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Durant toute l'année

 

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Découverte, initiation

 

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et jeudis à 10h

 

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Tous les jeudis à 18h30

 

 

 

 

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Renseignements 06 85 80 47 50

 

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Mardi 12h, Jeudi 10h

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Vendredi 18h30

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(Amicale laïque Adixkidea)

 

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Bonjour à tous,

Le collectif " a fleur de temps « travaille sur un nouveau projet

Texte libre

2022 Ensemble 
Année du Tigre d'eau

Le Tigre

Courageux et indépendant.

 

Né pour commander,

il déteste obéir.

Donnant une impression de

largeur de vue et de tolérance,

il est en fait très personnel

et même souvent dur.

Il a un assez mauvais caractère.

Son courage est souvent

de l’inconscience car il a un

très grand goût du risque.

Il a le souci de sa réputation

et apprécie que l’on dise

du bien de lui.

Aimant à se mettre en avant,

il risque, s’il n’y prend garde,

de se faire des ennemis.

Il lui plaît d’agir en grand seigneur

sans trop faire attention au détail,

et là aussi,

il encourt les critiques.

Mais s’il sait tenir parole,

il peut retrouver le respect qu’il mérite.

Son caractère est généreux

et il est capable pour les autres

de tous les sacrifices,

mais il est rarement payé de retour.

 

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Yi Jing


Le Yi Jing


(Le classique des mutations) est une aide précieuse lorsque vous désirez faire le point sur une situation, recevoir un avis ou un point de vue différent, faire un choix, connaître le moment approprié pour une action, savoir quelle attitude adopter.

Fondé sur la constatation que le changement est la seule chose certaine, et que toute situation évolue en fonction de son  rythme propre, en captant le moment où vous vous situez. Le Yi Jing répondra à toutes vos questions en vous donnant la meilleure stratégie à adopter

 

Tél: 06 85 80 47 50

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Qi GONG

et

Paysage 

 

Feng Shui Sensitif

 

Vallée  de l'Arberoue

(prés d'Hasparren)

et

Grottes d'Isturitz

 Tél: 06 85 80 47 50

 

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Dragons

 

 

Passage 2016

Dragon d'Argent

Dragon de feu

Fred et Isabelle

Dragon d'eau

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 12:00

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 00:10

Huainan ne fait pas souvent la une des journaux. Pourtant, cette ville de deux millions d'habitants dans l’est de la Chine est au centre de l’actualité environnementale : la plus grande centrale solaire flottante au monde est entrée en service du côté de cette métropole.

Construite dans une mine de charbon désaffectée et inondée, cette centrale a été connectée en mai 2017 au réseau électrique chinois.

Une ferme solaire flottante en Chine CRÉDIT : SUNGROW

Œuvre de la société chinoise Sungrow, une nouvelle ferme solaire vient d'être mise en activité à proximité de la ville de Huainan à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Shanghai. En plein cœur de la province d'Anhui, une zone agricole assez pauvre autrefois, mais qui à partir des années 1950 a commencé à prospérer en partie grâce à l'exploitation de ses gisements miniers ainsi que de son... charbon. Or, c'est justement dans une mine de charbon à ciel ouvert, désaffectée puis inondée que cette centrale a été rapidement mise en place en 2016. Les milliers de panneaux solaires cumulent une puissance de 40 mégawatts. De quoi alimenter en électricité environ 15.000 foyers, chiffrent les médias chinois. Elle aurait été connectée au réseau du pays en mai 2017, et, de part sa capacité, serait désormais la plus puissante centrale solaire flottante du monde. Le précédent record était détenu par une autre installation très similaire, également située à Huainan et installée dans une mine de charbon désaffectée. Mise en place par le fabricant chinois Xinyi Solar, la capacité de cette centrale atteint les 20 MégaWatts. Un record qui risque d'être de courte durée puisque l'entreprise Sungrow a annoncé début juin que des travaux étaient en cours (dans la même région) pour la construction d'une nouvelle centrale flottante d'une capacité de... 150 Mégawatts. Un projet qui devrait s'achever "à la fin de l'année", selon nos confères du site pv-Tech.org.

 

Des panneaux plus efficaces

L'intérêt d'installer ainsi des panneaux solaires sur l'eau plutôt que sur la terre ferme présente plusieurs avantages. Tout d'abord, ces imposantes installations (800.000 mètres carrés pour la plus récente) n'empiètent pas sur des terres qui pourraient être consacrées à d'autres usages (bâtiments, exploitations agricoles...). La réverbération de la lumière sur l'eau accroît l'efficacité des panneaux, tandis que la proximité immédiate de l'eau offre une solution optimale pour refroidir l'installation. Ultime avantage : la surface de l'eau étant plate, aucun relief du terrain ne risque de venir faire de l'ombre sur les panneaux solaires. Depuis 2015, la Chine est devenue, en passant devant l'Allemagne, le plus grand producteur d'énergie solaire du monde. Et depuis, l'écart se creuse. La Chine a atteint ainsi une capacité de plus de 77 Gigawatts en énergie solaire installée fin 2016 chiffre l'administration nationale de l'énergie dans le pays. Et bien que le charbon constitue encore la principale source énergétique du pays (60%), les énergies renouvelables progressent. Elles représentent à ce jour 11% du mix énergétique chinois et pourraient doubler d'ici 2030.

SCIENCES ET AVENIR

Par Erwan Lecomte

Merci Danielle pour l'info

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 00:06
Publié le par Jacques Dumasy, ancien conseiller économique à l’ambassade de France à Pékin, ancien consul général à Chegdu..
Le départ de Saint Louis pour la croisade

 

Récit de Jacques Dumasy, qui éclaire un épisode historique méconnu : "Louis IX, Innocent IV et le péril Mongol"

En cette veille de Noël 1248, le roi de France, Louis IX, âgé seulement de 34 ans, est à Chypre, arrivé depuis quelques semaines pour installer la base arrière du corps expéditionnaire qu’il dirige dans le but d’envahir le Moyen-Orient et de libérer les lieux saints 

Deux envoyés de l’empereur mongol, des nestoriens prénommés David et Marc, sont arrivés la veille à Nicosie, porteurs d’un projet d’alliance, et sont reçus immédiatement par le roi. C’est quasiment la première fois qu’une rencontre officielle a lieu entre l’Extrême-Orient et l’Extrême-Occident : deux mondes totalement inconnus l’un de l’autre prennent conscience de l’existence d’une face cachée de la terre, devinant à la fois une différence radicale et une appartenance à un même ensemble. Ainsi débutent, très exactement le 20 décembre 1248, les relations historiques entre la France et l’Extrême Orient

Deux « superpuissances » s’affirment en ce XIIIème siècle : le royaume de France en Occident, l’Empire mongol en Orient avec, entre eux, un monde arabe, amputé par les coups de butoirs des croisades et la création des royaumes francs mais, plus encore, affaibli par d’incessantes discordes internes, d’où émergent le khalifat abbasside de Bagdad en déclin et les sultanats ayyoubides de Damas et du Caire bientôt laminés par les Mamelouks d’Egypte.

Alors que débute sa croisade, Louis IX a pleinement conscience à la fois de la puissance asiatique qui vient d’émerger et du rang de première puissance qu’a la France en Occident. Peuplée de plus de dix millions d’habitants, alors que l’Angleterre n’en compte que trois millions, en rapide expansion économique et intellectuelle, la France voit son influence croître avec l’épanouissement du pouvoir royal. Fort des conquêtes territoriales de son grand-père Philippe Auguste et de son père Louis VIII, comme de l’autorité acquise sur ses vassaux, Louis IX s’impose tout au long de son règne (1226–1270), tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières. Exerçant le pouvoir avec un rare discernement à cette époque, Louis IX joue la carte de la justice et de la paix. Homme de compromis, il s’impose non par des faits d’armes mais par la négociation en position de force avec les puissances rivales, mettant fin notamment pour près d’un siècle à la guerre endémique avec l’Angleterre.

Le siècle d’or de Saint-Louis

La puissance française est telle en Europe que les conflits entre pays tiers sont soumis à son arbitrage, que la péninsule italienne passe un temps sous son contrôle et que la papauté recherche son soutien dans sa longue rivalité avec l’Empire germanique dont le déclin s’accélère. C’est « le siècle d’or de Saint-Louis ».

Des massacres épouvantables

A l’autre bout de l’Eurasie, le grand khan Ögödei, qui a succédé à Gengis-khan, consacre ses efforts à élargir les conquêtes de son père dans trois directions : vers la Chine dont toute la partie au nord du fleuve Jaune est soumise en 1233 ; vers la Perse, occupée dès 1231, avec pour ambition affichée de réduire le Moyen-Orient dans sa totalité ; vers l’Europe enfin dont il confie la conquête en 1236 à son neveu Batu. A la tête d’une armée estimée à 150 000 hommes, Batu traverse la Volga et soumet une par une les principautés russes. En novembre 1240, les Mongols entrent en Pologne, occupent le Duché de Cracovie, ravagent la Silésie et battent les Hongrois lors de la terrible bataille de Mohi en avril 1241. Vienne est attaquée en juillet, des raids sont lancés en Croatie, les rivages de l’Adriatique sont atteints. Ce déferlement est accompagné de massacres épouvantables. Rien ne semble devoir arrêter cette vague générant en Occident une panique qui restera ancrée au plus profond des peuples, égale à celles nées des grandes invasions des Huns au Ve siècle, des Arabes au VIIe siècle ou des Vikings au IXe siècle.

L’Europe ne doit en fait son salut qu’à un véritable « miracle », la mort inopinée du grand khan
Ögödei, survenue le 12 décembre 1241, et la nécessité pour les chefs mongols de mettre un terme –
provisoire ? – à l’invasion de l’Occident pour regagner leur capitale Qaraqorum et participer à
l’élection du nouvel empereur. La tension diminue encore pendant les années qui suivent, du fait
d’un affaiblissement temporaire du pouvoir mongol causé par des rivalités internes, les différents
clans gengiskhanides se neutralisant pendant la régence assurée par la veuve d’Ögödei. Ce répit
permet à l’Occident de se ressaisir et de tenter de comprendre les origines de ce raz- de-marée qui a
failli l’engloutir.

Innocent IV, élu pape en juin 1243, conscient de son rôle de fédérateur des intérêts de l’Occident chrétien, échafaude rapidement vis-à- vis des Mongols une diplomatie aux objectifs clairs

Au lendemain de l’invasion mongole, les deux grandes puissances occidentales – la papauté et le royaume de France – prennent rapidement conscience du bouleversement en cours de l’équilibre mondial. Elles vont réagir dans un même élan et avec la même intelligence pour introduire le monde asiatique, jusqu’alors inconnu, dans le cercle des préoccupations occidentales. L’idée est certes de se prémunir d’une nouvelle agression mais aussi d’enquêter pour mieux comprendre, de jauger les nouveaux rapports de force, de bâtir les conditions d’un dialogue, de rechercher les valeurs communes d’un destin désormais à partager. Innocent IV, élu pape en juin 1243, conscient de son rôle de fédérateur des intérêts de l’Occident chrétien, échafaude rapidement vis-à- vis des Mongols une diplomatie aux objectifs clairs : le rassemblement d’informations détaillées sur ce phénomène nouveau qui rebat les cartes des rapports internationaux, l’établissement de liens réguliers par l’envoi d’ambassadeurs, une tentative ambitieuse d’amener les nouveaux venus dans le giron de l’Eglise en évangélisant les principaux chefs locaux et, si possible, le grand khan lui-même, sans oublier la recherche d’une alliance de revers contre les Sarrasins. Il décide, dès mars 1245, l’envoi de plusieurs missions vers la lointaine Mongolie.

La seule qui atteindra la capitale mongole, Qaraqorum, est menée par le dominicain Jean de Plan Carpin qui, après un voyage de plus d’un an, est reçu par le nouvel empereur Güyuk, petit-fils de Gengis-Khan. Le contact est établi mais l’accord ne peut se conclure au terme de cette première rencontre entre deux puissances soucieuses chacune d’affirmer leur primauté. Jean de Plan Carpin découvre cependant l’existence en Mongolie d’une forte communauté chrétienne nestorienne, et le rôle qu’elle joue, y compris aux plus hauts sommets de l’Etat. Il rend compte de son voyage au pape en novembre 1247 sous forme d’un rapport parvenu fort heureusement jusqu’à nous, puis à Louis IX en janvier 1248.

La mission que mène le dominicain André de Longjumeau sera la source de la relation franco-mongole. Il atteint Tabriz en novembre 1246, et rencontre un proche de l’empereur Güyuk, le général Eljigidei, qui dirige de fait le khanat de Perse et dont le principal conseiller est un chrétien nestorien, Siméon Rabban Ata. André de Longjumeau passe deux mois auprès d’eux et, plutôt que de poursuivre sa route vers l’Asie centrale, revient à marche forcée au printemps 1247. La moisson d’informations glanées sur la présence mongole en Perse, l’influence positive qu’exercent les hauts prélats nestoriens sur les responsables locaux et surtout la volonté enregistrée des généraux tartares rencontrés de coopérer avec les Francs au Moyen-Orient sont autant de résultats positifs et d’indices encourageants pour l’avenir. André en fait part au pape puis au roi dans les semaines qui suivent son retour et devient dès lors membre actif de l’équipe qui, autour de Louis IX, prépare la prochaine croisade.

Fruit d’un vœu prononcé en 1244 après une maladie qui faillit l’emporter, ce projet mobilise depuis toute l’énergie du roi qui y voit la principale œuvre de sa vie, la délivrance définitive de Jérusalem. A l’issue d’un office solennel célébré le 12 Juin 1248 en la basilique de Saint Denis, Louis IX engage officiellement la septième croisade. Son armée embarque le 25 août du port d’Aigues Mortes construit spécialement et à grands frais pour l’expédition. La croisade va durer six ans, six années passées au centre d’un monde nouveau où s’affrontent la chrétienté, l’islam et la nouvelle puissance asiatique.

L’auteur

Jacques Dumasy, ancien conseiller économique à l’ambassade de France à Pékin, ancien consu général à Chegdu.
Auteur de « La Franc e et la Chine. 1248–2014. De la méconnaissance à la reconnaissance ». Ed Nicolas Chaudun.

 

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 00:00

Se mettre au régime,

sous peine de mésaventures

 

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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 00:01

On souhaite traditionnellement lors des voeux pour la nouvelle année, le bonheur, la prospérité, la santé..... Evidemment, on vous souhaite tout cela et plus que jamais. Mais on y ajoute un brin de folie, de la bonne humeur, de la créativité, de l'énergie, de la force et du courage, afin de mener à bien tous vos projets en:

Bon Tai Ji, bon Qi Gong

Excellente année à tous

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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 00:01

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 00:09

Par Angélique Forget, Intérim à Shanghai  LIBERATION

Hua Yong dans une vidéo datée du 7 décembre. Capture YouTube

Le peintre chinois, qui a dénoncé dans des vidéos les expulsions massives de travailleurs à Pékin, est recherché par les autorités de son pays.

Les vidéos de Hua Yong se ressemblent toutes. Il apparaît très souvent face à la caméra. Sur les dernières, il témoigne depuis sa cachette. Il y a une quinzaine de jours, au milieu de ce qu’il restait des maisons aplaties par les bulldozers du pouvoir chinois, l’artiste peintre se mettait en scène, son téléphone portable suspendu au bout d’une perche à selfie.

Dreadlocks, veste en jean, et chewing-gum mâché ostensiblement, il déambule tel un justicier parmi les mingong, ces migrants de l’intérieur chassés de Pékin par le pouvoir central. Depuis l’incendie meurtrier du 18 novembre dans un quartier pauvre de la périphérie de la capitale, les autorités font place nette et réduisent à l’état de poussière les habitations de centaines de milliers de travailleurs pauvres.

Dès les premières heures de cette vague d’expulsions jamais vue à Pékin, Hua Yong s’est donné pour mission de documenter et dénoncer les agissements du pouvoir chinois. Dans ses vidéos postées sur YouTube et Wechat, la messagerie aux 980 millions d’utilisateurs, il prend ses abonnés à témoin : «Ce que vous voyez derrière moi pourrait avoir été causé par une tempête, ou un tremblement de terre… mais non, pas du tout, ce sont des hommes qui ont causé ces ruines.» Dans le même temps, alors que les médias d’Etat chinois étouffent ces évacuations forcées, les autorités menacent de représailles tous ceux qui viendraient en aide aux déplacés.

 

«Rééducation»

Le 7 décembre, la police chinoise est venue évacuer des centaines de travailleurs migrants qui bloquent le périphérique dans le quartier de Daxing. Hua Yong est sur place, il a été convié par les habitants pour enregistrer une nouvelle vidéo. Mais à cette date, l’artiste est déjà dans le viseur des autorités et ce jour-là, elles comptent bien mettre fin à ses actions de journaliste citoyen. Des habitants doivent intervenir pour lui permettre de s’exfiltrer. C’est sa dernière apparition publique. Depuis, Hua Yong a disparu des radars. «Cela fait quelques jours que je n’ai plus de nouvelles, raconte par téléphone l’artiste chinois Zhui Hun. Je sais qu’il ne veut pas qu’on le contacte car il doit se protéger, mais je suis très triste pour lui car il ne fait aucun doute qu’il finira en prison.»Son ami de dix ans jure que Hua Yong s’est toujours battu pour défendre les plus faibles. «C’est un soldat de la liberté», martèle-t-il.

Ce n’est pas la première fois que Hua Yong, 48 ans, père d’une petite fille de 3 ans, irrite le pouvoir chinois. Le 4 juin 2012, alors que le Parti communiste interdit toujours, vingt-trois ans après les faits, toute commémoration du massacre des étudiants de la place Tiananmen, il se rend sur place pour réaliser une performance artistique. Aussitôt arrêté, il est envoyé en «rééducation» pendant un an et trois mois dans un camp de travail. Depuis, tous les ans autour du 4 juin, Hua Yong subit le même sort que des dizaines d’autres dissidents chinois : il est envoyé en vacances forcées loin de la capitale.

 

Cerbères

Ces dernières semaines, Hua Yong avait mis de côté ses activités de peintre pour se préoccuper davantage du sort des laborieux de Pékin. Dès les premières évacuations massives de mingong, il confiait que toute création artistique était selon lui «inutile dans une société dans laquelle la vérité ne peut pas être dite». Loin de son atelier du quartier des peintres de Songzhuang dans la banlieue est de la capitale, il nargue aujourd’hui les cerbères du régime sur son compte Twitter. Il appelle notamment tous les journalistes qui le souhaitent à utiliser ses vidéos pour témoigner de la brutalité de la politique du gouvernement de Pékin.

Si, sur la Toile chinoise, tous les contenus liés à ses actions sont censurés, certains n’hésitent pas à louer son audace. «Qu’est-ce qu’il est courageux, commente un blogueur sous pseudonyme. Ce qu’il fait devrait faire rougir les journalistes. Si aujourd’hui nous ne pouvons plus nous exprimer, nous sommes condamnés à vivre comme des animaux.»

 

En attendant, Hua Yong continue de se terrer. Aujourd’hui, il s’en tient à des lettres manuscrites qu’il partage sur son compte Twitter par l’intermédiaire d’un ami. Dans la dernière, publiée mardi, il raconte que ceux qui lui sont venus en aide sont aujourd’hui en prison et appelle à une mobilisation plus large de l’opinion publique. Sa lettre, rédigée à la hâte se termine ainsi : «Hua Yong, toujours en fuite.»

Angélique Forget Intérim à Shanghai

HUA YONG
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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 00:01

Par Laurence Defranoux — 

 

Un Ouïghour devant la vieille ville de Kashgar, au Xinjiang, en mars. Photo Thomas Peter. Reuters

Selon l'ONG Human Rights Watch, les autorités enregistrent les données biologiques de la totalité des habitants.

En Chine, les musulmans du Xinjiang fichés jusqu'au sang

 

C’est un épisode qui semble sorti tout droit d’un film de science-fiction des années 70. Depuis un an, les autorités chinoises ont mis en place un programme nommé «des examens médicaux pour tous» dans la province reculée du Xinjiang. Mais selon l’ONG Human Rights Watch, qui s’est procuré les «consignes pour l’enregistrement et une vérification précise de la population», des échantillons ADN et sanguins, le scan de l’iris et les empreintes digitales semblent être enregistrés sans l’accord des patients.

Région désertique de l’extrême ouest de la Chine, située à 3000 kilomètres de Pékin, le Xinjiang est habité par 10 millions de Ouïghours, des musulmans turcophones, et autant de Chinois Han installés par le pouvoir depuis deux décennies. Au prétexte d’une réelle menace terroriste (plusieurs attentats ont été commis ces dernières années, et des dizaines de Ouïghours avaient rejoint les rangs d’Al-Qaeda ou de l’Etat islamique en Syrie), le Parti communiste chinois a transformé la province en laboratoire sécuritaire et ses habitants, en très grande majorité pacifistes et sans vélléité indépendantiste, en cobayes d’un néototalitarisme.

Les documents analysés par Human Rights Watch cette semaine donnent pour consigne de «vérifier le nombre exact de la population du Xinjiang, et de rassembler des informations biométriques multiples sur les personnes âgées de 12 à 65 ans».Dans le cas des citoyens «personnellement ciblés», ce qui peut signifier n’importe qui accusé d’un comportement «suspect» aux yeux des autorités, l’information doit être collectée sans restriction d’âge. Les autorités demandent à la police et aux comités locaux du Parti communiste de «protéger les droits de la population, de les guider dans la coopération», et de s’assurer que les informations soient collectées «pour tout le monde, dans chaque maison, dans chaque village du Xinjiang, et que nul ne manque».

Aucune mention de l’accord des habitants n’apparaît. Selon les témoignages recueillis par l’ONG, les habitants seraient fermement incités à se présenter aux visites médicales, pourtant présentées comme une démarche volontaire. La Chine est donc en train de collecter des informations ultrasensibles sur des millions de citoyens qui n’ont aucun lien avec une entreprise criminelle ou terroriste. Les autorités sont aidées par deux entreprises américaines, Thermo Fisher Scientific, qui procure l’équipement pour le séquençage des ADN, et la sulfureuse société de sécurité privée Blackwater, qui entraîne les agents de sécurité dans cette région au sous-sol riche en réserves pétrolières. 

Ces dernières consignes ne sont pas limitées aux musulmans, mais elles viennent s’ajouter à une longue liste de limitations des libertés et de persécutions qui les vise directement. La pratique de la religion est désormais considérée comme une «menace pour la sécurité», et de nombreuses mosquées ont été détruites. On peut se faire arrêter parce que l’on porte une «barbe anormale» ou qu’on a écrit «halal» sur sa devanture, que l’on a «refusé de suivre les programmes officiels de radio ou de télévision» ou que l’on a donné à son bébé un prénom musulman interdit, comme Mohamed ou Arafat. Depuis octobre 2016, Chen Quanguo, nouveau secrétaire régional du Parti communiste, perfectionne dans le désert du Taklamakan sa méthode de «gestion sociale par le quadrillage» qu’il a mise au point sur les hauts plateaux du Tibet. Des milliers de postes de police ont été installés dans les villes, des barrages de police équipés de scanners 3D se sont multipliés sur les routes, la 4G a été supprimée, le GPS rendu obligatoire et une vaste campagne de délation rémunérée a été lancée par les autorités.

Aussi extrêmes qu’elles soient au Xinjiang, ces mesures humiliantes et liberticides s’inscrivent dans la ligne générale du Parti communiste chinois, qui prône depuis toujours le contrôle et la répression sur l’ensemble de la population. Elles rejoignent aussi l’obsession sécuritaire de Xi Jinping, qui vient d’être reconduitpour cinq ans à la tête du pays. A sa prise de fonctions, Chen Quanguo avait confisqué les passeports des 20 millions d’habitants de la province. Pour déposer une nouvelle demande, il fallait accepter de livrer ses données biométriques. Désormais, la collecte est passée au stade industriel.

Laurence Defranoux

 

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 14:14

Arrêt des cours

Samedi 23 Décembre 2017

Reprise

Lundi 8 Janvier 2018

Bonnes Fêtes à tous

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 00:02

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