPA Asia/ZUMA/REA

 

Comment le Japon, qui a longtemps dominé cette région du monde, perçoit-il la volonté chinoise d’étendre son emprise économique ?
J.-F. H. : 
Une forme de concurrence existe certes entre ces deux pays, notamment via les institutions financières avec, d’un côté la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, sur laquelle la Chine a la mainmise, et de l’autre la Banque asiatique de développement, dominée par le Japon. Mais ce dernier reste pour l’heure dans une posture d’observateur, à l’image de son vieil allié américain. Depuis plusieurs années, le Japon a toutefois parfaitement conscience que le géant chinois aspire à accroître sa puissance en dehors de ses frontières. En attestent les conflits récurrents en mer de Chine entre ces deux pays, non seulement pour l’exploitation des ressources pétrolières et halieutiques (c’est-à-dire liées aux problèmes de la pêche), mais aussi dans le but de se projeter militairement. Dans l’espace eurasiatique où il n’a pas véritablement d’emprise, le Japon pourrait en revanche être amené à rejoindre l’initiative « Une ceinture, une route », s’il obtient l’aval des États-Unis.

Quelle est la position de l’Europe sur ce projet de nouvelles routes de la soie ?
J.-F. H. : 
Au niveau européen, il y a encore beaucoup d’interrogations à ce sujet car la Chine a une façon d’appréhender les régions européennes qui ne correspond pas à celle de Bruxelles. La Chine fait par exemple la distinction entre les pays d’Europe du Sud et les ex-nations socialistes d’Europe centrale. Or, Bruxelles ne voit pas d’un très bon œil le fait que des pays traditionnellement ancrés dans l’espace européen, sans pour autant faire partie de l’Union européenne, comme c'est le cas de la Serbie, fassent désormais de la Chine un partenaire économique incontournable.

Notes

  • 1.Jean-François Huchet est professeur des universités à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et vice-président à la recherche de l’Inalco. Il a été directeur adjoint du GIS Asie jusqu’en septembre 2017.

 

 CNRS le journal

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 12:00

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 00:10

Huainan ne fait pas souvent la une des journaux. Pourtant, cette ville de deux millions d'habitants dans l’est de la Chine est au centre de l’actualité environnementale : la plus grande centrale solaire flottante au monde est entrée en service du côté de cette métropole.

Construite dans une mine de charbon désaffectée et inondée, cette centrale a été connectée en mai 2017 au réseau électrique chinois.

Une ferme solaire flottante en Chine CRÉDIT : SUNGROW

Œuvre de la société chinoise Sungrow, une nouvelle ferme solaire vient d'être mise en activité à proximité de la ville de Huainan à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Shanghai. En plein cœur de la province d'Anhui, une zone agricole assez pauvre autrefois, mais qui à partir des années 1950 a commencé à prospérer en partie grâce à l'exploitation de ses gisements miniers ainsi que de son... charbon. Or, c'est justement dans une mine de charbon à ciel ouvert, désaffectée puis inondée que cette centrale a été rapidement mise en place en 2016. Les milliers de panneaux solaires cumulent une puissance de 40 mégawatts. De quoi alimenter en électricité environ 15.000 foyers, chiffrent les médias chinois. Elle aurait été connectée au réseau du pays en mai 2017, et, de part sa capacité, serait désormais la plus puissante centrale solaire flottante du monde. Le précédent record était détenu par une autre installation très similaire, également située à Huainan et installée dans une mine de charbon désaffectée. Mise en place par le fabricant chinois Xinyi Solar, la capacité de cette centrale atteint les 20 MégaWatts. Un record qui risque d'être de courte durée puisque l'entreprise Sungrow a annoncé début juin que des travaux étaient en cours (dans la même région) pour la construction d'une nouvelle centrale flottante d'une capacité de... 150 Mégawatts. Un projet qui devrait s'achever "à la fin de l'année", selon nos confères du site pv-Tech.org.

 

Des panneaux plus efficaces

L'intérêt d'installer ainsi des panneaux solaires sur l'eau plutôt que sur la terre ferme présente plusieurs avantages. Tout d'abord, ces imposantes installations (800.000 mètres carrés pour la plus récente) n'empiètent pas sur des terres qui pourraient être consacrées à d'autres usages (bâtiments, exploitations agricoles...). La réverbération de la lumière sur l'eau accroît l'efficacité des panneaux, tandis que la proximité immédiate de l'eau offre une solution optimale pour refroidir l'installation. Ultime avantage : la surface de l'eau étant plate, aucun relief du terrain ne risque de venir faire de l'ombre sur les panneaux solaires. Depuis 2015, la Chine est devenue, en passant devant l'Allemagne, le plus grand producteur d'énergie solaire du monde. Et depuis, l'écart se creuse. La Chine a atteint ainsi une capacité de plus de 77 Gigawatts en énergie solaire installée fin 2016 chiffre l'administration nationale de l'énergie dans le pays. Et bien que le charbon constitue encore la principale source énergétique du pays (60%), les énergies renouvelables progressent. Elles représentent à ce jour 11% du mix énergétique chinois et pourraient doubler d'ici 2030.

SCIENCES ET AVENIR

Par Erwan Lecomte

Merci Danielle pour l'info

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 00:06
Publié le par Jacques Dumasy, ancien conseiller économique à l’ambassade de France à Pékin, ancien consul général à Chegdu..
Le départ de Saint Louis pour la croisade

 

Récit de Jacques Dumasy, qui éclaire un épisode historique méconnu : "Louis IX, Innocent IV et le péril Mongol"

En cette veille de Noël 1248, le roi de France, Louis IX, âgé seulement de 34 ans, est à Chypre, arrivé depuis quelques semaines pour installer la base arrière du corps expéditionnaire qu’il dirige dans le but d’envahir le Moyen-Orient et de libérer les lieux saints 

Deux envoyés de l’empereur mongol, des nestoriens prénommés David et Marc, sont arrivés la veille à Nicosie, porteurs d’un projet d’alliance, et sont reçus immédiatement par le roi. C’est quasiment la première fois qu’une rencontre officielle a lieu entre l’Extrême-Orient et l’Extrême-Occident : deux mondes totalement inconnus l’un de l’autre prennent conscience de l’existence d’une face cachée de la terre, devinant à la fois une différence radicale et une appartenance à un même ensemble. Ainsi débutent, très exactement le 20 décembre 1248, les relations historiques entre la France et l’Extrême Orient

Deux « superpuissances » s’affirment en ce XIIIème siècle : le royaume de France en Occident, l’Empire mongol en Orient avec, entre eux, un monde arabe, amputé par les coups de butoirs des croisades et la création des royaumes francs mais, plus encore, affaibli par d’incessantes discordes internes, d’où émergent le khalifat abbasside de Bagdad en déclin et les sultanats ayyoubides de Damas et du Caire bientôt laminés par les Mamelouks d’Egypte.

Alors que débute sa croisade, Louis IX a pleinement conscience à la fois de la puissance asiatique qui vient d’émerger et du rang de première puissance qu’a la France en Occident. Peuplée de plus de dix millions d’habitants, alors que l’Angleterre n’en compte que trois millions, en rapide expansion économique et intellectuelle, la France voit son influence croître avec l’épanouissement du pouvoir royal. Fort des conquêtes territoriales de son grand-père Philippe Auguste et de son père Louis VIII, comme de l’autorité acquise sur ses vassaux, Louis IX s’impose tout au long de son règne (1226–1270), tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières. Exerçant le pouvoir avec un rare discernement à cette époque, Louis IX joue la carte de la justice et de la paix. Homme de compromis, il s’impose non par des faits d’armes mais par la négociation en position de force avec les puissances rivales, mettant fin notamment pour près d’un siècle à la guerre endémique avec l’Angleterre.

Le siècle d’or de Saint-Louis

La puissance française est telle en Europe que les conflits entre pays tiers sont soumis à son arbitrage, que la péninsule italienne passe un temps sous son contrôle et que la papauté recherche son soutien dans sa longue rivalité avec l’Empire germanique dont le déclin s’accélère. C’est « le siècle d’or de Saint-Louis ».

Des massacres épouvantables

A l’autre bout de l’Eurasie, le grand khan Ögödei, qui a succédé à Gengis-khan, consacre ses efforts à élargir les conquêtes de son père dans trois directions : vers la Chine dont toute la partie au nord du fleuve Jaune est soumise en 1233 ; vers la Perse, occupée dès 1231, avec pour ambition affichée de réduire le Moyen-Orient dans sa totalité ; vers l’Europe enfin dont il confie la conquête en 1236 à son neveu Batu. A la tête d’une armée estimée à 150 000 hommes, Batu traverse la Volga et soumet une par une les principautés russes. En novembre 1240, les Mongols entrent en Pologne, occupent le Duché de Cracovie, ravagent la Silésie et battent les Hongrois lors de la terrible bataille de Mohi en avril 1241. Vienne est attaquée en juillet, des raids sont lancés en Croatie, les rivages de l’Adriatique sont atteints. Ce déferlement est accompagné de massacres épouvantables. Rien ne semble devoir arrêter cette vague générant en Occident une panique qui restera ancrée au plus profond des peuples, égale à celles nées des grandes invasions des Huns au Ve siècle, des Arabes au VIIe siècle ou des Vikings au IXe siècle.

L’Europe ne doit en fait son salut qu’à un véritable « miracle », la mort inopinée du grand khan
Ögödei, survenue le 12 décembre 1241, et la nécessité pour les chefs mongols de mettre un terme –
provisoire ? – à l’invasion de l’Occident pour regagner leur capitale Qaraqorum et participer à
l’élection du nouvel empereur. La tension diminue encore pendant les années qui suivent, du fait
d’un affaiblissement temporaire du pouvoir mongol causé par des rivalités internes, les différents
clans gengiskhanides se neutralisant pendant la régence assurée par la veuve d’Ögödei. Ce répit
permet à l’Occident de se ressaisir et de tenter de comprendre les origines de ce raz- de-marée qui a
failli l’engloutir.

Innocent IV, élu pape en juin 1243, conscient de son rôle de fédérateur des intérêts de l’Occident chrétien, échafaude rapidement vis-à- vis des Mongols une diplomatie aux objectifs clairs

Au lendemain de l’invasion mongole, les deux grandes puissances occidentales – la papauté et le royaume de France – prennent rapidement conscience du bouleversement en cours de l’équilibre mondial. Elles vont réagir dans un même élan et avec la même intelligence pour introduire le monde asiatique, jusqu’alors inconnu, dans le cercle des préoccupations occidentales. L’idée est certes de se prémunir d’une nouvelle agression mais aussi d’enquêter pour mieux comprendre, de jauger les nouveaux rapports de force, de bâtir les conditions d’un dialogue, de rechercher les valeurs communes d’un destin désormais à partager. Innocent IV, élu pape en juin 1243, conscient de son rôle de fédérateur des intérêts de l’Occident chrétien, échafaude rapidement vis-à- vis des Mongols une diplomatie aux objectifs clairs : le rassemblement d’informations détaillées sur ce phénomène nouveau qui rebat les cartes des rapports internationaux, l’établissement de liens réguliers par l’envoi d’ambassadeurs, une tentative ambitieuse d’amener les nouveaux venus dans le giron de l’Eglise en évangélisant les principaux chefs locaux et, si possible, le grand khan lui-même, sans oublier la recherche d’une alliance de revers contre les Sarrasins. Il décide, dès mars 1245, l’envoi de plusieurs missions vers la lointaine Mongolie.

La seule qui atteindra la capitale mongole, Qaraqorum, est menée par le dominicain Jean de Plan Carpin qui, après un voyage de plus d’un an, est reçu par le nouvel empereur Güyuk, petit-fils de Gengis-Khan. Le contact est établi mais l’accord ne peut se conclure au terme de cette première rencontre entre deux puissances soucieuses chacune d’affirmer leur primauté. Jean de Plan Carpin découvre cependant l’existence en Mongolie d’une forte communauté chrétienne nestorienne, et le rôle qu’elle joue, y compris aux plus hauts sommets de l’Etat. Il rend compte de son voyage au pape en novembre 1247 sous forme d’un rapport parvenu fort heureusement jusqu’à nous, puis à Louis IX en janvier 1248.

La mission que mène le dominicain André de Longjumeau sera la source de la relation franco-mongole. Il atteint Tabriz en novembre 1246, et rencontre un proche de l’empereur Güyuk, le général Eljigidei, qui dirige de fait le khanat de Perse et dont le principal conseiller est un chrétien nestorien, Siméon Rabban Ata. André de Longjumeau passe deux mois auprès d’eux et, plutôt que de poursuivre sa route vers l’Asie centrale, revient à marche forcée au printemps 1247. La moisson d’informations glanées sur la présence mongole en Perse, l’influence positive qu’exercent les hauts prélats nestoriens sur les responsables locaux et surtout la volonté enregistrée des généraux tartares rencontrés de coopérer avec les Francs au Moyen-Orient sont autant de résultats positifs et d’indices encourageants pour l’avenir. André en fait part au pape puis au roi dans les semaines qui suivent son retour et devient dès lors membre actif de l’équipe qui, autour de Louis IX, prépare la prochaine croisade.

Fruit d’un vœu prononcé en 1244 après une maladie qui faillit l’emporter, ce projet mobilise depuis toute l’énergie du roi qui y voit la principale œuvre de sa vie, la délivrance définitive de Jérusalem. A l’issue d’un office solennel célébré le 12 Juin 1248 en la basilique de Saint Denis, Louis IX engage officiellement la septième croisade. Son armée embarque le 25 août du port d’Aigues Mortes construit spécialement et à grands frais pour l’expédition. La croisade va durer six ans, six années passées au centre d’un monde nouveau où s’affrontent la chrétienté, l’islam et la nouvelle puissance asiatique.

L’auteur

Jacques Dumasy, ancien conseiller économique à l’ambassade de France à Pékin, ancien consu général à Chegdu.
Auteur de « La Franc e et la Chine. 1248–2014. De la méconnaissance à la reconnaissance ». Ed Nicolas Chaudun.

 

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